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17/10/2011

Jean-François Copé, responsabilisateur de macchabées depuis 2007

Sarkozy et Copé responsabilisent les patients. Même morts. C'est l'humanisme à la mode UMP, sans doute.

 

François Hollande serait "le champion de l'ambiguïté" et du "manque de courage".

Dixit Jean-François Copé, le sémillant chef de clique UMP qui martelait ses petits poings rageurs sur le veston des présentateurs télé en gémissant après cinq ans d'omniprésence médiatique sarkozyste qu'il n'y en ait plus que pour les socialistes, avec cette primaire.

Primaire remportée par François Hollande, l'un des seuls candidats à ne pas considérer que du fait même de mon métier, médecin généraliste ( je rappelle pour ceux qui suivent avec difficulté), je serais obligatoirement un ennemi de classe à rééduquer d'urgence dans le riant paradis des amours enfantines de Martine et Ségo, où l'hôpital ( 55% des dépenses, 1% des patients) doit être remis au coeur du système.

Mais bon, laissons là la liesse post-primaire, courbons l'échine, attendons mai 2012 et l'occasion de virer la droite. D'autant que nous allons maintenant voir squatter les plateaux télé par des perdreaux de l'année, des Roland Dumas, des Jack Lang... ( Apparté: Il paraît que le troisième volet de la Momie est nettement moins bon que les précédents, est-ce lié à la défection de Rachel Weisz?)

Une solution: ne jamais regarder la télé.

 

Je reviens à Jean-François Copé, champion international toutes catégories du parler vrai, puisque comme il le disait lui-même dans un ... livre ( enfin un objet rectangulaire en carton avec des pages dedans, c'est tout comme) "J'arrête la langue de bois".

Rappelons au sémillant Copé qu'il y a quatre ans à peine, le 26 Octobre 2007, il cornaquait le troupeau UMP, avec difficulté, ramenant le bétail dans l'enceinte de l'Assemblée Nationale pour leur faire voter les franchises sur les soins du président convulsif à lui qu'il a. Si les députés traînaient des pieds, énonça t'il alors sans ambiguïté... c'était "pour un tas de raisons pratiques". En clair, même les députés UMP renaclaient à voter la lubie du prince, tant elle apparaissait à l'évidence comme inutile et injuste. Il y aurait, avais-je écrit à l'époque, un prix politique à payer pour cette dégueulasserie. Le temps est long en politique. Enfin, ces quatre ans m'ont paru très long. Mais aujourd'hui, les députés UMP sont aux portes de l'abattoir, et ce n'est pas trop tôt. Pas trop tôt pour 30% des Français qui renoncent à des soins.

Tiens, mon petit Jean-François, spéciale dédicace pour toi. Pour toi et ton Président, qui réussissent à responsabiliser les patients, même au-delà de la mort. C'est l'humanisme à la mode UMP, sans doute. Chapeau bas!

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Pour ceux et celles d'entre vous qui sous le quinquennat Sarkozy auraient dû renoncer à la lunetterie, il s'agit d'une lettre transmise aux héritiers d'un patient décédé pour récupérer les franchises sur les soins. Avec les sincères condoléances de la CNAM.

"Patients décédés, mais patients responsabilisés, c'est en changeant tous un peu qu'on peut tout changer!"

01/10/2011

Martine Aubry sur la santé? Plus "primaire" que socialiste...

2012 approche, et la dernière chance d'éviter à nos enfants et au pays cinq années de plus d'un régime où l'abject l'a disputé au ridicule. 

Tout dépend donc, dans le rapport de forces actuel, du candidat "socialiste" qui émergera des primaires.

2012 approche, et la dernière chance d'éviter à nos enfants et au pays cinq années de plus d'un régime où l'abject l'a disputé au ridicule.

A cette heure, il n'est pas certain que l'actuel titulaire du poste ( le millionnaire coaché par Guaino et Guéant qui saluait la France des clochers en chaussant les bésicles de Jaurès, et commisérait sur la France des travailleurs pauvres en foulant du pied les cendres de Guy Moquet sur le chemin du Fouquet's) soit candidat, quoiqu'on imagine mal le ramassis de prébendaires qui l'ont mis en place avoir le cran, collectivement, de mettre à bas un homme à qui ils ont confié tous les pouvoirs...

Serait-il candidat, il n'est pas certain non plus qu'une Marine Le Pen, à qui lui et son clan ont servi d'idiots utiles, ne le devancerait pas au soir du premier tour.

Tout dépend donc, dans le rapport de forces actuel, du candidat "socialiste" qui émergera des primaires. 

Comme l’écrivent les supporters de Martine Aubry: «Les 9 et 16 octobre prochain se jouent non seulement le choix d'une personnalité mais aussi et surtout une stratégie et un projet politiques. La future majorité présidentielle n'aura ni le même périmètre ni le même contenu selon que telle ou tel sera élu(e) le 16 octobre. »

Ayant vécu une fois déjà le naufrage de la candidate des médias Ségolène Royal, je n'ai pas envie de me retrouver dans la même situation une deuxième fois ( même si avec une bravitude confondante l'impétrante répète benoîtement que François Mitterrand a échoué deux fois avant d'être élu, sous-entendant donc que nous devrions la choisir pour son échec passé, se manger à nouveau cinq ans de Sarkozy, pour enfin vivre dans le royaume joli des enfants polis, et des policières à pantoufle de vair raccompagnées en calèche après leur service...)

Et donc... Martine Aubry ne passera pas par moi.

Je vais faire de la peine, j'en ai conscience, au-delà des habituels hiérarques cumulards à gauche le temps d'une élection,  à des militants pour qui j'ai de l'estime, comme le courageux Gérard Filoche, inspecteur du travail; des militants qui voient en Martine Aubry une vraie socialiste, une vraie femme de gauche.

Je ne m'exprimerai pas ici sur ses prises de position dans des domaines que je ne maîtrise pas: la finance, les banques, l'éducation, mais dans mon seul domaine de prédilection, la santé. Et dans ce domaine, les annonces de Martine Aubry sont irrecevables, comme elles l'ont toujours été. 

Irrecevables pour le médecin généraliste que je suis, et irrecevables, en dehors de ma "corporation", pour ce qu'elles révèlent d'un prêt-à-penser d'un autre âge, totalement déconnecté du réel, continuellement véhiculé par la même classe dérivante "socialiste", trop heureuse de pouvoir taper, -comme le fit le sénateur Mélenchon pendant la grippe H1N1 avec le talent et la vision scientifique qu'on lui imagine "Devant les campagnes de santé publique, on fait d'abord la campagne, on discute après, pas l'inverse..."- sur un ennemi de classe désigné, le médecin de ville.

 

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Car chez ces gens-là, monsieur, si on aime et défend viscéralement ( ce qui est très bien) l'hôpital public ( et ses emplois ), il est de bon ton de fustiger la médiocrité présumée et l'absence de sens civique du médecin de ville, sa qualification de "libéral" conventionné aux ordres de l'Assurance-Maladie (dirigée depuis des années selon les normes du privé par un ancien cadre d'AXA)  lui permettant de cumuler à la fois les brimades, le bench-marking et l'opprobre. 

Au début des années 2000, alors Ministre aux Affaires Sociales, Martine Aubry, la dame des 35 heures, s'était illustrée, quelques années après s'être félicitée de la mise en place du repos compensateur à l'hôpital - permettant à un médecin ayant effectué une garde de 24 heures de ne pas travailler le lendemain-  en menaçant, aux côtés d'un aéropage de pontes du Conseil National de l'Ordre des Médecins, les généralistes qui refuseraient de travailler jour et nuit d'affilée. Ce qui aurait valu les prud'hommes ou la paille humide des cachots à un patron d'entreprise de transport était benoîtement assumé par la Ministre, droite dans ses bottes. Le généraliste étant un sous-homme, pourquoi aspirerait-il à des conditions de travail plus humaines, voire simplement normales?

Dix ans plus tard, Martine Aubry n'a pas changé. 

En visite de campagne dans un hôpital de Grenoble, elle lâche avec l'habileté, la sensibilité et l'exquis sens de la nuance qui la caractérisent quelques perles d'anthologie:

"On ne peut pas accepter que les urgences soient encombrées par des cas qui pourraient être traités par les médecins généralistes si le système de garde était mieux organisé."

" Les médecins ont la chance que les citoyens financent 11 ou 12 ans leurs études. Il y a des zones entières où il n'y a pas de professionnels de santé et le problème de réside pas seulement dans l'incitation financière."

Que du rude bon sens, on croirait entendre Nicolas Sarkozy... ( si ce n'est qu'à la rue, le locataire de l'Elysée fait actuellement moults moulinets de bras en direction de ceux qu'il considère à tort comme son électorat naturel parce qu'il compte de longue date sur les petits arrangements entre amis que concocte son "fidèle" Xavier Bertrand avec des syndicalistes médaillés qui feraient même honte à François Chérèque...)

Le même "bon sens", les mêmes platitudes démagogiques, la même inadéquation totale avec la réalité vécue par les acteurs sur le terrain.

Je passe, parce que je n'ai pas le verbatim exact, sur l'habituel couplet sur l'air de "Quand on fait médecine, ce n'est pas pour gagner de l'argent mais pour aider les gens", degré zéro de la réflexion, qui absoudrait les politiques de leurs erreurs répétées dans la gestion du système de santé en France en postulant un nécessaire et indispensable sacerdoce des professionnels. 

On sent bien dans les annonces de Martine Aubry la tentation de la schlague. Le système de garde "mieux organisé", c'est le fantasme du retour aux gardes de nuit obligatoires... alors que toutes les études montrent que 80% des personnes se présentant aux urgences le font... aux horaires d'ouverture usuels des cabinets médicaux de ville, et que 80% des cas traités aux urgences n'ont pas grand chose à y faire.

Le problème n'est donc pas celui de l'organisation de gardes de nuit d'autant plus impossibles à remettre en place qu'en médecine de ville, outre le veillissement "normal" de la population des généralistes, nous vivons une véritable hémorragie liée aux conditions de travail et au mépris des politiques et des institutions.

Le problème, c'est justement cette disparition accélérée des médecins généralistes, les jeunes refusant de s'installer dans les conditions actuelles ( on est passé en 5 ans de 14% d'installations en ville dans les nouvelles promotions issues de la faculté... à 9% sous la férule de Roselyne Bachelot et Xavier Bertrand, qu'on applaudira bien fort) et les médecins plus âgés dévissant leur plaque avant l'heure de la retraite pour "fuir" vers des emplois salariés, moins contraignants en terme d'horaire et de pression.

La débâcle de la médecine de ville est en grande partie liée aux diverses conventions signées par les syndicats proches de l'UMP avec l'ancien dirigeant d'AXA mis à la tête de la vieille "Sécu" par Jacques Chirac en 2004. De celà, la gauche n'est pas responsable.

Elle est responsable, par contre, du mépris constamment affiché envers les généralistes, la même Martine Aubry s'étant illustrée par un cri du coeur dans les années 2000: "20 euros pour un généraliste, c'est beaucoup trop!" Elle est responsable de cette cécité volontaire, profondément pathologique, qui lui fait défendre l'hôpital, ses patrons -y compris les grands défenseurs du service public en public, adeptes des consultations privées en privé...-, et conchier complaisamment le clampin de base, jamais assez bien formé, jamais assez présent, et jamais installé "là où on a besoin d'eux". S'essuyer les pieds sur les médecins généralistes est un sport national chez les politiques.

Venons-en à cette tarte à la crème de la désertification médicale. La disparition de la médecine rurale est un corollaire du désengagement de l'Etat dans ces territoires. Dans ces conditions, imaginer qu'un professionnel de santé isolé pourra tenir le fort un peu comme le personnage joué par Kevin Costner dans "Danse avec les Loups", c'est se foutre du monde. Les adeptes de la coercition font montre d'une absence de sens politique consternante. En clair, ils ne veulent pas se poser la question du "pourquoi?" mais seulement imposer aux professionnels de santé des installations forcées dans des territoires que ceux-ci fuient parce que l'exercice tel qu'il est actuellement encadré et tarifé y est impossible.

Avec la petite remarque poujadiste sur ces médecins qui devraient déjà être bien contents que la collectivité finance leurs 11 ans d'étude, Martine Aubry se fout du monde.  A t'elle la moindre idée des sacrifices que représentent 11 ans d'études médicales, surtout de nos jours, vu la condition lamentable de nos universités? Amphis bondés lors des premières années d'études, préparations privées payantes devenues indispensables pour avoir une chance de passer le concours, puis des années et des années de troisième cycle pendant lesquelles les jeunes médecins "remboursent" largement l'Etat en travaillant dans les hôpitaux publics et en faisant tourner les services sur une base horaire inférieure au SMIC  pour 11 demi-journées hebdomadaires de temps de travail hors gardes, elles-mêmes rémunérées moins de 8,50 euros brut de l'heure ... 

Soyons clair. Après avoir consacré 11 ou 12 ans à ses études ( payées par la collectivité, comme le sont les traitements des cancéreux à l'hôpital, mais à part Nicolas Sarkozy et sa clique, personne ne pense que ceux-ci doivent donc en être redevables ou responsabilisés...) , un jeune diplômé en médecine, ayant dépassé la trentaine, et majoritairement de sexe féminin, a le droit de ne pas avoir envie de s'installer avec un conjoint qui y trouvera difficilement du travail ( à la différence des énarques ou normaliens que cite Martine Aubry... qui bénéficient eux du statut de fonctionnaire et d'une aide à la mobilité accordée au conjoint qui suit un agent déplacé...) sur un territoire où l'Etat a fermé les hôpitaux locaux, la Poste, les maternités, les crèches et les écoles.

La question de la désertification médicale rurale est donc avant tout une question de courage politique, d'aménagement global des territoires, et ne peut être résolue avec la fausse solution de faire porter le joug aux jeunes générations.

Aujourd'hui seuls 9% des jeunes diplômés s'installent en ville... Martine Aubry veut-elle voir ce pourcentage tangenter le zéro? Les postes salariés libérés chaque année ( y compris, et c'est là le comble de l'ubuesque, les postes non-soignants, les postes de médecin contrôleur, etc...) pourraient aisément absorber l'intégralité des nouvelles promotions. Donner de la schlague, je veux bien, mais sur qui? La fille de Jacques Delors ne sait-elle pas qu'il existe de nombreux pays en Europe qui traitent leurs généralistes avec plus de respect, et les problèmes des soins de premier recours avec moins de démagogie?

Dans la volonté affichée d'imposer un "service civique" de deux ans à des jeunes hommes ou femmes ayant déjà consacré 12 ans à leurs études, se lit aussi clairement pour qui sait ce qu'est la médecine générale la crasse nullité de nos élites dérivantes sur ces sujets. En clair, la médecine générale, c'est la prise en charge de tout individu, quelle que soit sa pathologie, sur le long terme. 

Quand je suis sur un point de garde locale un dimanche pour "rendre service" et "dépanner" les patients de la ville ou du secteur qui se retrouvent un dimanche ou un jour férié avec un enfant hyperfébrile ou une douleur abdominale ou une autre pathologie aigüe, je ne fais pas DE LA MEDECINE GENERALE, mais DES ACTES DE MEDECINE GENERALE.

La différence est essentielle, et ceux qui font le parallèle avec la prise en charge aux urgences et la prise en charge par les généralistes n'y prêtent jamais attention parce que cela les dépasse.

La médecine générale, c'est faire DES ACTES DE MEDECINE GENERALE, PENDANT DES ANNEES, sur une patientèle qui, malgré les déménagements, les malades perdus de vue  temporairement ou définitivement, reste assez stable, ce qui permet de mettre en place une relation individualisée durable aussi confortable que profitable aux deux parties, médecin et patient. Et les patients en milieu rural, en milieu "désertifié" ( car le désert avance même aujourd'hui à la périphérie des grandes villes et à l'intérieur de celles-ci quand les tarifs immobiliers rendent impossible l'installation dans le contexte tarifaire actuel) ont LE DROIT A UN MEDECIN, un médecin qui restera sur place des années parce qu'il aura des conditions de travail décentes, et pas à un "commis d'office" qui subirait sa servitude avant de partir vers des territoires moins difficiles.

Députés et sénateurs de droite et de gauche ont ainsi copieusement étalé leur méconnaissance de ce qu'est la médecine générale et de ce qu'elle apporte à un patient suivi sur le long terme, en tentant ces dernières années d'imposer aux médecins installés dans des zones surdenses - qui n'existent plus depuis longtemps que dans l'esprit des politiques-, de consulter deux jours par semaine hors de leur cabinet pour résorber la pénurie et contenter momentanément l'électeur... Ainsi plus aucun patient, ni en zone de densité "normale" ( c'est à dire faible) ni en zone de désertification, ne pourrait plus "compter" sur son médecin traitant...

 

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On me reprochera certainement de ne m'être intéressé qu'à un "infime" segment des propositions et annonces de la candidate Aubry. J'en conviens. A la différence des experts de plateaux-télé et autres Zemmour, je ne parle que de ce que je connais.

Dans le secteur santé, les prises de position de Martine Aubry sur la médecine de première ligne sont non seulement irrecevables et aptes à aggraver les  problèmes actuels plutôt qu'à les résoudre, mais caractéristiques, selon moi, d'un mode de pensée et de gestion des humains archaïque et condamné à l'échec. L'intransigeance, la démagogie, le populisme et la brutalité font bon ménage, et mauvaise politique.

Comme le disait l'humoriste américain H.L.Mencken: "Pour chaque problème complexe il existe une solution simple, évidente, et fausse"

Martine Aubry? Plus "primaire" que socialiste. Elle ne passera pas par moi.

 

 

Christian Lehmann.  

Médecin généraliste et écrivain, initiateur en 2007 de l'Appel contre la franchise sur les soins.

 

 

 

 

 

 

 

08/09/2011

Manuel Valls, faut-il vous l'envelopper?

Parfois tu te dis: "Est-ce bien raisonnable?"

Tu réalises que si la vie n'est pas un long fleuve tranquille, elle s'écoule quand même, et que tu ne vas pas remonter le courant.

Que chaque jour, tu te rapproches de la fin.

Et là tu te dis: "Ecrire un post sur Manuel Valls, est-ce bien raisonnable?"

Est-il raisonnable de perdre quelques minutes précieuses d'une vie destinée à finir, pour parler du petit homme pressé dont chaque prise de position sécuritaire, chaque dérapage soigneusement calculé sur le pourcentage de "blancos" dans la riante cité qui l'a élu maire, chaque antienne libérale, montre à quel point il est sarko-compatible?

Est-il raisonnable de perdre quelques minutes précieuses sur le moins "socialiste" des candidats "socialistes", qui va se ramasser une gamelle que même Ségolène "Je suis la reine des fées" Royal va pouvoir en rigoler.

Normalement, non. Mais voilà, tu lis la presse d'un derrière distrait et tu te rends compte que personne ne fait son boulot.

"The Economist vote Valls" . Atlantico.com

"Manuel Valls, chouchou de The Economist". Europe 1

"The Economist vote Manuel Valls" Le Figaro

"The Economist choisit Manuel Valls à la primaire socialiste"  L'Express

"Le très influent Economist vote Manuel Valls"  Le Post

Je ne te fais pas la liste, tu ajoutes Challenges, Le Parisien, Le Point, Slate, etc, etc, ad nauseam.

Chacun t'explique en trois lignes que THE ECONOMIST, magazine anglais libéral, bande assez fortement pour ce quadra propre sur lui, fort différent des "dinosaures" de l'ère Mitterrand, le seul à porter un vrai discours de vérité vraie libérale véritable envers les Français en leur enjoignant de bien serrer leur ceinture parce que, voilà, il y a urgence, qu'il va falloir faire un effort budgétaire au moins aussi important qu'à la Libération ( où dans un pays exsangue on a créé la Sécurité Sociale, les retraites, etc...) pour sortir de nos vieilles chimères ( la Sécurité Sociale, la retraite à 60 ans, etc...)

THE ECONOMIST choisit Manuel Valls... donc.

C'est une info, ça, ou un private joke?

Parce que pour illustrer leurs articles, au lieu de nous choisir une énième photo du constipé sécuritaire, ils auraient mieux fait de piocher dans les archives de "THE ECONOMIST":

Celles de 2007, avant la précédente présidentielle...

thatcher-france.jpg

 

sarko.jpg

 

Alors, franchement, les gars, si vous faites un minimum semblant d'être de gauche, Manuel Valls, faut-il vous l'envelopper?

 

 

 
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