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26/01/2017

Benoit Hamon: LAST APPARATCHIK STANDING

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Depuis des années, le Parti Socialiste agonise. Pas d’idées, pas de souffle, une succession de reniements. Dans une petite bande dessinée très acide, "Un odieux connard" avait imaginé en 2014 ce qui se passerait si Jaurès revenait de nos jours rue de Solferino, et découvrait, entre autre, le système mortifère des motions, qui travestit les ambitions des diverses écuries présidentielles en courants de pensée, et a servi pendant des années à organiser le statu-quo et la stagnation.

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Des années que les prétendants au trône se déchirent, se rabibochent. Des années que l’on nous présente, d'un côté des partisans d’une gauche d’ordre et de gouvernement, et de l'autre des frondeurs rebelles, le cheveu fou et l'oeil brillant, prêts à toutes les aventures révolutionnaires, quand au final le fonctionnement du Parti fige tout ça dans l’immobilisme le plus total, voire les compromissions même plus cachées avec « La Finance ».

 

 Ainsi tandis que Hollande s’entoure au gouvernement d’anciens banquiers aux dents longues et de fraudeurs fiscaux, à l’Assemblée nationale les « frondeurs » jouent les trublions de pacotille, menaçant... de menacer, mais échouant systématiquement, à UNE ou DEUX voix près, c’est ballot, à renverser le gouvernement… et à remettre en jeu leur propre mandat. Jusqu’à l’ultime pantalonnade avant liquidation.

Mais qu’est-ce qui pouvait clocher, franchement, dans cette Primaire de la Belle Alliance Populaire?

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Cette tripotée d’anciens ministres de Hollande, avec quelques parjures écologistes et autres radicaux pour donner l’illusion d’un rassemblement de gauche, et auxquels manquaient seulement Denis Baupin et Jean-Vincent Placé pour parfaire le tableau…

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Ce Premier Secrétaire repris de justesse, condamné pour emploi fictif...

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Ce grand Chambellan de la Primaire, magouilleur reconnu de toutes les investitures depuis des années…

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Benoit Hamon a donc remporté le premier tour de la Primaire de la Belle Alliance Populaire, et le droit de se vautrer comme une merde à la Présidentielle. Le droit, surtout, de tenter de peser lors du prochain Congrès du Parti Socialiste, cette entité fictive en décomposition avancée.

 

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Et un vent d’espoir se lève chez certains. Face à Valls, l’énervé identitaire qui voit des musulmans partout, Hamon entonne le chant des Partisans, parle « social », parle « solidarité », parle « renouveau ». Une « vraie gauche » à la « puissante imagination » appelle tous les militants à la Résistance. Un apparatchik vieilli sous le harnais, qui a soutenu Valls puis Cazeneuve, a refusé de voter la censure contre la loi El Khomry...

Alors, je voudrais vous parler de Benoit Hamon. Vous rappeler quelques trucs. Parce que si je comprends l’appétit des plus jeunes pour un candidat « vraiment de gauche », je m’en voudrais de ne pas rappeler que pour beaucoup d’hommes et de femmes de ma génération, les noms de Moscovici, Dray, Cambadélis, Morelle, Hollande, etc, etc, etc, nous ont longtemps été vantés comme représentant un véritable espoir, vite douché quand ces types sont enfin arrivés au pouvoir et ont révélé leur incompétence et leur malhonnêteté intellectuelle (et pas que). 

Hamon, apparatchik maintes fois parachuté, a terminé sa carrière dans les Yvelines. Il y tient la fédération du PS, à l’ancienne, comme ses grands aînés avant lui. La Fédé décide de tout, les petits arrangements entre amis du moment priment sur le vote des militants, on se voudrait Jaurès et on rejoue Baron Noir.

 

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Ceux qui connaissent le parcours de Hamon savent qu’il fut le premier Président du Mouvement des Jeunes Socialistes, et a gardé la main-mise sur cet appareil, que de vilaines langues appellent « L’Ecole du Vice ».

Avant lui, Julien Dray pendant des années a manipulé Sos-Racisme et ceux qui y ont fait leurs premières armes.
Dans le même temps, Cambadélis, DSK, Le Guen, ont émargé à la Mutuelle Nationale des Etudiants de France (MNEF), qui après son naufrage scandaleux a donné naissance à La Mutuelle Des Etudiants (LMDE).

C’est à travers ce prisme de l’accès aux soins des étudiants que j’ai découvert l’intrication de tous ces gens qui, la main sur le coeur et Jaurès à la bouche, ont pendant des années vidé de son sens la notion de socialisme, jusqu’au bout de la trahison.

Pendant des années, la MNEF, puis la LMDE, ont servi à payer des permanents, des petites mains, finançant à l’UNEF ceux qui plus tard grimperaient dans l’organigramme socialiste. La raison d’être de ces « mutuelles étudiantes », garantir aux étudiants un meilleur accès aux soins, a été dévoyée. Les scandales sont quotidiens: des milliers d’étudiants jamais remboursés de leurs soins, des milliers de professionnels de santé, pharmaciens, médecins, dentistes, chirurgiens, jamais payés. En Juillet 2014, après des années d’immobilisme coupable, un coup de tonnerre survient: la LMDE est placée sous administration provisoire. La nouvelle tombe un 4 Juillet, juste au moment où, comme chaque année, les nouveaux bacheliers, leur Bac en poche, commencent à s’inscrire dans les facultés et se font démarcher par les mutuelles étudiantes. Panique à la LMDE, et par ricochet à l’UNEF, au MJS, et jusqu’à Solferino. Si les étudiants délaissent par prudence la LMDE, la pompe à fric se tarit…

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A cette époque, Laure Pollez, une journaliste de la société Premières Lignes, qui produit et réalise des documentaires pour Envoyé Spécial et Cash Investigation, m’a interviewé au sujet des mutuelles étudiantes, après que j’ai été confronté au cas d’une jeune femme nécessitant un lourd traitement pour une maladie auto-immune, et dont le dossier, et les remboursements, étaient en rade depuis dix mois. Ce qu’elle va mettre au jour lors de la réalisation de ce reportage est glaçant. Derrière le sempiternel discours sur la solidarité et la nécessité impérieuse pour les étudiants de « bénéficier » d’un régime autonome, une « infiltrée » en caméra cachée révèle l’envers du décor: une « mutuelle » dans les placards de laquelle s’entassent des milliers de dossiers en souffrance, parfois depuis des années.

Car la réalité est alors celle-là. Des milliers d’étudiants et leurs familles, des milliers de soignants, se heurtent à l’incompétence d’un système construit pour siphonner l’argent des étudiants. Etudiants et familles qui souvent, après deux ou trois ans de galères, laissent tomber au moment où la fin des études arrivée, le jeune entre dans la vie active et retrouve le régime obligatoire. Le système est parfait. Il suffit d’attendre qu'étudiants et parents se lassent, et passent par pertes et profits les remboursements dûs. Après des années d’inertie, certains parlementaires s’en sont émus. Et ce 4 Juillet 2014, deux ans après que la Cour des Comptes ait épinglé la gestion de la LMDE, et malgré une tentative de repêchage par la MGEN ( sans en informer ses cotisants, qui sont là pour éponger), la LMDE est mise sous administration provisoire. De la LMDE, l’émoi gagne le MJS, l’UNEF, Solférino.


Rappelons qu’en sept ans, ni Marisol Touraine, ni François Hollande, ni aucun des députés socialistes hier vient debout contre les insupportables franchises sur les soins de Nicolas Sarkozy n'a trouvé le temps de les abroger, ce qu'ils avaient tous promis de faire dès leur arrivée aux affaires.

Il ne faudra que trois jours pour que la même Marisol Touraine et deux éminents membres du gouvernement socialiste volent au secours de la très transparente LMDE, et réaffirment leur "attachement au régime étudiant de sécurité sociale." Je cite: "Ce régime définit l’étudiant comme un assuré social autonome et permet la prise en compte de spécificités de la population étudiante en matière de santé ».

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Miracle!!!! En moins de 72 heures, trois ministres socialistes et non des moindres viennent garantir « le remboursement des soins aux étudiants ». Mieux, ils écrivent que ce remboursement est « garanti et continuera à être assuré » comme si le rapport des la Cour des Comptes n’existait pas, comme si ils ignoraient, les uns et les autres, que des milliers de dossiers sont entassés dans des armoires, que des milliers d’étudiants sont spoliés chaque année. Ces trois ministres, qui tentent de rassurer faussement les étudiants et leurs familles pour laisser perdurer encore une année ce système pervers, sont Michel Sapin, Marisol Touraine, et l'Antisystème Benoît Hamon. Lequel est abondamment cité dans le documentaire « Mutuelles étudiantes, remboursez! », lorsque des étudiants venus discuter du dossier avec le ministre de l’Education qu’il est alors se heurtent à un refus définitif de régler ce problème. Comme le notent ses interlocuteurs, le conseiller du ministre à l’époque n’est autre qu’un ancien Président de l’UNEF.

Quelques années plus tard, la LMDE n’est plus qu’une coquille vide, adossée au régime général et à la Caisse Nationale d’Assurance-Maladie. Ses administrateurs, comme l’avait alors prévu un bon connaisseur du dossier, en sont réduits à choisir la couleur des préservatifs lors des manifestations autour de l’accès aux soins. Le dossier a été enterré, ainsi que les créances impayées. Depuis lors, comme par miracle, les soins des étudiants sont remboursés.

Lorsqu’ils signent ce communiqué de presse commun le 7 Juillet 2014, garantissant le remboursement des soins qui « continuera à être assuré », alors que toute personne un tant soit peu au fait du dossier sait que cela est totalement faux, Hamon, Touraine et Sapin le font-ils par incompétence, ou par malhonnêteté? Je vous en laisse juge.

 

Mais de grâce, ne faites pas l’erreur qu’a fait ma génération avec les Mosco, les Cambadélis, les Morelle, les DSK et les Cahuzac. De croire que malgré leurs casseroles, ces apparatchiks qui ont fait depuis cinq ans la preuve éclatante de leur nullité et de leur malhonnêteté, ont quoi que ce soit à voir avec l’idée du socialisme que portaient Jaurès ou Blum.

Benoît Hamon n’est pas le recours, Benoit Hamon n'est pas "AntiSystème". Il est juste le dernier apparatchik encore debout. Last Apparatchik Standing.

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28/03/2014

Comment faire tomber Conflans-Sainte-Honorine à droite? : les mensonges par omission du candidat "écologiste"

 

Attention, vous êtes prévenus: Une fois n'est pas coutume, je vais faire de la politique sur ce blog   ;-)

 

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"Il est possible de mentir à certaines personnes tout le temps, il est possible de mentir à tout le monde un certain temps, mais il n'est pas possible de mentir à tout le monde, tout le temps" Abraham Lincoln

 

A Conflans Sainte Honorine, riante bourgade des Yvelines et ville emblématique de la gauche, une bataille de second tour s'est engagée dans laquelle la liste Ener'Pop' soutenue au premier tour par EELV s'est vue retirer l'investiture après avoir refusé de s'allier à la liste PS arrivée avant elle ( PS à 29%, Ener’Pop’ à 23%, l'UMP menant d'une courte tête à 30%, avec le FN en embuscade à 17%).

Cette liste citoyenne avait reçu dans un premier temps des soutiens de poids, qui se sont portés sur la candidate PS Fanny Ervera quand Gael Callonec, tête de liste Ener'Pop', a refusé l'alliance, dans une configuration où la droite serait pour la première fois depuis 1977 en position d'emporter la mairie d’une ville de 35.000 habitants, avec un candidat de 28 ans que l'UMP n'imaginait pas profiter à ce point du désaveu du gouvernement, et sur la liste duquel figurent  sept co-listiers de 19 à 23 ans….

Dénonçant l'aventurisme politique du candidat Gael Callonec( qui parle d'abord d'un "accord honorable sur le papier" puis le refuse quelques heures après en tentant d 'en faire porter la responsabilité à la candidate socialiste), ses soutiens ( Jean-Paul Huchon, Michel Rocard) mais aussi EELV, se sont retirés, et EELV A RETIRE SON INVESTITURE à Gael Callonec.

Le candidat "écologiste" d'Energie Populaire est sanctionné pour ce refus d'alliance, comme, à l'inverse, Jerome Safar est sanctionné à Grenoble et perd l'investiture PS pour avoir refusé de s'allier avec EELV. Il n'y a pas deux poids deux mesures. On pense ce qu'on veut de la discipline de parti mais elle s'applique pour tous. 

 

Mais apparemment, les militants locaux d'Ener'Pop' continuent à croire qu'ils ont l'investiture d'EELV, et crient à l'intox quand on veut leur prouver le contraire. Voici donc les preuves qu'effectivement, s'ils ne sont pas au courant à deux jours du scrutin, c'est que quelqu'un les intoxique. Je n'ose imaginer que leur candidat ne leur ait pas avoué que son refus d'alliance est considéré comme de l'aventurisme politique, ou le signe d'une revanche personnelle de certains de ses colistiers dissidents du PS. 

 

Sur le Facebook de la liste Ener'Pop', je dialogue avec des militants écolo, et rapidement on m'accuse de faire de l'intox ( en reconnaissant dans un premier temps que ma bonne foi n'est pas en doute, c'est gentil). Cependant, comme je l'indique aux militants: "sur les panneaux d'affichage officiels rue du général Mangin, depuis que j'ai "intoxiqué" ici…. les affiches qui hier portaient illégalement les logos PS et EELV ont été modifiées ce jour….pour se conformer à une réalité juridique et politique, qu'apparemment on cache aux militants d'Ener'Pop' ????"

 

Pour qu'on puisse juger sur pièce, et que les militants écologistes sincères puissent poser des questions "qui fâchent" à leur tête de liste un peu cachottière, apparemment, voici les preuves.  

 

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Ci-dessus : Affiche sur un panneau officiel. Nous sommes le jeudi 27 Mars, vers 14h, second tour, le panneau de Gael Callonec porte toujours mention des soutiens de Huchon et Rocard, aujourd'hui retirés, mais surtout le bas de l'affiche porte les logos PS et EELV, ce qui est contraire à la législation électorale. Je le signale sur le Facebook de la liste…. et m'entend répondre que jamais Gael Callonec n'a prétendu avoir l'investiture PS ( oui, le logo, c'était pour faire joli, et la marmotte elle met la plaquette dans le papier alu, aussi)  

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Ci-dessus :  Le lendemain, 28 Mars vers 11h, même endroit… oh surprise suprise! Gael Callonec, qui n'avait selon ses militants "jamais prétendu avoir l'investiture PS" et leur cache avoir perdu l'investiture EELV…. A FAIT RECOUVRIR ET LES SOUTIENS de Rocard et Huchon, ET LES LOGOS. Comme quoi apparemment mes informations et mes affirmations n'étaient pas si fausses.   Et finalement, dans ma boite aux lettres, le bulletin de vote, qui prouve sans l'ombre d'un doute qu'au second tour Gael Callonec a perdu l'investiture EELV. Mentir par omission, c'est toujours mentir.

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Je suis de gauche. Je suis révolté par la cécité du gouvernement, ses orientations, mais je fais la différence avec le travail des équipes locales. Je connais la différence entre une ville gérée par la droite et par la gauche, au niveau municipal, particulièrement pour les plus défavorisés. Dimanche 30, comme dimanche 23, je vote pour la liste Conflans Au Naturel de Fanny Ervera. Pas par discipline de parti, pas parce qu'elle est soutenue par le PS, le PC, le MRC, le PRG, Génération Ecologie, et j'en oublie… Mais parce que je crois à son projet, et que je suis effaré par la manière dont, face au danger de la droite, la tête de liste "écologiste", aujourd'hui destituée de toute investiture, ment par omission à ses propres militants.

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Pour finir:

http://www.arretsurimages.net/breves/2012-01-30/OFCE-l-economiste-vert-qui-aimait-bien-Eva-Joly-id13012

http://www.ofce.sciences-po.fr/blog/des-vertes-et-des-pas...


Et une petite citation:

" Ce qu'il y a de bon quand on dit la vérité, c'est qu'on est pas obligé de se rappeler ce qu'on a dit auparavant"



23/11/2012

JE VOUS DEMANDE DE NE PAS VOUS ARRETER... ( Ceci vous concerne tous, à moins d'être immortel)

 

Je pourrais me réjouir de la situation à l'UMP, je pourrais me réjouir de voir ce qui fut dénoncé ici ( et ailleurs), la faillite morale de l'UMP, la responsabilité écrasante de Nicolas Sarkozy et de son entourage dans cette dérive, arriver au stade ultime de la déliquescence, mais j'ai mieux à faire, maintenant qu'un tas de suivistes qui applaudissaient en larmoyant les prestations de la marionnette d'Henri Guaino se découvrent soudain, comme Roselyne Bachelot mais avec moins de talent dans l'opportunisme et dans l'anticipation du retournage de veste, effarés.

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LES FOSSOYEURS, LE RETOUR

Je voudrais vous parler de quelque chose qui vous concerne tous, de gauche, de droite, du centre, de toute orientation sexuelle ou genre. Je voudrais vous parler de ce qui est en train de se passer en douce, ou presque, dans le domaine de la santé. Pendant de longues années j'ai joué le rôle peu enviable de Cassandre, de vigie sur le pont du Titanic. En 2004 quand il a fallu dénoncer les mensonges de la réforme Douste-Blazy ( "C'est en changeant tous un peu qu'on peut tout changer"), en 2007 quand il a fallu dénoncer la mise en place des franchises sur les soins, sur le dos des plus faibles, des malades.

La gauche arrivée au pouvoir, j'ai espéré, quelques mois, que la course effrénée à la marchandisation de l'humain, à la marchandisation du soin, soit stoppée. Un temps. J'avais confiance, sinon en la gauche, au moins en l'image de "normalité" bonhomme que renvoyait François Hollande. Une confiance modérée, vigilante, mais une vraie confiance.

Aujourd'hui, la seule question qui me taraude encore, comme avec la droite en son temps, est celle-ci: "Quelle est la part de cynisme, et quelle est la part d'incompétence?"

 

Alors pour cette nouvelle plongée en eaux troubles dans les méandres de ces gens, assureurs, économistes, mutualistes, médecins médiatiques, syndicalistes professionnels, politiciens, que votre santé intéresse tant... commençons par un petit rappel.

Ce chapitre extrait de mon livre de 2007, LES FOSSOYEURS, qui raconte comment les assureurs montèrent les premières tentatives de réseaux de soins. Je vous demande de ne pas vous arrêter. De droite, de gauche, vous trouverez au fil de ces posts de quoi vous indigner. A moins que vous ne soyez conquis par la loi des temps modernes, qui veut que l'autre soit une marchandise.

 

Marie-Chantal en rêvait, les AGF l’ont fait

C’est un communiqué de presse du groupe Mederic, en date du 1er Septembre 2006. On y lit que : « A l'occasion de sa prise de fonctions, Guillaume Sarkozy a indiqué être « fier de prendre la direction de Médéric, un acteur historique majeur de la protection sociale. Mon ambition est que Médéric relève les défis des réformes à venir qui transformeront profondément l'intervention des acteurs complémentaires, notamment dans le domaine de la santé, pour jouer un rôle de premier plan dans l'amélioration des services de protection sociale.»

Mais ce n’est pas, et de loin, le seul indice de ce qui se profile. En Avril 2006, les AGF lançaient un nouveau concept haut-de-gamme. Voici ce que j’en écrivais dans les Inrocks à l’époque :

« La marchandisation de la santé est en marche, cette transformation apparemment inexorable de la relation patient-soignant en une relation de service client-prestataire de soins. Poussant cette logique à fond, les AGF innovent, en proposant un produit haut-de-gamme, Excellence Santé, qu’on croirait tout droit sorti d’une pub de Terry Gilliam restée sur le sol de la salle de montage du film Brazil : « Vous êtes riche ! Méga-riche ! ( harpe céleste) Riche au-delà des rêves les plus fous de la plèbe que vous exploitez !!! Et pourtant, face à la maladie ( scie de violons angoissants, à la Bernard Hermann dans Psychose), votre argent ne vous est d’aucune utilité ! Face à la maladie (coup de tonnerre brutal dans un ciel serein) vos actions, vos business-plans ne vous protègent en rien ! Livrés aux caprices de brancardiers trotskystes en mal de RTT, de généralistes conventionnés sourds à votre détresse, vous voici soudain condamné à la promiscuité de salles d’attente tiers-mondistes ! Heureusement ( re harpe céleste), AGF est là. Grâce à Excellence Santé, comme un millier de dirigeants d’entreprise française à très gros revenus, vous bénéficierez, pour une modique cotisation annuelle de douze mille euros, d’un accès privilégié pour toute notre gamme de services : bilans de santé, coaching administratif et médical hyper-tendance, mais surtout, en cas de maladie, prise en charge haut-de-gamme ! Finie la médecine partageuse, finis les délais d’attente insupportables! Grâce à Excellence Santé, vous passerez avant les gueux ! Existe aussi en version femme ou maîtresse – 4000 euros, et 2000 euros par enfant à charge. » Ainsi les AGF ont-elles dressé contrat avec la crème de la crème des patrons, pour offrir aux riches un passe-droit, et ce dans un contexte de démographie médicale déclinante, de fragilisation d’un système à bout de souffle. La polémique naissant actuellement autour de ce projet politiquement incorrect jusqu’au surréalisme risquerait pourtant de passer sous silence un point crucial : ce que Gilles Johanet, directeur de la branche Santé, théorise aux AGF existe déjà en France, depuis bien longtemps, et sans que l’Ordre des Médecins s’en émeuve plus que cela. Depuis des décennies, les patients prenant rendez-vous à l’hôpital public se voient proposer des délais plus ou moins longs, selon qu’ils choisissent la consultation publique ou la consultation privée du praticien, seule la hauteur de leur rémunération servant alors de critère au zèle médical. Excellence Santé, c’est donc la rencontre finalement assez cohérente de deux logiques d’exclusion, la médecine-Loréal : « Un dépassement parce que je le vaux bien » pacsant à ciel ouvert avec la société ultralibérale : « Ma carte Gold vaut mieux que ta Vitale ». Difficile de suivre le cheminement de Gilles Johanet dans cette affaire : lui qui avait avec d’autres porté au sein de la CNAM un vrai projet qualité en médecine générale, le médecin référent, doté d’un cahier des charges social autant que médical : égal accès aux soins grâce à la dispense d’avance de frais, respect des tarifs conventionnés, limitation du nombre d’actes, formation des médecins indépendante des firmes pharmaceutiques… se retrouve, dans un système bloqué ( où le médecin référent a été enterré vivant avec la « réforme ») à proposer un produit basé sur la seule notoriété de praticiens leaders d’opinion, cooptés selon des règles échappant à toute transparence, et sans qu’on sache bien ce que le patient friqué gagnera à passer dans les mains de ces médecins « vus à la télé ». Quel est leur cahier des charges ? Quels sont leurs liens avec l’industrie pharmaceutique, quand on sait que les firmes cherchent constamment à s’attacher les services de grands patrons, pour lancer tel ou tel produit « innovant », comme l’affaire du Vioxx nous l’a hélas rappelé ? Si le but recherché est de faire bouger les lignes, d’ouvrir demain des contrats de qualité à l’ensemble de la population, comme AGF et d’autres ont tenté de le faire en chirurgie dentaire, pourquoi diable commencer par un projet aussi caricaturalement élitiste ? La réforme Douste-Blazy, sous couvert de sauvegarder l’essentiel, a consisté en un petit arrangement tarifaire entre amis, UMP d’un côté, syndicats de spécialistes adeptes des dépassements tarifaires de l’autre. La solidarité n’est plus qu’un concept vidé de son sens, quand l’actuel directeur de la Sécu, ancien d’AXA placé par Chirac à la présidence de la CNAM, entérine une prime au mérite des médecins conseils afin de promouvoir une logique d’entreprise au détriment de la prise en charge des patients. La Sécu est mourante, et dans ses soubresauts, n’en doutons pas, nous verrons ressurgir pas mal d’hydres jusque là inavouables. »

Le tollé médiatique fut tel, que le projet de Gilles Johanet fut remballé dans les cartons. Pour un temps. (*)

Note de bas de page (*) : Un fin connaisseur du dossier me fit remarquer que ce type de contrat ressurgirait un jour ou l’autre : « Tu comprends, avec le scandale que font les gauchistes autour des stock-options, ce serait un moyen idéal pour permettre aux entreprises de remercier les hauts salaires les plus méritants sans encourir la vindicte publique. »

La boîte de Pandore est ouverte. En Octobre 2006, c’est au tour des Mutuelles du Mans Assurances ( MMA, assurance privée malgré son nom trompeur), de lancer une nouvelle formule « Santé Double Effet », en proposant, moyennant une majoration de 15% de la cotisation de base, un remboursement de la moitié de la surprime versée si les dépenses de santé de l’assuré pendant la période sont faibles ou nulles. Le but, comme l’explique le Président des MMA, est d’attirer une clientèle jeune qui rechigne à souscrire une complémentaire : « Nous sommes au début d'un remaniement de l'offre d'assurance en matière de santé. Le produit de base qui rembourse la consultation chez le médecin devient inadapté face à l'envolée des coûts et l'accroissement des transferts sur le budget des familles. Si on ne rebâtit pas une offre cohérente, les jeunes vont cesser de s'assurer et les cadres qui cotisaient pour une chambre privée en cas d'hospitalisation, pour des lentilles ou des couronnes en céramique, vont chercher à faire des économies et baisser en gamme. »

Du côté des mutuelles et des associations de patients, on dénonce le mauvais coup porté à la notion même de solidarité, de mutualisation des risques.

Jean-Pierre Davant, Président de la Mutualité Française, condamne l’initiative : « Ce type de mesure vise à augmenter de 15 % les primes des malades. Seuls les assurés n'ayant pas été souffrants seront remboursés d'une partie de leur cotisation. Ce n'est pas en pénalisant les malades que l'on améliorera le système de santé. Vous risquez d'avoir des gens confrontés à des moments difficiles, qui éviteront de se faire soigner pour récupérer leur prime. Cette proposition est dangereuse sur le fond. En poussant les assurés à se couvrir en fonction de leurs besoins, on met à mal le principe de la solidarité. C'est un rude coup porté au régime obligatoire et à l'assurance complémentaire. »

Même son de cloche chez Que Choisir : « Au nom de la liberté individuelle, on introduit dans la santé le bonus-malus de l'assurance automobile. Mais à chaque fois qu'on individualise, on engendre des effets pervers. Le risque est que l'individu pourrait ne plus aller consulter un médecin de peur de ne pas récupérer la moitié de sa prime. »

 

Xavier Bertrand, le Ministre de la Santé, n’est pas en reste, qui écrit au président des MMA pour l’informer que son projet va : « à l'encontre des principes de solidarité et de mutualisation qui sous-tendent l'organisation de l'assurance-maladie », alors que les MMA ne font que s’adapter à la situation créée par la convention, à coût de déremboursements et de forfaits divers.

Certains penseront qu’après tout, confier une partie de la gouvernance du système aux assurances privées, si l’on se réfère aux lois du marché, est une excellente chose. Car le dogme est formel : la concurrence tire les tarifs vers le bas…

Hélas, ce n’est pas le cas aux USA, loin de là. Le système d’assurance-maladie, essentiellement privatisé, n’est certes pas déficitaire. La variable d’ajustement y est d’une autre nature : une masse grandissante d’Américains, près de 46 millions aujourd’hui, dénués de toute protection sociale…
Et pour les autres, un surcoût non négligeable lié à deux facteurs jamais pris en compte par les chantres de la concurrence à tout và.

Le premier, c’est, bien entendu, la nécessité de rendre le secteur profitable à l’actionnaire. Il n’est pas ici question d’atteindre simplement l’équilibre, mais de dégager une marge bénéficiaire à deux chiffres chaque année. C’est cela de plus que paiera l’assuré.

Le second surcoût, c’est la nécessité, dans cette foire d’empoigne que devient la chasse au client, d’augmenter de manière conséquente le budget de promotion et de publicité destiné à ferrer le chaland, avec un surcoût estimé de 20% pour ce seul poste marketing. Car la libéralisation du secteur, comme lors de l’introduction des Two Two You Two dans le renseignement téléphonique, s’accompagnera d’une féroce bataille publicitaire entre complémentaires, dont la note, in fine, sera payée par l’assuré.

 

Alors, bien sûr, les petits malins se diront que le meilleur moyen de s’en sortir est encore d’anticiper le mouvement, de devenir actionnaire d’un groupe assurantiel privé. Bien vu ? Non, désolé. Tout faux. Parce qu’au royaume des grands fauves, on est toujours mangé par plus gros carnassier que soi.

 

Novembre 1999 : les ministres de 134 états-membres se rencontrent à Seattle, USA, pour un nouveau round de discussions de l’Organisation Mondiale du Commerce. Parmi les sujets brûlants, le projet prioritaire de l’OMC : la privatisation des secteurs de l’éducation, de la santé, de la protection sociale, du transport et du logement social. Le but de l’OMC est alors d’étendre l’économie de marché aux services traditionnellement public. Dès 1999, la Coalition des Industries de Service américaine, alias USCSI, affiche ses espoirs quand aux négociations du GATT : « Nous pensons pouvoir progresser largement dans les négociations afin de dégager les opportunités pour les compagnies américaines de s’implanter sur les marchés des systèmes de soins étrangers… Historiquement, les services de santé dans de nombreux pays étrangers ont largement été sous la responsabilité du secteur public. Cette appartenance au secteur public a rendu difficile l’implantation marchande des industries de service du secteur privé US dans ces pays étrangers… »

Continuons dans la voie tracée par les néolibéraux, et attendons-nous, demain, à ce que notre système de santé serve à financer les retraites et les fonds de pension aux USA…

 

PS: Ceci a été écrit en 2006, publié en 2007, bien avant la faillite du système bancaire. La suite, avec en guest-stars le Parti Socialiste et les mutuelles solidaaaaaaaiiiiiiiiires ( puisqu'on vous le dit, bordel...), la prochaine fois.

16/07/2012

Médecine: "Vous reprendrez bien un peu de technocratie?"

 

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La récente contribution thématique «Après 10 ans de droite, remettre de la Gauche dans les politiques de santé»*, rédigée par des sympathisants ou cadres du Parti Socialiste, est indigente.

Si elle pointe, ce qui est toujours utile, que la santé ne se résume pas aux soins, ou que la politique du médicament doit être repensée, elle prend soin de ne pas nommer les responsables politiques de la crise actuelle, et propose des «solutions» incohérentes qui montrent à quel point ses auteurs méconnaissent le rôle de la médecine générale.

 

Ainsi à de multiples reprises, les auteurs en appellent-ils aux Agences Régionales de Santé en tant qu’arbitres et impulseurs de politiques volontaristes, alors que les ARS, bras armé de l’Etat sarkozyste, ne représentent qu’un énième étage d’évaluateurs et de décideurs déconnectés du terrain imposant aux soignants un empilement de normes qualité. Le fait que nombre de socialistes aient, sous le règne sarkozyste, diligemment postulé et obtenu la direction de ces outils technocratiques n’est probablement pas étranger à  cet aveuglement volontaire des signataires.

 

Les «solutions» proposées contre la désertification sanitaire sont un catalogue de promesses sans financement, couronnées par la menace de Schémas Régionaux d’Organisation des Soins Ambulatoires Opposables, sans qu’on saisisse très bien où veulent en venir les signataires: demain le préfet, selon son bon vouloir, décidera d’envoyer un médecin libéral s’installer ici ou là?  Cerise sur le gâteau, on apprend que les médecins déjà installés...«doivent aussi participer à ce formidable défi de la reconquête des territoires désertifiés.» Dans la vraie vie, les médecins et les infirmiers installés doivent déjà faire face aux soins à apporter à leurs patients, ( 56 heures par semaine en moyenne pour les généralistes), tandis que gonflent d’année en année les effectifs de médecins évaluateurs, conseils, contrôleurs, toujours prompts à expliquer à la piétaille des soignants comment mieux faire avec moins de moyens.

Rappeler en préambule que «notre pays bénéficie d’une des densités médicales les plus élevées du monde», sans pointer que la fuite des médecins hors de l’exercice de la médecine ambulatoire de ville est liée aux conditions d’exercice de plus en plus pénible en comparaison avec celle de médecins évaluateurs, c’est se moquer du monde...

 

Le grand couplet sur la prévention, source d’économies, serait moins ridicule si les signataires ne portaient pas aux nues les inutiles et dispendieux bilans de santé qui servent essentiellement à donner aux caisses d’assurance l’impression de faire de la médecine à la place des généralistes. L’idée de créer des services hospitaliers pour adolescents, comme si cette période de la vie était une maladie, est du même niveau. L’hospitalo-centrisme et le mépris de ce qu’est la médecine générale, la prise en charge sanitaire individualisée d’un patient, avec son consentement, sur le long terme, perlent à chaque ligne.

 

Pour conclure, on notera que si le reste-à-charge des patients est évoqué, la persistance des franchises sur les soins mises en place sous Sarkozy n’est nulle part mentionnée, afin de ne pas gêner l’équipe gouvernementale en place, qui a fait le choix de ne pas y revenir.

 

Plus grave encore est l’absence d’identification du dévoiement actuel de l’Assurance-Maladie. Son directoire issu des assurances privées se cache derrière le masque d’une sécurité sociale solidaire ; il cumule un management libéral contre-productif  (chasse truquée aux arrêts de travail, falsification des chiffres, harcèlement des médecins généralistes), avec l’escroquerie intellectuelle généralisée et le gouffre financier que constituent ses programmes d’éducation thérapeutique aussi inutiles que mal évalués.

Le «payeur aveugle» des années 80-90 s’est transformé en donneur d’ordre incompétent ( mise à mort de l’option référent, CAPI, rémunération à la Performance sur des items médicalement douteux). A cela, qui détruit chaque jour un peu plus le tissu sanitaire du pays, les signataires ne s’attaquent pas, ni le gouvernement, apparemment, d’ailleurs. Pour paraphraser la conclusion de cette contribution à l’eau tiède, «nous pensons que ce combat là SERAIT profondément socialiste».

 

 

Christian Lehmann est médecin généraliste et écrivain, initiateur en 2007 de la lutte contre les franchises sur les soins.

 

* http://remettredelagauchedanslasante.tumblr.com/

 

08/09/2011

Manuel Valls, faut-il vous l'envelopper?

Parfois tu te dis: "Est-ce bien raisonnable?"

Tu réalises que si la vie n'est pas un long fleuve tranquille, elle s'écoule quand même, et que tu ne vas pas remonter le courant.

Que chaque jour, tu te rapproches de la fin.

Et là tu te dis: "Ecrire un post sur Manuel Valls, est-ce bien raisonnable?"

Est-il raisonnable de perdre quelques minutes précieuses d'une vie destinée à finir, pour parler du petit homme pressé dont chaque prise de position sécuritaire, chaque dérapage soigneusement calculé sur le pourcentage de "blancos" dans la riante cité qui l'a élu maire, chaque antienne libérale, montre à quel point il est sarko-compatible?

Est-il raisonnable de perdre quelques minutes précieuses sur le moins "socialiste" des candidats "socialistes", qui va se ramasser une gamelle que même Ségolène "Je suis la reine des fées" Royal va pouvoir en rigoler.

Normalement, non. Mais voilà, tu lis la presse d'un derrière distrait et tu te rends compte que personne ne fait son boulot.

"The Economist vote Valls" . Atlantico.com

"Manuel Valls, chouchou de The Economist". Europe 1

"The Economist vote Manuel Valls" Le Figaro

"The Economist choisit Manuel Valls à la primaire socialiste"  L'Express

"Le très influent Economist vote Manuel Valls"  Le Post

Je ne te fais pas la liste, tu ajoutes Challenges, Le Parisien, Le Point, Slate, etc, etc, ad nauseam.

Chacun t'explique en trois lignes que THE ECONOMIST, magazine anglais libéral, bande assez fortement pour ce quadra propre sur lui, fort différent des "dinosaures" de l'ère Mitterrand, le seul à porter un vrai discours de vérité vraie libérale véritable envers les Français en leur enjoignant de bien serrer leur ceinture parce que, voilà, il y a urgence, qu'il va falloir faire un effort budgétaire au moins aussi important qu'à la Libération ( où dans un pays exsangue on a créé la Sécurité Sociale, les retraites, etc...) pour sortir de nos vieilles chimères ( la Sécurité Sociale, la retraite à 60 ans, etc...)

THE ECONOMIST choisit Manuel Valls... donc.

C'est une info, ça, ou un private joke?

Parce que pour illustrer leurs articles, au lieu de nous choisir une énième photo du constipé sécuritaire, ils auraient mieux fait de piocher dans les archives de "THE ECONOMIST":

Celles de 2007, avant la précédente présidentielle...

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Alors, franchement, les gars, si vous faites un minimum semblant d'être de gauche, Manuel Valls, faut-il vous l'envelopper?

 

 

 
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