01.12.2007
"L'avenir de la haine raciste..."
« L’avenir de la haine raciste est dans le camp des gens qui se sont réjouis de la défaite électorale de Jean-Marie Le Pen en mai 2002, et non dans le camp des fidèles de Vichy ».
Bien avant son interview à Haaretz qui fit scandale en 2005, Alain Finkielkraut développait une stupéfiante tolérance pour l’extrême-droite quand les antiracistes de gauche étaient vilipendés et taxés, au mieux, d’imbécillité xénophobe.
Dans son dernier livre en date, "La position du penseur couché" sous-titré "Petites philosophies du sarkozysme", (editions Libertalia, 7 euros) Sébastien Fontenelle(*) décrypte ce double discours. C'est court, dense, drôle, effrayant.
Soyons clair: le négationnisme est une plaie et une maladie mentale. On peut être de gauche, antiraciste, altermondialiste, et affirmer cela, contrairement à ce que laisse entendre Alan Finkielraut. Et à partir de là, on peut pointer que ceux qui comptent les juifs dans les émissions de France Culture ont, comme c'est étrange, un mode de pensée aussi rance que ceux qui comptent les blacks dans une équipe de foot. Que ces gens ricanent ensemble n'est pas, au final, étonnant.
(*) http://vivelefeu.20minutes-blogs.fr
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