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08/06/2011

Un coup de classeur sur le coin de la gueule est si vite arrivé.

 

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Dans le grand déballage post-DSK en cours, voici qu'une sale vérité affleure dans un article de Libération daté du 7 Juin au soir, qui rend compte d'une aimable sauterie organisée à l'Assemblée Nationale par deux député(e)s UMP, afin de récuser les accusations de sexisme qui ces derniers temps collent au milieu politique.

Ce n'est pas Jean Quatremer ( qui avait "outé" DSK en son temps) qui s'y colle, mais Laure Equy.

Petit raout payé par le contribuable pour amuser la galerie, et convaincre les journalistes que "Circulez, il n'y a rien à voir". Valérie Boyer et Bérengère Poletti rivalisent pour expliquer à quel point elles ne se reconnaissent pas dans l'image de ringardise machiste dénoncée par nombre de leurs consoeurs. Il est sûr qu'il devient plus délicat de stigmatiser les hordes islamistes gynophobes qui campent aux portes de nos banlieues quand les femmes hésitent à se mettre en jupe à l'Assemblée. Et voici qu'en plein milieu de ce petit exercice de storytelling au pays des Bisounours, le réel s'invite, en la personne de deux délégués syndicaux des assistants parlementaires.

http://www.liberation.fr/politiques/01012342054-sexisme-u...


Et la phrase qui tue, au détour de cette interpellation:

«Et les abus de pouvoir sur les collaborateurs?», interpellent deux représentants syndicaux d’assistants parlementaires. «Les collaborateurs, c’est un autre problème», balaie Valérie Boyer, levant les yeux au ciel.

Voilà que soudain, dans le jeu bien organisé des politiques, survient la vraie question qui fâche, non pas tant celle du sexisme, que celle de l'abus de pouvoir des puissants sur les faibles, la lutte des classes, en somme. Parce que ce déballage-là aurait une toute autre allure, une toute autre ampleur que la chasse aux victimes dont nous abreuvent les média.

Et parce que dans le climat actuel, si j'étais un ou une candidat(e) à la candidature, que ce soit à la primaire ou à la présidentielle, je me poserais la question de savoir comment, tout au long de mon parcours politique, j'ai traité les petit(e)s, les sans-grade, les assistant(e)s et autres collaborateurs ( trices) parlementaires qui ont dû subir mes sautes d'humeur.

Que voulez-vous, à mon niveau de responsabilité, lorsque l'intendance ne suit pas... un coup de classeur sur le coin de la gueule est si vite arrivé.


Enfin moi, je dis ça... je dis rien...


PS:

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En Février 2010, les allégations sur les violences qu'aurait fait subir le Premier Ministre Gordon Brown à ses collaborateurs firent la une de la presse britannique, et participèrent à son échec électoral. Sur cette affiche travailliste, on peut lire: "Il dit qu'il croit aux droits des travailleurs... Dommage qu'il ne les respecte pas..."

 

 
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