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11/04/2013

Margaret Thatcher: icône libérale... nullité économique

 

En 1990, Margaret Thatcher fut évincée du leadership du Parti Conservateur britannique. La Dame de Fer, dont le poster orne les toilettes pour hommes de tout Parti Libéral qui se respecte, mit sa considérable intelligence et son pragmatisme réputé au service du privé.

 

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L’industrie du tabac vivait des heures difficiles. Les campagnes de santé publique commençaient à faire effet dans les pays Occidentaux, et Big Tobacco, qui tue chaque année deux pour cent de sa clientèle, voyait d’un œil inquiet les jeunes commencer à se détourner de la cigarette. Qu’à cela ne tienne. Maggie était là, et fut engagée par Philip Morris comme VRP de luxe dans les pays de l’Est et du Tiers-Monde, là où la jeunesse, mal informée, pouvait encore rêver du cow-boy Marlboro sans savoir qu’au moment même, après avoir témoigné en faveur d’une législation anti-tabac, celui-ci mourait d’un cancer du poumon à 52 ans.

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Pour la somme coquette de 1 million de dollars par an, l’ancienne première ministre britannique mit sa notoriété et son carnet d’adresses au service de cette noble cause humanitaire.

 

Les temps étaient durs, cependant, et 1 million de dollars par an, pour celle qui avait imposé l’austérité et la schlague aux plus faibles pendant des années, c’était un peu juste.

 

Aussi la City accueillit-elle avec enthousiasme quelques années plus tard la grande nouvelle. En 1998, celle qui avait libéralisé les services financiers, remplaçant la vieille économie industrielle basée sur la fabrication de produits manufacturés par la manipulation d’argent virtuel, fut engagée au Conseil d’Administration de Tiger Management, le deuxième fonds d’investissement mondial. Créé dix-huit ans auparavant avec un investissement initial de 18 millions de dollars par Julian Robertson, « le Magicien de Wall Street », Tiger Management valait au moment de l’arrivée de Margaret Thatcher 18 milliards de dollars. Pour un million de dollars ( de plus) par an, Maggie assisterait à cinq conseils d’administration annuels, et partagerait quelques conversations téléphoniques avec Robertson sur la situation des marchés mondiaux « utilisant sa perspicacité politique et son expérience pour l’aider dans ses décisions d’investissement ».

Les dividendes de cette judicieuse embauche ne se firent pas attendre longtemps.

 

Cinq mois plus tard Tiger Management perdait 2 milliards de dollars en une seule journée après avoir spéculé sur une chute du yen japonais. D’investissement foireux en investissement foireux, les pertes pour le seul mois d’Octobre 1998 se montaient à 3,4 milliards de dollars.

Qu’importe. Au gala annuel de Tiger Management, Robertson et Thatcher menèrent le bal et furent très applaudis. The Times  rapportait le lendemain que Tiger Management n’était aucunement en danger.

 

Un an plus tard,  en Octobre 1999, le fonds d’investissement avait perdu près de deux tiers de sa valeur, et culminait à 6 milliards de dollars. Les investisseurs paniquèrent. Le 1er Avril 2000, Tiger Management fit faillite. L’histoire ne dit pas si Maggie empocha un bonus pour sa participation à ce naufrage financier.

 

Cette anecdote est racontée dans un excellent livre de Francis Wheen :

 

How mumbo-jumbo conquered the world

 

Malheureusement indisponible en français, ce livre, dès 2004, dénonçait les mensonges de l’idéologie néolibérale et le désastre auquel elle avait mené l’économie anglo-saxonne. « Mumbo-jumbo » est un terme intraduisible, qui signifie à peu près « charabia ». « Comment le charabia néolibéral a conquis le Monde » décrypte et explose les fantasmes libéraux de Hayek, Thatcher, Reagan et consorts.

 

Diffusez cette anecdote, mais n’imaginez pas une seconde être crus par les dévots de la secte libérale. Comme les staliniens avant eux, leur foi dans le dogme ne pourra être remise en cause qu’après l’effondrement de leur village Potemkine. Et encore… Pour en rester à Maggie, j’ai beau chercher, mais je ne me souviens pas avoir rencontré un seul de ses zélateurs qui aie possédé à  la fois un minimum d’humanité et un cerveau en état de marche. Même constatation avec Nicolas Sarkozy ( qui en 2007 rêvait d’importer les sub-primes en France), dont j’attends avec impatience qu’il monte un fonds d’investissement avec Alain Minc. A mon avis, on a jusqu’à présent raté une belle occasion de rigoler…

 

 

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05/04/2012

Faire Brice Couturier...

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Chere France-Cultur,

Moi aussi je voudrai faire Brice Couturier.

J'été dans mon véhicule ce matin et j'été ravi d'entendre ce matin le chroniqueur Brice Couturier sur ton anteine.

Ca m'a donné l'idée de técrire pour solicitter un travail auprè de toi car je suis persuadé, j'en ai les compettences.

Voyez-vous, avant de rentrer en France, j'été trader à la City de Londres dans un pays avec des couilles ou on détteste l'assisttannat à la française avec des syndicats qui font rien qu'à embêtter les vrais travailleurs qui en veulent et les banques qui heuresuement soutiennent notre économie malgré l'ingrate attitude des français.

Aujourdhui je vis des minimas sociaus mais ne croivez pas que je me satisfecitte de cette situation qui n'é que temporaire vu que je suis sarkozyste à fond les ballons et que j'attends que l'occassion de prouver que j'ai changé et que je peux faire mieux encore qu'avant.

Alors en écouttant Brice Couturier ce matin, quelle allégrresse a empli mon coeur de voir que je pourrai à nouveau être uttile à mon pays.

Car, chere France-Cultur, moi aussi je peux faire Brice Couturier.

Si tu m'en donnes la possibilité de te prouver mes dires, je pourrai aussi te concocter une chronique à la Brice Couturier, par exemple cet été si Brice prend des vacances bien méritées dans la piscine avec Monsieur Copé.

Moi aussi je peux acheter The Economist ( on l'avé gratos à la banque, à Londres, ça me rappelera des bons souvenirs d'enten) et me faire payer à lire à l'anteine les éditorials du journal qui expliquait en 2002 que la France avait besoin d'une Margaret Thatcher, qui soutenait en 2007 le réformateur Sarkozy, et récemment encore votait Manuel Valls ( un socialiste comme on aimerait en voir plus souvent).

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Moi aussi je peux sans sourcigner énoncer à l'anteine des vérités de base du bréviaire de la City, pourfendre la France et ses impôts tros élevés qui font fuir les riches, dénonsser les mesures anti-trusts qui amènent logiquement Schneider à délocaliser à Hong-Kong. Comme Brice Couturier, je peux brâmer que David Cameron, lui, au moins voilà un homme qui a les couilles de dire la vérité à son pays.

J'irais même plus loin que lui en dressant un portrait élogieux de ce grand homme qui privatise dans son pays la police et la santé parce que c'est vrai quoi, les fonctionnaires, ça va un temps mais faut arrêter de rigoler on n'a plus les moyens en France de payer des faignasses quand il y a des vraies gens qui bossent et sont même parfois obligés de revoir à la baisse leurs stock-options, d'ailleurs qui parle dans lémédias de cette ignominie, hein, je vous l'demande, France-Cultur, qui?

En some et en conclusion, je voudrai donc par la présente faire acte de candidatture à votre anteine pour moi aussi brâmer comme un chien de garde les slogans de la City et fustiger le passéiste système franco-français. Moins d'impôts, moins de taxes, moins d'emmerdements pour les vrais bénéfitteurs de la France, moins de mauvais esprit sur les banques et la finansse qui nous fait vivre, certains mieux que d'autre.

Veuillez agrer, chère France-Cultur, l'expression de mon entousiasme à savoir que j'ai retrouvai en vous ma vraie famille qui se lêve tot.

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