25/03/2011
Claude Guéant au bénéfice du doute
Pendant des années le doute a bénéficié à Claude Guéant.

Les journaux qui lèchent le dépeignaient en cardinal de l'ombre, en éminence grise.

Guaino avait tenté lui aussi de jouer ce rôle, mais le discours de Dakar l'avait durablement discrédité, révélant l'univers mental pathétiquement étriqué d'un type qui ose citer Jaurès mais considère l'homme africain comme un bon gros crétin trop chauffé au soleil pour s'inscrire dans l'Histoire.
Restait Guéant, et son aura de mystère, amplifiée par la crainte et la vénération que la presse portait à Sarkozy, un homme rudement efficace, quoiqu'en pensent les affreux antisarkozystes primaires, probablement guidés par leur seule jalousie devant tant de succès politiques.
Et puis, comme on soulève une pierre à la campagne, Guéant sortit de l'ombre et commença à l'ouvrir en public.

Et en pleine lumière ce qu'il sortait puait tellement de la gueule, qu'on en vint presque un moment à ressentir de la pitié pour Sarkozy.
Non, mais t'imagines avoir pendant cinq ans ce type qui te balance son purin dans l'oreille?












