01.10.2011
Martine Aubry sur la santé? Plus "primaire" que socialiste...
2012 approche, et la dernière chance d'éviter à nos enfants et au pays cinq années de plus d'un régime où l'abject l'a disputé au ridicule.
Tout dépend donc, dans le rapport de forces actuel, du candidat "socialiste" qui émergera des primaires.
2012 approche, et la dernière chance d'éviter à nos enfants et au pays cinq années de plus d'un régime où l'abject l'a disputé au ridicule.
A cette heure, il n'est pas certain que l'actuel titulaire du poste ( le millionnaire coaché par Guaino et Guéant qui saluait la France des clochers en chaussant les bésicles de Jaurès, et commisérait sur la France des travailleurs pauvres en foulant du pied les cendres de Guy Moquet sur le chemin du Fouquet's) soit candidat, quoiqu'on imagine mal le ramassis de prébendaires qui l'ont mis en place avoir le cran, collectivement, de mettre à bas un homme à qui ils ont confié tous les pouvoirs...
Serait-il candidat, il n'est pas certain non plus qu'une Marine Le Pen, à qui lui et son clan ont servi d'idiots utiles, ne le devancerait pas au soir du premier tour.
Tout dépend donc, dans le rapport de forces actuel, du candidat "socialiste" qui émergera des primaires.
Comme l’écrivent les supporters de Martine Aubry: «Les 9 et 16 octobre prochain se jouent non seulement le choix d'une personnalité mais aussi et surtout une stratégie et un projet politiques. La future majorité présidentielle n'aura ni le même périmètre ni le même contenu selon que telle ou tel sera élu(e) le 16 octobre. »
Ayant vécu une fois déjà le naufrage de la candidate des médias Ségolène Royal, je n'ai pas envie de me retrouver dans la même situation une deuxième fois ( même si avec une bravitude confondante l'impétrante répète benoîtement que François Mitterrand a échoué deux fois avant d'être élu, sous-entendant donc que nous devrions la choisir pour son échec passé, se manger à nouveau cinq ans de Sarkozy, pour enfin vivre dans le royaume joli des enfants polis, et des policières à pantoufle de vair raccompagnées en calèche après leur service...)
Et donc... Martine Aubry ne passera pas par moi.
Je vais faire de la peine, j'en ai conscience, au-delà des habituels hiérarques cumulards à gauche le temps d'une élection, à des militants pour qui j'ai de l'estime, comme le courageux Gérard Filoche, inspecteur du travail; des militants qui voient en Martine Aubry une vraie socialiste, une vraie femme de gauche.
Je ne m'exprimerai pas ici sur ses prises de position dans des domaines que je ne maîtrise pas: la finance, les banques, l'éducation, mais dans mon seul domaine de prédilection, la santé. Et dans ce domaine, les annonces de Martine Aubry sont irrecevables, comme elles l'ont toujours été.
Irrecevables pour le médecin généraliste que je suis, et irrecevables, en dehors de ma "corporation", pour ce qu'elles révèlent d'un prêt-à-penser d'un autre âge, totalement déconnecté du réel, continuellement véhiculé par la même classe dérivante "socialiste", trop heureuse de pouvoir taper, -comme le fit le sénateur Mélenchon pendant la grippe H1N1 avec le talent et la vision scientifique qu'on lui imagine "Devant les campagnes de santé publique, on fait d'abord la campagne, on discute après, pas l'inverse..."- sur un ennemi de classe désigné, le médecin de ville.

Car chez ces gens-là, monsieur, si on aime et défend viscéralement ( ce qui est très bien) l'hôpital public ( et ses emplois ), il est de bon ton de fustiger la médiocrité présumée et l'absence de sens civique du médecin de ville, sa qualification de "libéral" conventionné aux ordres de l'Assurance-Maladie (dirigée depuis des années selon les normes du privé par un ancien cadre d'AXA) lui permettant de cumuler à la fois les brimades, le bench-marking et l'opprobre.
Au début des années 2000, alors Ministre aux Affaires Sociales, Martine Aubry, la dame des 35 heures, s'était illustrée, quelques années après s'être félicitée de la mise en place du repos compensateur à l'hôpital - permettant à un médecin ayant effectué une garde de 24 heures de ne pas travailler le lendemain- en menaçant, aux côtés d'un aéropage de pontes du Conseil National de l'Ordre des Médecins, les généralistes qui refuseraient de travailler jour et nuit d'affilée. Ce qui aurait valu les prud'hommes ou la paille humide des cachots à un patron d'entreprise de transport était benoîtement assumé par la Ministre, droite dans ses bottes. Le généraliste étant un sous-homme, pourquoi aspirerait-il à des conditions de travail plus humaines, voire simplement normales?
Dix ans plus tard, Martine Aubry n'a pas changé.
En visite de campagne dans un hôpital de Grenoble, elle lâche avec l'habileté, la sensibilité et l'exquis sens de la nuance qui la caractérisent quelques perles d'anthologie:
"On ne peut pas accepter que les urgences soient encombrées par des cas qui pourraient être traités par les médecins généralistes si le système de garde était mieux organisé."
" Les médecins ont la chance que les citoyens financent 11 ou 12 ans leurs études. Il y a des zones entières où il n'y a pas de professionnels de santé et le problème de réside pas seulement dans l'incitation financière."
Que du rude bon sens, on croirait entendre Nicolas Sarkozy... ( si ce n'est qu'à la rue, le locataire de l'Elysée fait actuellement moults moulinets de bras en direction de ceux qu'il considère à tort comme son électorat naturel parce qu'il compte de longue date sur les petits arrangements entre amis que concocte son "fidèle" Xavier Bertrand avec des syndicalistes médaillés qui feraient même honte à François Chérèque...)
Le même "bon sens", les mêmes platitudes démagogiques, la même inadéquation totale avec la réalité vécue par les acteurs sur le terrain.
Je passe, parce que je n'ai pas le verbatim exact, sur l'habituel couplet sur l'air de "Quand on fait médecine, ce n'est pas pour gagner de l'argent mais pour aider les gens", degré zéro de la réflexion, qui absoudrait les politiques de leurs erreurs répétées dans la gestion du système de santé en France en postulant un nécessaire et indispensable sacerdoce des professionnels.
On sent bien dans les annonces de Martine Aubry la tentation de la schlague. Le système de garde "mieux organisé", c'est le fantasme du retour aux gardes de nuit obligatoires... alors que toutes les études montrent que 80% des personnes se présentant aux urgences le font... aux horaires d'ouverture usuels des cabinets médicaux de ville, et que 80% des cas traités aux urgences n'ont pas grand chose à y faire.
Le problème n'est donc pas celui de l'organisation de gardes de nuit d'autant plus impossibles à remettre en place qu'en médecine de ville, outre le veillissement "normal" de la population des généralistes, nous vivons une véritable hémorragie liée aux conditions de travail et au mépris des politiques et des institutions.
Le problème, c'est justement cette disparition accélérée des médecins généralistes, les jeunes refusant de s'installer dans les conditions actuelles ( on est passé en 5 ans de 14% d'installations en ville dans les nouvelles promotions issues de la faculté... à 9% sous la férule de Roselyne Bachelot et Xavier Bertrand, qu'on applaudira bien fort) et les médecins plus âgés dévissant leur plaque avant l'heure de la retraite pour "fuir" vers des emplois salariés, moins contraignants en terme d'horaire et de pression.
La débâcle de la médecine de ville est en grande partie liée aux diverses conventions signées par les syndicats proches de l'UMP avec l'ancien dirigeant d'AXA mis à la tête de la vieille "Sécu" par Jacques Chirac en 2004. De celà, la gauche n'est pas responsable.
Elle est responsable, par contre, du mépris constamment affiché envers les généralistes, la même Martine Aubry s'étant illustrée par un cri du coeur dans les années 2000: "20 euros pour un généraliste, c'est beaucoup trop!" Elle est responsable de cette cécité volontaire, profondément pathologique, qui lui fait défendre l'hôpital, ses patrons -y compris les grands défenseurs du service public en public, adeptes des consultations privées en privé...-, et conchier complaisamment le clampin de base, jamais assez bien formé, jamais assez présent, et jamais installé "là où on a besoin d'eux". S'essuyer les pieds sur les médecins généralistes est un sport national chez les politiques.
Venons-en à cette tarte à la crème de la désertification médicale. La disparition de la médecine rurale est un corollaire du désengagement de l'Etat dans ces territoires. Dans ces conditions, imaginer qu'un professionnel de santé isolé pourra tenir le fort un peu comme le personnage joué par Kevin Costner dans "Danse avec les Loups", c'est se foutre du monde. Les adeptes de la coercition font montre d'une absence de sens politique consternante. En clair, ils ne veulent pas se poser la question du "pourquoi?" mais seulement imposer aux professionnels de santé des installations forcées dans des territoires que ceux-ci fuient parce que l'exercice tel qu'il est actuellement encadré et tarifé y est impossible.
Avec la petite remarque poujadiste sur ces médecins qui devraient déjà être bien contents que la collectivité finance leurs 11 ans d'étude, Martine Aubry se fout du monde. A t'elle la moindre idée des sacrifices que représentent 11 ans d'études médicales, surtout de nos jours, vu la condition lamentable de nos universités? Amphis bondés lors des premières années d'études, préparations privées payantes devenues indispensables pour avoir une chance de passer le concours, puis des années et des années de troisième cycle pendant lesquelles les jeunes médecins "remboursent" largement l'Etat en travaillant dans les hôpitaux publics et en faisant tourner les services sur une base horaire inférieure au SMIC pour 11 demi-journées hebdomadaires de temps de travail hors gardes, elles-mêmes rémunérées moins de 8,50 euros brut de l'heure ...
Soyons clair. Après avoir consacré 11 ou 12 ans à ses études ( payées par la collectivité, comme le sont les traitements des cancéreux à l'hôpital, mais à part Nicolas Sarkozy et sa clique, personne ne pense que ceux-ci doivent donc en être redevables ou responsabilisés...) , un jeune diplômé en médecine, ayant dépassé la trentaine, et majoritairement de sexe féminin, a le droit de ne pas avoir envie de s'installer avec un conjoint qui y trouvera difficilement du travail ( à la différence des énarques ou normaliens que cite Martine Aubry... qui bénéficient eux du statut de fonctionnaire et d'une aide à la mobilité accordée au conjoint qui suit un agent déplacé...) sur un territoire où l'Etat a fermé les hôpitaux locaux, la Poste, les maternités, les crèches et les écoles.
La question de la désertification médicale rurale est donc avant tout une question de courage politique, d'aménagement global des territoires, et ne peut être résolue avec la fausse solution de faire porter le joug aux jeunes générations.
Aujourd'hui seuls 9% des jeunes diplômés s'installent en ville... Martine Aubry veut-elle voir ce pourcentage tangenter le zéro? Les postes salariés libérés chaque année ( y compris, et c'est là le comble de l'ubuesque, les postes non-soignants, les postes de médecin contrôleur, etc...) pourraient aisément absorber l'intégralité des nouvelles promotions. Donner de la schlague, je veux bien, mais sur qui? La fille de Jacques Delors ne sait-elle pas qu'il existe de nombreux pays en Europe qui traitent leurs généralistes avec plus de respect, et les problèmes des soins de premier recours avec moins de démagogie?
Dans la volonté affichée d'imposer un "service civique" de deux ans à des jeunes hommes ou femmes ayant déjà consacré 12 ans à leurs études, se lit aussi clairement pour qui sait ce qu'est la médecine générale la crasse nullité de nos élites dérivantes sur ces sujets. En clair, la médecine générale, c'est la prise en charge de tout individu, quelle que soit sa pathologie, sur le long terme.
Quand je suis sur un point de garde locale un dimanche pour "rendre service" et "dépanner" les patients de la ville ou du secteur qui se retrouvent un dimanche ou un jour férié avec un enfant hyperfébrile ou une douleur abdominale ou une autre pathologie aigüe, je ne fais pas DE LA MEDECINE GENERALE, mais DES ACTES DE MEDECINE GENERALE.
La différence est essentielle, et ceux qui font le parallèle avec la prise en charge aux urgences et la prise en charge par les généralistes n'y prêtent jamais attention parce que cela les dépasse.
La médecine générale, c'est faire DES ACTES DE MEDECINE GENERALE, PENDANT DES ANNEES, sur une patientèle qui, malgré les déménagements, les malades perdus de vue temporairement ou définitivement, reste assez stable, ce qui permet de mettre en place une relation individualisée durable aussi confortable que profitable aux deux parties, médecin et patient. Et les patients en milieu rural, en milieu "désertifié" ( car le désert avance même aujourd'hui à la périphérie des grandes villes et à l'intérieur de celles-ci quand les tarifs immobiliers rendent impossible l'installation dans le contexte tarifaire actuel) ont LE DROIT A UN MEDECIN, un médecin qui restera sur place des années parce qu'il aura des conditions de travail décentes, et pas à un "commis d'office" qui subirait sa servitude avant de partir vers des territoires moins difficiles.
Députés et sénateurs de droite et de gauche ont ainsi copieusement étalé leur méconnaissance de ce qu'est la médecine générale et de ce qu'elle apporte à un patient suivi sur le long terme, en tentant ces dernières années d'imposer aux médecins installés dans des zones surdenses - qui n'existent plus depuis longtemps que dans l'esprit des politiques-, de consulter deux jours par semaine hors de leur cabinet pour résorber la pénurie et contenter momentanément l'électeur... Ainsi plus aucun patient, ni en zone de densité "normale" ( c'est à dire faible) ni en zone de désertification, ne pourrait plus "compter" sur son médecin traitant...

On me reprochera certainement de ne m'être intéressé qu'à un "infime" segment des propositions et annonces de la candidate Aubry. J'en conviens. A la différence des experts de plateaux-télé et autres Zemmour, je ne parle que de ce que je connais.
Dans le secteur santé, les prises de position de Martine Aubry sur la médecine de première ligne sont non seulement irrecevables et aptes à aggraver les problèmes actuels plutôt qu'à les résoudre, mais caractéristiques, selon moi, d'un mode de pensée et de gestion des humains archaïque et condamné à l'échec. L'intransigeance, la démagogie, le populisme et la brutalité font bon ménage, et mauvaise politique.
Comme le disait l'humoriste américain H.L.Mencken: "Pour chaque problème complexe il existe une solution simple, évidente, et fausse".
Martine Aubry? Plus "primaire" que socialiste. Elle ne passera pas par moi.
Christian Lehmann.
Médecin généraliste et écrivain, initiateur en 2007 de l'Appel contre la franchise sur les soins.
28.01.2011
MEDIATOR: Faillite de l'expertise, et faux chevaliers blancs
L'affaire du MEDIATOR est dans tous les journaux.
Encore aujourd'hui je vois deux pleines pages sur La Revue Prescrire dans Libération.
Et chaque jour voit son lot de rebondissements. Hier c'était l'assureur AXA qui informe le laboratoire SERVIER que... "ah dommage c'est con les gars mais vous n'êtes pas assurés pour les risques liés aux anorexigènes... ". SERVIER qui a cru faire le malin en affirmant pendant des années que le MEDIATOR n'était pas un anorexigène ( c'est à dire un coupe-faim), mais un médicament contre le diabète, est pris à son propre piège. Et ça risque de lui coûter très très cher. Aujourd'hui, c'est apparemment le député Gérard Bapt, en charge de la mission d'enquête parlementaire sur le MEDIATOR, qui révèle que le professeur ACAR, qui vient de sortir une contre-expertise sur les chiffres de décès attribués au médicament, est... fondateur de l'association francophone de cardiologie dont les congrès sont financés par... SERVIER. Amusant, le matin même, j'avais reçu un mail de la revue Preuves et Pratiques ( qui en monte, des congrès sponsorisés...) pour m'informer:
AFFAIRE MEDIATOR : Un cardiologue de renom s'exprime
Après les journalistes, les politiques, les ministères et les agences de santé, le Professeur Jean ACAR, connu pour son intégrité et considéré comme un des « papes » de la valvulopathie mitrale, s'est exprimé.
www.cardiologie-francophone.com
Dans le contexte actuel il nous paraît important de relayer l'expression de spécialistes reconnus. Nous ferons suivre ces analyses sans esprit partisan avec le souci de transmettre des informations de qualité et indépendantes.
Bonne lecture.
La Rédaction.
Et pour être sûr que je comprenne bien, ils me le remettent en anglais
MEDIATOR AFFAIR : A renowned cardiologist's view
After words from the press, politicians, ministers and medical agencies, Professor Jean ACAR, who is known for his integrity and considered as one of the «Popes» of mitral valvulopathy, expressed himself.
www.cardiologie-francophone.com
In the present context we think it is important to relay the words of renowned spécialiste. We will make a neutral follow-up of these analysis with the concern of conveying quality and independent pieces of information.
Good reading
The Editorial team
Amusant, non? Personne n'a dit au rédacteur de ce mailing qu'on ne dit pas "MEDIATOR AFFAIR", à moins qu'en plus SERVIER ait couché avec son médicament, et que dans un pays anglo-saxon, être un "Pope" de la valvulopathie, ça ne veut pas dire grand-chose.
Ca ne veut pas dire grand-chose en Français non plus, de parler de "Pape", et "spécialiste reconnu", parce que ce que ces braves gens ne comprennent pas, ou comprennent trop bien, c'est que ce qui est en jeu, c'est LA FAILLITE DE L'EXPERTISE.
Par défaut d'indépendance, les experts ont failli. C'est pourtant simple à comprendre, non? Personne, à mon sens, ne l'a dit mieux et plus clairement que mon ami Philippe FOUCRAS, fondateur du FORMINDEP ( www.formindep.org ) :
« Regardons la réalité en face : ce sont les meilleurs, ces experts issus du système hospitalo-universitaire, qui ont autorisé le Mediator et n'ont pas vu qu'il y avait un problème, et ce sont les petits généralistes et les pharmaciens de rien du tout de Prescrire qui ont dénoncé ça. Peut-être faut-il revoir la définition de "meilleurs" car le vrai critère du meilleur ce n'est pas seulement les diplômes et les titres, mais l'indépendance. »
Depuis le temps que les lanceurs d'alerte indépendants le crient dans l'indifférence quasi-générale, et grâce entre autre aux affaires qui précédèrent celle-ci ( STALTOR, du labo Bayer, VIOXX, du labo MSD, H1N1, du labo Grosselime Bachelot and associates), les journalistes, et les Français, commencent à comprendre que le "grand professeur en blouse blanche nimbé de sa superbe" qui cause-dans-le-poste ne vaut pas mieux, et probablement beaucoup moins, que le généraliste à 23 euros qui lit Prescrire. Enfin! Il aura juste fallu quelques décennies, pendant lesquelles les rédacteurs de PRATIQUES ( la courageuse revue du SMG, dont je parlais il y a quelques jours), les rédacteurs de Prescrire, se sont vus vilipendés et traités d'ayatollahs, de pisse-froids, d'aigris, par ceux-là même dans la profession qui servaient la soupe au LEEM et acceptaient d'être financés par ces firmes pharmaceutiques...
L'affaire du MEDIATOR est dans tous les journaux, donc, et, franchement, ça me met un peu les glandes. Comme me mettent les glandes les centaines d'articles élogieux "découvrant" Stéphane Hessel, quand AUCUN grand média, à part l'Humanité, ne reprit lorsqu'il le fallait, c'est-à-dire avant la catastrophe nationale que constitua l'élection de Nicolas Sarkozy, l'Appel des Résistants aux jeunes générations, qui en 2004 rappelait l'héritage du Conseil National de la Résistance que Sarkozy et ses amis allait mettre à bas.
Tout ce qui est dans "INDIGNEZ-VOUS" était dans cet Appel, mais les média regardaient ailleurs.
Tout ce qui sort aujourd'hui sur le MEDIATOR, sur les firmes, était dans la Revue PRESCRIRE, dans PRATIQUES, dans "PATIENTS SI VOUS SAVIEZ", dans "LES FOSSOYEURS", depuis des années.
Mais, comme m'avait répondu un journaliste de Libération alors que j'essayais d'attirer en 2007 l'attention sur le programme santé de Nicolas Sarkozy et ses "franchises", "C'est vachement sympa, ton livre, mais c'est pas le sujet de l'élection. Le sujet, c'est l'identité nationale et le drapeau." Presse calamiteuse, presse de suivistes... L'identité nationale et le drapeau, les deux hochets qu'agitait Sarkozy et que, bonne fille du Poitou, Ségolène Royal s'était magistralement appropriée, combattant sur le terrain de l'adversaire en délaissant les questions sociales...
C'est en suivant ce fil de pensées, pensées ambivalentes parce que, même s'il est bien tard, je suis content que ces choses sortent enfin... que j'ai commencé à penser à ma Boîte Noire. A ce qu'il y a dedans. A ces gens qui pavanent aujourd'hui dans les média, s'inventent des armures de chevaliers blancs, "découvrant" l'ampleur du désastre sanitaire... qu'ils ont fortement contribué à mettre en place. Je pense à Xavier Bertrand, tiens, qui publie ses liens d'intérêt et ceux de Nora Berra pour les journalistes... Je vous en livre juste la conclusion:
Xavier Bertrand indique qu'il se consacre exclusivement à ses mandats politiques et électifs et qu'il a cessé son activité professionnelle dans le secteur de l'assurance en 2004 date à laquelle il est entré au gouvernement pour la première fois.
Pour sa part, Nora Berra rappelle que pour assumer pleinement son engagement politique, elle a cessé l'ensemble de ses activités professionnelles dès début 2009, en amont des élections européennes de juin 2009 auxquelles elle était candidate. Ses activités de praticien attaché au service d'immunologie clinique (spécialité VIH) de l'hôpital Edouard Herriot de Lyon qu'elle occupait depuis 1991 et de Médecin des affaires médicales de trois laboratoires pharmaceutiques (Boehringer Ingelheim de 1999 à 2001 - Bristol Myers Squibb de 2001 à 2006 - Sanofi Pasteur MSD Europe de 2006 à 2009) ont donc pris fin à cette date.
Xavier Bertrand et Nora Berra tiennent à remercier leurs collaborateurs qui se sont prêtés à l'exercice de déclaration d'intérêts alors que celui-ci n'est à ce jour ni prévu, ni encadré. Cette démarche dictée par la recherche de la plus grande transparence, dans un contexte où le Ministère chargé de la Santé a notamment la responsabilité de porter une réforme exemplaire de notre système du médicament, ne préjuge en rien les recommandations que la Commission de réflexion pour la prévention des conflits d'intérêt dans la vie publique, présidée par le vice-président du Conseil d'Etat, pourra être amenée à formuler.
Rappelons que Nora Berra s'était illustrée en Novembre dernier en mettant en doute l'imputabilité des décès attribués au MEDIATOR, puis, mise en cause, avait répliqué que c'était un atout pour elle d'avoir travaillé pour des laboratoires car elle connaissait donc d'autant mieux « les problématiques auxquels ils sont confrontés. » Ajoutant dans le Parisien, ce qui est la réplique HABITUELLE du service de communication du LEEM lorsqu'on pointe tel ou tel expert financé par les firmes: « Je ne pense pas qu'un brevet d'incompétence sur les sujets dont on a la charge soit la meilleure garantie pour répondre aux attentes des Français. » ENORME. Allez, moi je vous le dis, avec ces deux-là, on n'a pas fini de s'amuser. La suite? C'est ici. Pour bientôt.
12:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mediator, servier, axa, xavier bertrand, nora berra, roselyne bachelot, h1n1, prescrire, liberation, critique des medias
30.12.2010
H1N1: Pandémie de la peur, le retour des experts la bave aux lèvres
J'interromps la série "Comment la santé devint rentable" pour reproduire ici ce message à caractère informatif, une nouvelle ALERTE URGENTE DE LA DIRECTION GENERALE DE LA SANTE, celle-là même dont le directeur, le Prrrrrofesseur Didier Houssin, s'est illustré l'an dernier par sa méritante roselynocompatibilité...

Didier Houssin et Roselyne Bachelot-Narquin
Mon commentaire, rapide: "Couverture vaccinale insuffisante en 2011?: conséquence directe du fiasco vaccinal Bachelot. Comme le disait Abraham Lincoln: on peut mentir à tout le monde un certain temps, on peut mentir à certains tout le temps, mais on ne peut pas mentir à tout le monde tout le temps"
Ce message est retransmis grâce à mon ami Dominique Dupagne, avec les commentaires ironiques et mordants d'icelui.
Bonjour
J'ai reçu ce jour ce message de la DGS :
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Les dernières données épidémiologiques (franchissement du seuil épidémique, co-circulation des virus A(H1N1)2009, A(H3N2) et B, augmentation du nombre d’hospitalisations et de formes graves – majoritairement liées au virus A(H1N1)2009) conduisent la direction générale de la santé, sur la base des recommandations des experts formulées le 24 et le 29 décembre 2010, à actualiser les mesures de protection des personnes les plus à risque de formes graves de grippe :
1. Extension de la recommandation de vaccination rapide aux femmes enceintes et aux sujets présentant une obésité avec un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30 ;
2. Confirmation de l’importance de la vaccination rapide des personnes ayant un facteur de risque habituel pour la grippe saisonnière et des professionnels de santé ;
3. Recommandation de mise sous traitement antiviral curatif, le plus précocement possible, des sujets présentant : un syndrome grippal caractérisé (si la forme clinique est jugée sévère par le médecin) ou des facteurs de risque particuliers, quelle que soit la sévérité clinique, ou une forme clinique grave d’emblée ou compliquée ;
4. Recommandation de mise sous traitement antiviral curatif par oseltamivir des femmes enceintes présentant un syndrome fébrile associé à des signes respiratoires, quel que soit le trimestre de grossesse et la présence ou non de facteurs de risque.
Enfin, en termes de prévention, l’importance du respect des mesures barrières (lavage des mains,…) mérite d'être rappelée aux patients.
Pour vos patients concernés par les recommandations vaccinales mais n’ayant pas reçu d’imprimé nominatif de prise en charge par l’Assurance maladie, vous pouvez vous procurer des imprimés vierges en les téléchargeant sur le site http://www.ameli.fr/professionnels-de-sante.php (rubrique « commande de formulaires ») ou en demandant à votre caisse d’assurance maladie de vous adresser le formulaire par messagerie ou un jeu d’imprimés par courrier. S’il le souhaite, un patient peut également se rendre à sa caisse primaire d’assurance maladie pour y retirer son imprimé.
Pour en savoir plus et consulter les documents suivants :
Avis du HCSP du 29 décembre 2010 relatif à l’actualisation de la stratégie vaccinale contre la grippe 2010-2011
Fiche pratique d’utilisation en ambulatoire des antiviraux en curatif en période de circulation du virus A(H1N1)2009
http://www.sante.gouv.fr/grippe-saisonniere (Informations destinées aux professionnels de santé)
http://www.invs.sante.fr/surveillance/grippe_dossier/ (Point épidémiologique)
------ fin de citation------------
Donc, des experts en santé publique ont attendu l'arrivé de l'épidémie pour se pencher sur l'intérêt d'étendre les recommandations de vaccination. Une telle décision ne pouvait elle pas être prise avant l'épidémie ? La rentrée universitaire a lieu généralement en octobre. En quoi l'épidémie actuelle est-elle surprenante ? Est-il vraiment judicieux de se vacciner en pleine période de contamination ?
Sur le fond lui même, tout a été dit l'année dernière. Il faut savoir que les experts qui prennent ce type de décision sont par exemple Catherine Olivier Weil si l'on en croit Carnets de Santé http://www.carnetsdesante.fr/Weil-Olivier-Catherine
Rappelons que COW a soutenu devant le Sénat que le taux de formes graves puis de mortalité de la grippe chez l'enfant était de 20%, surestimant ainsi la réalité d'un facteur 100.000. Elle le répète deux fois http://www.dailymotion.com/video/xdllyb_le-pr-weil-olivie... Une telle méconnaissance de la réalité par les experts explique peut-être mieux que leurs conflits d'intérêts l'absurdité des mesures préconisées.
Une chose amusante : France Meslé, dans un article publié par l'INED et non démenti malgré de nombreuses erreurs, avait prétendu que la vaccination avait divisé la mortalité par 10 en 40 ans. C'est faux http://www.atoute.org/n/article163.html et cela a malheureusement été repris partout. Mais ce qui est drôle, c'est que pour appuyer sa démonstration, elle affichait une mortalité réduite à environ 300 cas par an depuis 2000, ce qui est proche de la réalité. Mais dans le même temps, l'ineffable Bruno Lina nous réaffirme dans le Figaro http://www.lefigaro.fr/sante/2010/12/28/01004-20101228ART... que la grippe fait 7 à 8000 morts annuellement.
Le facteur dix évolue donc d'un mois à l'autre selon que l'on veut valoriser le vaccin ou faire peur avec la grippe. Après le KO debout de la dernière épidémie, les cassandre ont fait profil bas, attendant avec impatience les premiers morts pour reprendre du poil de la bête. Nous allons les voir monter en épingle la moindre hospitalisation. Heureusement, les médias traditionnels se laisseront peut-être moins manipuler que l'année dernière. Une suggestion marketing : regrouper tous les cas graves français dans un seul service pour faire un effet de masse avant de convoquer la presse. Ca avait bien fonctionné l'année dernière au niveau régional.
Nous avons une santé publique digne d'une république bananière car ces âneries sont proférées dans un silence universitaire assourdissant, que seuls quelques rebelles viennent troubler en réclamant un peu de rigueur dans les statistiques nationales.
Encore une fois, je n'ai rien contre le vaccin grippal, je voudrais juste que les autorités sanitaires arrêtent de justifier leurs choix par de la science falsifiée.

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Dr Dominique Dupagne
10 mesures pour sauver l'assurance maladie :
http://www.atoute.org/n/article172.html
14:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : h1n1, grippe, vaccins, bachelot, vaccinodrome, bordel en gymnase, incompétence, crétins alpiques, santé
23.03.2010
Deux cons de piafs (4)

09:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : médecine générale, généraliste, bachelot, grippe, h1n1, fossoyeurs
04.02.2010
Vaccin H1N1: Un fiasco chasse l'autre, dans l'indifférence générale...
Vous n'en avez plus grand chose à foutre de la grippe H1N1 et du vaccin?
Vous avez bien raison. La vie est une course d'obstacle, et celui-ci passé, il vous reste à faire face à la situation économique épouvantable et au fait d'être gouverné par des baltringues incompétents et profondément nuisibles.
Reste que je tenais à vous faire partager cette info, qui, à l'heure où j'écris ces lignes, n'apparait nulle part en France ( j'ai googlé ;-) SANOFI et VACCIN, dormez bonnes gens, tout va bien.

L'information vient des United States of America, du Center of Disease Control.
Respirez un bon coup, ça va aller.
Le vaccin de Sanofi-Pasteur.
Le vaccin sans adjuvant.
Le vaccin PANENZA.
En monodose.
SANOFI vient de se rendre compte qu'il n'est pas stable. Que l'on ne peut assurer qu'il restera efficace aussi longtemps que prévu. QUE SA DATE DE PEREMPTION DOIT DONC ETRE AVANCEE D'UN AN.... Autrement dit que des vaccins censés être encore utilisables et efficaces jusqu'en Mai 2011 ne doivent plus être utilisés passé le 15 Février 2010.
Je sais que cette information est incroyable. C'est probablement pour cela que le gouvernement français, le ministère de la Santé, la DGS et son célébrissime Docteur Houssin Didier, l'homme pour qui tout rhume avec fatigue est une grippe H1N1 nécessitant impérativement du Tamiflu, c'est pour cela, donc, que ces braves gens ne vous en ont pas encore parlé, et les média itou.

C'est pour cela que tous ces experts qui vous ont seriné pendant des mois que les processus de fabrication du vaccin H1N1 étaient ri-gou-reu-se-ment indentiques à ceux du vaccin saisonnier ne se sont pas empressés de vous donner l'information.
Allez, avant de vous donner les liens, une spéciale dédicace aux idiots utiles, François Chérèque, jean-Luc Mélenchon, et l'autre là que j'avais oublié, le grrrrand professeur Rufo qui du haut de sa compétence en santé publique vilipendait dans le Parisien il y a quelques mois les médecins vaccino-sceptiques, "irresponsables".

Chacun cherche un père, parait-il. Tant qu'à faire, je préfère encore celui-là.

CDC HEALTH UPDATE
Distributed via Health Alert Network
Tuesday, February 02, 2010, 18:45 EST (6:45 PM EST)
CDCHAN-00307-2010-02-02-UPD-N
Sanofi Pasteur Monovalent 2009 (H1N1) Influenza
Vaccine in Pre-Filled Syringes—Shortened Shelf Life of Certain Lots
Summary
Sanofi Pasteur has notified CDC and FDA that some lots of monovalent 2009 (H1N1) influenza vaccine in prefilled syringes will have a shorter expiration period than indicated on the label. The lots of Sanofi Pasteur monovalent 2009 H1N1 influenza vaccine in prefilled syringes should be used by February 15, 2010, as indicated in the table below regardless of the expiration imprinted on the package. This is to ensure that the vaccine is used while it remains within its potency specification. There are no safety concerns with these lots of 2009 H1N1 vaccine. People who received vaccine from the lots listed below with shortened shelf life do not need to take any action.
Background
As part of its quality assurance program, Sanofi Pasteur performs routine, ongoing stability testing of the vaccine after it has been shipped to providers. Stability testing means measuring the strength of a vaccine over time.
The 50 lots subject to this change in expiration date include approximately 12 million doses. These lots were shipped to providers between November 2009 and January 2010. Although these lots remain potent, they are losing their potency more rapidly than expected, and therefore the shelf life is being shortened. While many of the doses from these lots are believed to have already been administered, there are almost certainly some doses that have not yet been used.
The change in expiration date described here is specific to the 50 lots of Sanofi Pasteur 2009 H1N1 influenza vaccine in pre-filled syringes listed below. However, two related recalls (See http://www2a.cdc.gov/HAN/ArchiveSys/ViewMsgV.asp?AlertNum... and http://www2a.cdc.gov/HAN/ArchiveSys/ViewMsgV.asp?AlertNum...) were conducted recently, which involved lots from Sanofi Pasteur’s 2009 H1N1 vaccine in 0.25 mL and 0.5 mL pre-filled syringes. The field adjustment and these related recalls affect all of the Sanofi Pasteur H1N1 vaccine in prefilled syringes that was distributed this season. These actions do not, however, affect Sanofi Pasteur’s 2009 H1N1 vaccine in multi-dose vials.
Sanofi Pasteur will send a notification to providers who received doses from any of the 50 lots of vaccine described below.
Lot Information
These lots should be used by February 15, 2010, as indicated in the table below regardless of the expiration date imprinted on the package.
All pre-filled syringes that have not been used by February 15, 2010 should be discarded in an appropriate manner, or you may return the product for destruction to Sanofi Pasteur Inc., c/o Capital Returns at 6101 N. 64th Street, Milwaukee, WI 53218.
Influenza A (H1N1) 2009 Monovalent Vaccine
in Pre-Filled Syringes Expiration Date Change
| Product Code (NDC) | Description | Lot Number | Labeled Expiration |
Re-Assigned |
|---|---|---|---|---|
| 49281-650-25 | 0.25mL syringes in 10-packs | UT014AA | March 4, 2011 | February 15, 2010 |
| UT014BA | March 4, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT014CA | March 4, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT014DA | March 4, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT014FA | March 27, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT014EA | March 25, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT029DA | April 7, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT029BA | April 6, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT029CA | April 6, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT029EA | April 8, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT030EA | April 10, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT030FA | April 11, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT033CA | April 12, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT033DA | April 12, 2011 | February 15, 2010 | ||
| 49281-650-50 | 0.5mL | UP033CA | April 16, 2011 | February 15, 2010 |
| UP036CA | April 19, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP034BB | April 22, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP036EA | May 3, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP037CA | April 30, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP037DA | May 2, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP048CA | May 6, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP040CA | May 4, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP048DA | May 9, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP049FA | May 16, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP049CA | May 11, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP049DA | May 13, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP035BA | April 15, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP059DA | May 16, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP060CA | May 17, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP060DA | May 19, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT047BA | May 11, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP033AB | April 9, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP041BA | April 30, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT041AA | April 29, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT034AA | April 19, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT045BA | May 5, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP061DA | May 21, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP061FA | May 23, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP035AA | April 12, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT048BA | May 12, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT058BA | May 16, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT059AA | May 18, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT058AA | May 14, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT061GA | May 24, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UP045EA | June 9, 2011 | February 15, 2010 | ||
| 49281-650-90 | 0.5mL syringes in 25-packs | UT036DA | April 26, 2011 | February 15, 2010 |
| UT040BA | April 28, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT047AA | May 9, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT046BA | May 9, 2011 | February 15, 2010 | ||
| UT046AA | May 4, 2011 | February 15, 2010 |
For More Information:
-
CDC’s toll-free information line, 800-CDC-INFO (800-232-4636)
TTY: (888) 232-6348, is available 24 hours a day, every day. -
For other inquiries, please contact Sanofi Pasteur Customer Services:
1-800-VACCINE (1-800-822-2463) or visit www.vaccineshoppe.com.
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22.01.2010
Quand breton pas content, lui toujours faire ainsi...

L'épidémie H1N1 est officiellement terminée. Roselyne Bachelot continue d'exhorter à la vaccination, et les média relatent ces conférences de presse où la ministre, qui avant-hier aurait voulu amener des adolescents dans les services de réanimation pour mieux les terroriser, vante son action "équilibrée entre réactivité et analyse", et donne des leçons de déontologie à tout le monde, fustigeant les experts de troisième mi-temps ( quand ses erreurs ont été commentées en direct-live depuis Juillet dernier) , reconnaissant seulement à demi-mot des erreurs de communication. A l'évidence, pourtant, ce n'est pas tant la communication qui pose problème, que l'incompétence des décideurs sanitaires en France...
Le risque, bien entendu, c'est qu'aucune leçon ne soit tirée de ce fiasco aterrant. Nous verrons bien. En attendant, les médecins sont furieux, furieux de constater l'hypocrisie et les mensonges des gouvernants. ce communiqué de l'Union Régionale des Médecins Libéraux de Bretagne contraste avec la langue de bois des instances sanitaires: il appelle un chat un chat, une menteuse une menteuse.
Echec du plan de vaccination contre la grippe A(H1N1) : les médecins libéraux de Bretagne soutiennent les demandes de commissions d'enquête française et européenne
Les médecins bretons soutiennent les demandes de création d'une commission d'enquête parlementaire, afin que soient établies les responsabilités dans le fiasco de la campagne de vaccination contre la grippe A(H1N1). Depuis le début de mise en place du dispositif, l'Union régionale des médecins libéraux de Bretagne n'a cessé d'alerter le ministère de la Santé sur l'erreur fondamentale consistant à contourner les organisations en place. Qu'il s'agisse du réseau de soins de ville ou de l'hôpital.
Alors qu'elle proposait enfin, la semaine dernière, aux médecins de ville d'intégrer le dispositif vaccinal contre la grippe A(H1N1), Madame Roseline Bachelot leur déclarait : "J'ai besoin de vous pour conquérir les indécis. La grippe peut encore faire des victimes et il faut parer à une possible deuxième vague pandémique." L'Union régionale des médecins libéraux de Bretagne (URML-B) regrette cette trop tardive reconnaissance de la légitime compétence des médecins traitants, et tient à réaffirmer qu'elle ne donnera aucune consigne concernant la vaccination.
La santé est notre priorité. Nous continuerons donc à faire en conscience notre métier : ta médecine, et seulement la médecine. Et nous vaccinerons ceux qui en ont besoin en évaluant au cas par cas le bénéfice-risque de cette thérapeutique préventive, et en tenant compte des données scientifiques fiables recueillies auprès d'experts indépendants de tout groupe d'intérêts ou de pression.
Soutien aux demandes de commissions d'enquête
A ce sujet, l'URML-B se félicite que le Conseil de l'Europe (dont sont membres 47 pays) souhaite ouvrir dès ce mois-ci une enquête sur les possibles pressions exercées sur les Etats et les experts de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) par les firmes pharmaceutiques intéressées par la production et la vente massives de vaccins. Selon le président de cette assemblée, le déclenchement de l'alerte à la pandémie constituerait "l'un des plus grands scandales médicaux du siècle".
De même, devant l'évidence de l'échec du dispositif mis en œuvre dans l'Hexagone depuis la mi-octobre, sous la conduite des pouvoirs publics et des institutions de santé, l'URML-B soutient résolument les demandes de création d'une commission d'enquête parlementaire française, afin que soit établie aux yeux de tous l'origine des responsabilités prises, au mépris parfois de la santé de nos concitoyens les plus vulnérables.
La négation du fonctionnement rationnel de notre système de santé, conjuguée à celle du rôle et des compétences de ses acteurs libéraux autant qu'hospitaliers, voire de certains services de l'Etat, ont conduit le gouvernement à prendre le risque insensé d'un total dérèglement de ce système, mettant en danger la vie de patients fragiles. Nombre d'entre eux, qui devaient bénéficier en priorité d'une protection contre le virus A (H1N1), ont été ignorés par un dispositif dont l'organisation tenait pour beaucoup de la grande improvisation, pour un coût qui devra être clairement établi.
1 Cf. article Santé du 11/01 sur www.gouvernement.fr
Le rôle des médecins traitants méprisé
Comment peut-on prétendre gérer une crise de santé publique en se passant d'acteurs aussi légitimes que les médecins traitants ? Pourquoi le ministère a-t-il choisi de rester aussi longtemps hermétiquement sourd aux incessantes argumentations de l'URML-B sur ce point, dans chaque réunion de travail où l'on était conviés, rejetant nos offres répétées d'effectuer des vaccinations dans nos cabinets ? C'est à dire au plus près des populations, en parfaite connaissance des patients potentiellement à risque et à la meilleure place pour remédier aux situations problématiques des personnes handicapées ou isolées.
Alors qu'au cours de la campagne 2008 contre la grippe saisonnière les médecins de ville ont assuré en trois mois 5,2 millions de vaccinations (soit 59% des personnes concernées)2, le plan pandémie A(H1N1), objet d'une débauche de communication, n'aura pas permis d'en vacciner dans le même temps davantage : 5,3 millions au 11 janvier 2010. Et, si il est généralement admis qu'au moins 40% d'une population doit être vaccinée afin de dresser une barrière efficace contre une pandémie grippale, le défi à relever est loin d'être aujourd'hui atteint : à peine 8% de Français vaccinés.
Durant ces trois mois d'errements et de propagande abusive, médecins généralistes, pédiatres et autres spécialistes ont été assaillis de questionnements de leurs patients sur la réelle dangerosité du virus, sur les risques qu'aurait présenté le vaccin, sur l'efficience d'une protection des "populations non à risques" à partir de janvier seulement, alors que l'épidémie serait, comme on le constate aujourd'hui, derrière nous. Directement mobilisés en toute première ligne, ces mêmes médecins auraient pu contribuer à éviter l'inutile engorgement de centres de vaccination de masse, souvent réduits à la paralysie et à l'inefficacité. Comme pour chaque campagne annuelle de vaccination anti grippe saisonnière, les doses de vaccin auraient pu être très naturellement acheminées par le dispositif habituel d'approvisionnement quotidien des pharmacies en médicaments, à la toute proximité des patients. Et l'on aurait ainsi assuré à tous un meilleur confort, propice à une meilleure acceptation du vaccin lui-même.
Une crise de confiance lourde de conséquences
Tandis qu'il était prétendu que les médecins de ville étaient déchargés de cette vaccination afin de mieux garantir leur présence auprès des malades atteints par le virus, et de mieux en assurer le traitement, des chefs de service d'hôpitaux publics étaient, ici même en Bretagne, sommés d'effectuer dans l'urgence la réquisition d'internes de médecine générale et internes de spécialité, eux-mêmes sommés de "préserver la continuité des soins dans les services exposés à la pandémie" (réanimations, maladies infectieuses et urgences)... "On peut s'étonner que les médecins généralistes ne soient pas davantage sollicités - élément que nous faisons remonter au ministère dans l'indifférence totale des autorités", dénonçaient dès la mi-novembre certains de ces chefs de service hospitaliers. L'URML-B ne peut que s'associer à eux pour déplorer les conséquences, alors déjà prévisibles, de cet état de fait.
Au global, l'Etat aurait investi dans l'affaire plus de 1,5 milliards d'euros : 5% du « trou de la sécu », l'équivalent du déficit annuel des hôpitaux publics. Une dépense démesurée, dont le montant non encore arrêté contribue à nourrir le manque total de confiance, désormais avéré, de nos concitoyens envers les capacités des pouvoirs publics à maîtriser pareille crise de santé. Un manque de confiance sans aucun doute lourd de conséquences pour le futur.
Mais l'heure des comptes définitifs est encore à venir...
Docteur Jacques ROUILLIER, Docteur Hervé LE NEEL, Docteur Jean-Pierre LAGUENS
2 Chiffres CNAM / France entière - Cf. dossier de presse du ministère de la Santé du 18/09/2009
20.01.2010
H1N1: Comme un sourire de Xavier Bertrand...

Jean-François Copé s’est forgé une légende, celle de rival de Nicolas Sarkozy.
Tout y fait ventre, ses spins doctors ont bien chiadé l’affaire.
Jean-François Copé serait un grand serviteur de l’Etat.
Jean-François Copé porte haut la Mémoire du Général.
Jean-François Copé est le secret espoir de tous ces bourgeois de droite effarés ( pas autant que nous) d’avoir mis à la tête du pays une brochette de pervers narcissiques plus incompétents les uns que les autres.
Jean-François Copé serait le meilleur d’entre Eux, une sorte d’Alain Juppé mâtiné de Villepin, le joker d’une UMP à la ramasse, le Jiminy Cricket d’une droite bling-bling Fouquettisée.
Une conscience de droite, un conservateur propre sur lui, garant de la France éternelle. Guaino sans les névroses, quoi. De Gaulle sans les cheveux.

Sauf que.
Sauf que, votre Honneur, quand le Nouveau Centre réclame une commission d’enquête sur la gestion de la pandémie H1N1, Jean-François Copé n’apprécie pas.
Car même s’il n’y a pas grand-chose à attendre de l’immense majorité des députés et sénateurs ( A propos, Jean-Luc Mélenchon, matamore de comptoir, j’attends toujours ta réponse.. enfin, ma pomme et quelques dizaines de milliers d’internautes qui à ce jour ont lu la petite missive que je t’ai faite…), même s’il n’y a pas grand-chose à en attendre, disais-je, cette commission aura certainement a cœur d’étudier le fiasco auquel ont présidé Roselyne Bachelot, Brice l’Auvergnat désinhibé et Nicolas, « Celui qui glousse dans les cimetières ».
Cette commission se penchera sur la façon dont un gouvernement qui pioche chaque année 180 millions d’euros de franchises dans les poches des malades, qui étrangle financièrement la médecine générale, qui pousse les personnels des hôpitaux à l’abattage, aura dépensé près de 2 milliards d’euros pour réussir à vacciner 7% de sa population, en laissant dans la nature une proportion non négligeable des personnes à risque.
Et là, Jean-François Copé n’est pas d’accord.
Jean-François Copé rechigne.
Jean-François Copé « espère que ce n’est pas une approche inamicale ».
Parce qu’il parle comme ça, Jean-François Copé, qui nous promet pourtant depuis longtemps d’arrêter la langue de bois…

Parce que pour Jean-François Copé, comme pour ses virils compagnons de l’UMP, la politique de la France, c’est une affaire d’amitié avant tout. De petits arrangements entre amis. Et ça a quelque chose de touchant, tu vois. Comme un sourire de Xavier Bertrand.

14:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : h1n1, vaccin, grippe, pandémie, copé, xavier bertrand, vaccinodrome, sopranos, fouquet, pervers narcissiques
18.01.2010
H1N1: "Pandémie: pourquoi les Français doutent-ils?"
« La France a le meilleur système de santé du monde, selon l’OMS ». « Le plan pandémique français est un exemple pour le monde entier ».

Ces affirmations répétées par les technocrates ministériels devaient un jour ou l’autre être balayées par une crise sanitaire. C’est chose faite. Pour ceux qui pratiquent encore la médecine générale, ce petit métier voué à disparaître pour cause d’entrave au néolibéralisme financier, ce n’est pas une surprise. Ainsi dès 2007 j’avais créé un blog, « en attendant H5N1 », rassemblant données médicales parcellaires sur les risques sanitaires et commentaires désabusés sur la destruction accélérée du système solidaire français.
Mais je dois l’avouer, même pour un observateur averti, l’ampleur du fiasco H1N1 est surprenante. Ainsi les Français ont mis en doute les consignes péremptoires assénées à longueur d’antenne par ministres et experts. Par quel miracle ?
Fin Octobre, l’un d’eux livre son analyse. Antoine Flahault, directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique, s’était hasardé mi-Août 2009 à une prévision basée sur une lecture hâtive des chiffres de décès dans deux îles de l’Océan Indien, reprise dans la quasi-totalité des média comme une vérité scientifique : la mortalité de la grippe H1N1 serait cent fois supérieure à celle de la grippe saisonnière. Dans ce contexte, on comprend l’étonnement de l’expert quand, dix semaines plus tard, la population boude les vaccinodromes. Son explication? Nous assisterions aux effets à long terme de… Mai 1968, aux caprices « d’enfants gâtés » : « Tout l’édifice patiemment construit pour le bien commun semble s’écrouler sous nos pieds : la population tourne massivement le dos et s’en va en maugréant... Peut-être, les barricades cèderont-elles ? Peut-être, la raison reviendra-t-elle ? » Cette explication sarkocompatible sur les méfaits de l’esprit de 68 en dit long sur le désarroi de nos élites, ainsi que sur leur déconnexion du réel. Et l’on a droit, comme toujours, au couplet sur les méfaits d’Internet : « une blogosphère insensée s’agite et semble mieux à même de convaincre l’opinion…souvent réfractaire aux données scientifiques… elle a des accents parfois paranoïaques, agite volontiers la théorie du complot, dénonce sans la moindre preuve les manipulations d’Etat… »
Ces affirmations n’expliquent pas comment une proportion très importante de professionnels de santé eux-mêmes font partie des vaccino-sceptiques. Ceux-ci seront désignés dans les média comme des irresponsables, voire des propagandistes sectaires, ce sera l’analyse râbachée sans nuance par Hélène Cardin sur France-Inter, qui prendra la défense d’experts épinglés pour leurs conflits d’intérêt non dévoilés avec Big Pharma, tout en raillant la piétaille généraliste, inculte et uniquement motivée par le manque à gagner que représenteraient les vaccinodromes.
A la vérité, c’est sur Internet en grande partie que la bataille d’arguments s’est livrée, médecins et infirmiers décortiquant patiemment les publications scientifiques, « vulgarisant » leur contenu parfois abscons pour leurs lecteurs, quand les médias en majorité servaient la soupe au plan pandémique. Et l’erreur majeure d’un gouvernement qui vit de l’instrumentalisation de peurs fabriquées aura été d’écarter d’autorité du plan pandémique les généralistes, troufions individualistes jugés comme incompétents. Imposer aux Français il y a cinq ans un médecin traitant, pour ensuite leur expliquer qu’ils avaient confié leur santé à un imbécile incapable de respecter la chaîne du froid, c’était ajouter un mensonge de trop à une longue série d’affirmations politiques et industrielles calamiteuses.

Christian Lehmann est médecin généraliste et écrivain
Paru dans l'Humanité, samedi 16 janvier 2010
15:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : h1n1, vaccinodrome, bordel en gymnase, roselyne bachelot, dgs
08.01.2010
VACCIN ET GRIPPE H1N1 : IL EST TROP TARD POUR SAUVER WILLY

Il est trop tard pour sauver Willy.
Il est trop tard, définitivement trop tard, pour éviter à Roselyne Bachelot de payer le prix politique de son incompétence et de son autoritarisme, de ses choix industriels et organisationnels désastreux, de sa méconnaissance profonde de ce qui tisse la relation médecin-patient et de son mépris de la piétaille généraliste.
Je ne sauverai pas Willy, donc. Je n'écoulerai pas les stocks vaccinaux de la ministre, une fois l'épidémie passée.
Avant-hier encore, certains médias claironnaient l'immense succès des vaccinodromes en recopiant les communiqués triomphalistes du ministère alignant des chiffres de fréquentations gonflés par la panique artificiellement entretenue par la ministre et le calamiteux Directeur Général de la Santé. Aujourd'hui, le fiasco que j'ai dénoncé sans relâche depuis des mois( avec d'autres ) apparaît enfin à tous dans son énormité. Et Roselyne Bachelot capitule en rase campagne devant les médecins libéraux qui demandaient depuis des mois de pouvoir vacciner simplement à leur cabinet ceux de leurs patients pour qui la vaccination pouvait être utile, et qu'elle ridiculisait à chaque conférence de presse, son ironie malsaine répétée en écho par des idiots utiles comme François Chérèque ou Jean-Luc Mélenchon ( dont la forte pensée: " Devant les campagnes de santé publique, on fait d’abord la campagne on discute après, pas l’inverse..." lui sera je l'espère rappelée par ses pairs sénateurs et la presse s'il participe un jour à une commission d'enquête sur ce fiasco exemplaire)...

Mais il n'est pas question de sauver Willy, d'écouler les stocks ministériels, à ce stade beaucoup trop tardif. La vaccination de masse a échoué, la vaccination ciblée enfin possible arrive beaucoup trop tardivement. Tant que nous y sommes, pourquoi ne pas vacciner contre la grippe espagnole, à ce stade, par "principe de précaution"? Peut-être certains patients à risque important, ou ayant des difficultés de déplacement, demanderont-ils à se faire vacciner dès maintenant sans attendre l'inclusion probable de la souche H1N1 dans le vaccin saisonnier de l'hiver prochain, dont on peut espérer que les processus de fabrication seront un peu mieux rodés que ceux du vaccin pandémique, mais cela ne changera pas grand chose au fiasco engendré par la technocratie au service d'un pouvoir politique dramatiquement incompétent et uniquement habile à créer des psychoses entretenant son délire sécuritaire.
Je reproduis ici, avec jubilation, l'article de mon ami Dominique Dupagne, en attendant la suite:
http://www.atoute.org/n/article144.html
Après une réunion tendue ce jeudi 7 janvier entre Roselyne Bachelot et les représentants des médecins libéraux, les derniers freins à une vaccination en ville par les médecins libéraux ont été levés.
Certains craignaient le pire : que les autorités sanitaires s’accrochent à leurs procédures controversées, responsables de l’échec de la vaccination dans les gymnases.
Les représentants des médecins libéraux ont tenu bon. La Ministre a capitulé et autorisé la mise en place d’un circuit de vaccination simplifié, c’est à dire inspiré de celui mis en place pour la grippe saisonnière qui donnait jusqu’ici toute satisfaction.
Les vaccins seront délivrés par les pharmaciens, professionnels de la gestion des médicaments.
Les vaccins seront réalisés par les médecins ou les infirmiers, autres professionnels qualifiés, pour leurs patients, dans un climat de confiance qui manquait cruellement dans les centres Bachelot.
La Ministre et son staff ne pouvaient pas imposer quoi que ce soit : quand la maison brûle à cause du barbecue, le propriétaire imprudent n’explique pas aux pompiers comment travailler. ( NDLR: la mise en gras est de moi, certaines phrases dont celle-ci atteignent à la perfection, c'est presque aussi bon que du Philip Roth...)
Certes, il y aura sans doute peu de candidats à une vaccination controversée, pour une épidémie évaporée. Mais le climat qui l’entoure retrouvera un peu de sérénité. Cette vaccination ne pourra pas démarrer avant une dizaine de jours, le temps d’approvisionner les pharmacies.
Le coût de la vaccination sera donc de 22 euros si elle se fait dans le cadre d’une consultation spécifique (revue des antécédents et réponse aux questions du patient, information sur les effets indésirables, choix puis prescription du vaccin le plus adapté) à 0 euros si elle a lieu pendnat une consultation de routine pour un autre motif, comme c’est souvent le cas. Une tarification de 6,60 euros a été négociée avec les syndicats pour les vaccinations multiples lors de séances spécifiques organisées par le médecin et ne nécessitant pas une consultation préalable. Ce sera sans doute une éventualité assez rare, du fait des nombreuses questions que les patients se posent sur les vaccins pandémiques. D’ailleurs, dans les gymnases, toutes les injections étaient précédées d’une consultation médicale.
Le coût moyen de la vaccination en ville qui tournera donc autour de 10 euros sera donc 20 fois inférieur à celui de la vaccination en centre qui mobilisait un nombre invraisemblable de personnels de santé pour une productivité ridicule et un coût unitaire dépassant les 200 euros (certains parlent même de 500 euros, la mission parlementaire en cours de création précisera ce montant). Pour employer un mot à la mode dans les cercles sanitaire, l’efficience était proche de zéro.
J’avais montré dans un article récent à quel point le modèle soviétique copié par la Ministre et son entourage était aussi improductif que coûteux.
Espérons que cette gabegie marquera les esprits à l’heure ou la réforme de la santé (Loi HPST), du même auteur, s’apprête à finir de ruiner l’hôpital public. Ce que nous avons vécu avec la vaccination Bachelot n’est que le modèle réduit d’une des/organisation plus globale. Une santestroïka s’impose d’urgence.
| J’ai demandé à Claude Bronner, président du syndicat Union Généraliste, son sentiment sur l’issue de cette discussion : "Ma première impression est qu’il a fallu beaucoup trop longtemps pour que la réalité s’impose à notre administration politique et sanitaire. J’avais écrit dans UG Zapping 02 du 18 mai , à propos d’un préfet : “De même il se débrouillera bien avec les généralistes quand tout le reste du plan Grippe aura foiré...” On y est enfin, après avoir passé en revue toutes les erreurs à ne pas commettre, dont celle de ne pas s’appuyer sur les généralistes. Les patients vont pouvoir se faire vacciner pour la grippe H1N1 comme pour la saisonnière, à cette exception près que les médecins devront encore quelques temps faire chercher (ou chercher eux mêmes) les vaccins dans les Centres de vaccination. Vaccination au cours d’une consultation ou d’une visite, vaccination au cours de séances spécifiques, le patient choisit son médecin, le médecin choisit sa manière de travailler. Exactement comme cela aurait dû être depuis le début. Le débat scientifique sur l’intérêt de cette vaccination va s’enrichir des bilans des différentes stratégies de prises en charge et les débats vont continuer sur le prochain retour du virus et sur sa virulence. Bref, on n’a pas fini de parler de la grippe et de la vaccination et il va être intéressant de suivre l’évolution dans les mois à venir..."
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15.12.2009
TAMIFLU, VACCIN ET GRIPPE H1N1: DANS LE MUR EN KLAXONNANT
Dans mes cauchemars les plus fous, je n'aurais jamais imaginé la séquence d'évènements, de déclarations et de décisions grotesques qu'accumulent avec une désarmante constance dans le n'importe quoi la ministre, ses experts, et son directeur général de la santé.

Jeudi 10 décembre, donc, la Direction Générale de la Santé adresse aux médecins un mail DGS-Urgent informant qu'à partir de dorénavant et parce que c'est comme ça, tenez-vous bien....
LA DEFINITION DE LA GRIPPE A CHANGE.
et que... ( non, attendez, asseyez-vous, un malaise est si vite arrivé, je m'en voudrais de surseoir au principe de précaution qui anime tous ces irréprochables professionnels de la profession)
TOUT GRIPPE SERA MIS SOUS TAMIFLU, DE MANIERE SYSTEMATIQUE.
Je vous la fais courte, mais en gros, cette directive est censée s'imposer à tout médecin.
Autrement dit, sur le plan médicolégal, cette directive met en danger tout médecin qui, au vu des données actuelles de la science, en son âme et conscience de soignant responsable, refuserait de s'y soumettre.
On est, soyons clair, dans la dictature de l'émotion, de la connerie, et du n'importe quoi.
Car cette décision est plus que discutable ( sauf si on est adepte de la Mélenchon-attitude, qui, je le rappelle, se résume à cette brève de comptoir ébouriffante : "DEVANT LES CAMPAGNES DE SANTE PUBLIQUE, ON FAIT D'ABORD LA CAMPAGNE ON DISCUTE APRES, PAS L'INVERSE").

Cette décision est discutable et injustifiée ( au sens étymologique du terme: rien ne la justifie, le document fourni aux médecins ne contient pas UNE référence médicale expliquant la modification de la stratégie nationale de prise en charge). Sans m’étendre sur le sujet, je fournirai en fin d’article quelques-uns des très nombreux liens qui contredisent cette directive : il n’existe pas aujourd’hui de données scientifiques validées amenant à prescrire systématiquement du TAMIFLU au moindre signe de grippe. Il existe des données scientifiques, sujettes à controverse, laissant penser que le TAMIFLU peut être utile s’il est donné aux patients à risque, ou s’il est donné en cas d’apparition de signes respiratoires ou d’aggravation de l’état d’un patient.
Reprenons le premier diktat de la DGS:
La définition de la grippe a changé. Je cite:
« La grippe A(H1N1) ne se différencie pas du point de vue symptomatologique de la grippe saisonnière.
Un cas est défini par un malade présentant un syndrome respiratoire aigu à début brutal associant:
= des signes respiratoires (toux et/ou maux de gorge et/ou rhinite...);
ET
« des signes généraux (fièvre supérieure à 38°C et/ou myalgies et/ou asthénie.). »
Suivez-bien les et/ou et le ET, et vous verrez que le diagnostic de grippe est maintenant posé sur la seule association des deux symptômes suivants: une rhinite et une asthénie.
En français, cela signifie que pour gonfler les chiffres et poursuivre dans la politique de la terreur mise en place pour justifier une vaccination de masse à 1 milliard d'euros au bas mot et les vaccinodromes ministériels, il faut à tout prix pouvoir annoncer, alors même que l'épidémie s'essouffle, que la grippe A a ravagé le territoire...
En français, cela signifie que toute personne présentant, en ce début d'hiver, UN NEZ QUI COULE ET UNE FATIGUE, est UN GRIPPE QUI S'IGNORE!!!
Et qui, cerise sur le gâteau, DOIT ETRE SYSTEMATIQUEMENT MIS SOUS TAMIFLU...
Etrangement, les directives antérieures étaient diamétralement opposées, et la ministre l'avait écrit et souligné aux médecins dans un des inénarrables lettres que l'on commentera à l'envi lors de son procès: ( lettre du 15/07/2009 aux médecins, le soulignage est d’origine)

« Il vous appartient, bien entendu, de déterminer les modalités de prise en charge médicale des patients présentant des symptômes évocateurs de la grippe. Pour autant, il me parait utile de préciser, s'agissant du virus A/H1N1, qu'elles peuvent actuellement s'apparenter à celles que vous mettez en œuvre pour traiter la grippe saisonnière. Ainsi, sur la base de l'avis des experts. la prescription systématique d'antiviraux n'est pas justifiée. Pendant la phase de contingentement, la prescription systématique d'Oseltamivir aux patients et à leurs contacts avait pour but de ralentir la progression du virus. A l'heure actuelle, comme je vous l'ai dit, il importe de réserver la prescription de ce médicament aux cas qui le nécessitent, afin de ne pas courir le risque de voir émerger des résistances. Je vous demande tout particulièrement de ne pas délivrer ce traitement à des patients qui en feraient la demande à des fins de précaution, sans que le besoin ne soit justifié d'un point de vue thérapeutique. J'ai par ailleurs demandé à la caisse nationale d'assurance maladie de surveiller le flux des prescriptions d'antiviraux. Je serai attentive à ce que le volume des prescriptions corresponde à la réalité de la situation épidémiologique sur le terrain. En revanche, la systématisation du port du masque anti-projections (ou masque « chirurgical ») par les malades est très importante pour limiter le risque de transmission du virus. Je sais pouvoir compter sur votre professionnalisme. »
(NDLR : Oseltamivir est le petit nom du TAMIFLU)
Depuis le 10 décembre, les syndicats de médecins généralistes, les sociétés savantes de médecine, le FORMINDEP, et bien d’autres, ont réagi à cette directive stupéfiante, aussi bien dans la forme que sur le fond. Je ne reproduis pas ici tous leurs arguments, mais l’absence de respect de l’indépendance scientifique des médecins, l’utilisation d’une procédure d’urgence pour imposer une conduite médicale inexpliquée et inexplicable sur le plan scientifique à ce stade de l’épidémie, et enfin l’absence consternante de toute référence médicale ou de toute publication scientifique cohérente, provoquent dans le milieu médical un émoi énorme, certains réalisant seulement maintenant qu’il n’existe pas de limite à l’amateurisme, à l’autoritarisme et à l’incompétence de ceux qui sont censés gérer cette pandémie.
Ah, j’oubliais un détail. Jusqu’au 20 décembre, nous apprend le communiqué de la DGS, les patients iront à la pharmacie se faire délivrer les boîtes de TAMIFLU avec l’ordonnance du médecin. A partir du 21 décembre ( je vous avais dit de vous asseoir, je n’accepterais aucune réclamation), le TAMIFLU délivré en pharmacie ne proviendra plus des laboratoires ROCHE mais directement des stocks mis en place par le gouvernement depuis 2005 en prévision de la grippe aviaire. Ces stocks dont on nous expliquait que la date de péremption était dépassée, mais qu’en fait le médicament restait encore efficace et actif. Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter, la santé publique en France est en de bonnes mains.

Je vous laisse digérer cette information. Bientôt, un petit point sur l’épidémie, la manipulation des chiffres des décès, et une question à l’expert Antoine Flahault, car je suis nul en mathématiques : Si j’annonce au doigt mouillé en Septembre 2009 que la grippe A pourrait faire 100 fois plus de morts que la grippe saisonnière, et si au final cette grippe A fait à peu-près 4 fois moins de morts que l’estimation la plus basse possible de la grippe saisonnière, comment puis-je justifier un taux d’erreur de 400% ?
Liens :
Faut-il prendre du TAMIFLU en cas de grippe ?
http://www.atoute.org/n/article138.html
Influenza antiviral treatment and prophylaxis
http://hldemo.ebscohost.com/Influenza/dm/influenza_antivi...
TAMIFLU pour tous: la déraison ( communiqué du syndicat UNION GENERALISTE)
http://www.uniongeneraliste.org/communiques/tamiflu-pour-tous-la-deraison.html
COLLEGE NATIONAL DES GENERALISTES ENSEIGNANTS
http://www.cnge.fr/IMG/pdf/091213_Pandemie_grippale_A_CNG...
LETTRE OUVERTE-PETITION A DIDIER HOUSSIN, DIRECTEUR GENERAL DE LA SANTE ( cette pétition est réservée aux médecins)
http://www.formindep.org/Lettre-ouverte-petition-a-Didier
SOCIETE FRANCAISE DE MEDECINE GENERALE
http://www.sfmg.org/actualites/communiques/a_propos_du_me...
Message à caractère informatif: Vous êtes sous Internet Explorer? Je vous plains. Il vous manque la moitié de ce texte.
13:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tamiflu, vaccin, grippe, h1n1, pandémie, bachelot, houssin, dgs, bordel en gymnase, vaccinodrome












