15.12.2011
Le PS a trouvé sa Roselyne Bachelot
Ce qu'il y a de bien, avec la parité, c'est qu'on n'est plus obligé d'entendre pérorer des crétins, on a accès à la stéréo. Homme-femme, le quota est respecté.

Total respect donc pour Françoise Tenenbaum, maire-adjointe de Dijon en charge des questions de santé ( je savais les adjoints à la santé en mairie particulièrement pointus, mais celle-ci frise le Nobel)
Avec sa proposition rapportée dans "les Echos" et qui fait depuis lors le tour du web et des télés, de proposer aux vétérinaires de prendre en charge les malades dans les zones de désertification médicale, Françoise Tenenbaum ( retenez ce nom ) entre dans l'histoire en prouvant une fois encore la justesse de l'aphorisme de l'humoriste H.L.Mencken: "Pour tout problème complexe, il y a une solution simple, évidente et fausse".
La raréfaction des médecins en zone rurale est liée à la pénibilité de leur métier et à l'impossibilité de faire face à une charge de travail énorme avec des moyens ridicules ne permettant même pas l'aide d'un secrétariat, dans des zones où la famille du médecin n'a, pas plus que la population locale, accès aux écoles, aux crèches, aux maternités, etc...
Imaginer que les vétérinaires ( 16.000 sur le territoire) vont aller dans les maisons de santé ou les EHPAD soigner des humains ( au tarif de l'Assurance-Maladie) après une petite année de "mise à niveau", c'est se foutre ouvertement du monde, mais Françoise Tenenbaum n'hésite pas, c'est à ça qu'on la reconnaît.
« Pourquoi ne pas faire appel aux vétérinaires ? En leur proposant une année supplémentaire de formation, ils pourraient intervenir dans les maisons de santé. Vous allez me dire que c'est de la sous-médecine, mais en milieu rural je suis sûre que ce serait bien accepté par les populations... »
Je suis médecin, j'ai fait huit ans d'étude, je travaille depuis 28 ans, et il ne me viendrait pas à l'idée d'usurper le métier d'un vétérinaire, tout simplement parce que nous ne faisons absolument pas le même travail. L"idée" de Françoise Tenenbaum, dont semble t'il elle s'est ouverte à l'ARS localement, est un signe parmi d'autres de l'incurie totale des politiques dans le domaine de la santé.
Mais réjouissons-nous, le PS, en Françoise Tenenbaum, a trouvé sa Roselyne Bachelot.

Et nul doute qu'elle aura pris une longueur d'avance sur d'éventuels concurrents au poste de Ministre de la Santé, en cas de nouvelle épidémie de grippe aviaire ou porcine. Plus la peine d'ouvrir des vaccinodromes, des abattoirs suffiront.
PS: A propos de Françoise Tenenbaum, un ami a ce mot que je trouve délicieux: "Pour certains membres de la classe politique, il faudrait remplacer leurs dentistes par des proctologues. Pas parce qu'il y aurait pénurie. Mais parce que ça fait sens."
02.12.2011
Au Point, les WC sont fermés de l'intérieur

Ca vient de sortir, un peu comme un étron moelleux, encore chaud.
C'est la chronique de Patrick Besson, du Point. Ex-révolutionnaire ayant mis sa "plume" au service de magazines iconoclastes comme le Figaro, Voici et Marianne, zélateur de Mladic et Karadzic contre l'impérialisme américain, Patrick Besson n'a de cesse de pourfendre le politiquement correct.
Sa dernière cible? Eva Joly. Ou plutôt l'accent d'Eva Joly
Allez voir, c'est d'une kolossale finesse:
Comme le dit un commentateur, ce papier n'aurait pas déshonoré "Je suis partout".
Ca tombe bien. Ayant débuté à l'Humanité, Patrick Besson est maintenant partout.
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29.11.2011
L'homme qui murmurait à l'oreille des fachos
L'HOMME QUI MURMURAIT A L'OREILLE DES FACHOS
14:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oh oui claude, verse-moi ton purin dans l'oreille
21.11.2011
Plan média


16.11.2011
Supplique aux néolibéraux, "messieurs qu'on nomme grands, lâchez-nous la grappe avec vos lendemains qui chantent "
Madame, Monsieur,
Vous vous définissez vous-même comme étant de sensibilité « libérale » sur le plan économique et c’est bien évidemment votre droit le plus strict. Vous ne verrez donc pas d’inconvénients à être sollicité afin de répondre à une simple question.
Nous, blogueurs et citoyens de sensibilité de gauche, sommes depuis une bonne trentaine d’années face à votre discours nous assurant que le libéralisme économique – ou néolibéralisme si vous préférez – va être rien moins qu’une promesse de bonheur et de liberté pour tout un chacun, humbles comme aisés, et qu’un passage, certes douloureux mais que vous nous assurez « nécessaire », par une période de temps plus ou moins difficile où serait mise en place une sévère mais juste « rigueur » économique, finira, à terme, par porter des fruits dont tout le monde sans exceptions profitera…
Disons le net : nous sommes sceptiques.
Non pas que nous mettions en doute votre bonne foi quant à ces affirmations : votre sur-présence médiatique depuis tant d’années nous a convaincu de votre sincérité. Mais tout de même, tout le monde finit par se demander, à force :
Ce fameux « bonheur néolibéral » qu’on nous promet depuis 30 ans, ça vient quand ?
Parce que dans un pays comprenant 8 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté et des salariés pressurés comme des citrons en permanence, et où malheureusement il semble bien qu’une fraction fort malhonnête de personnes trouvent à s’enrichir en se contentant de siéger dans des conseils d’administration, il est quelque peu délicat de percevoir les bienfaits de ces fameux « marchés » que vous défendez pourtant mordicus en dépit du bon sens.
Comme toujours, vous répondrez à cela qu’il faut « poursuivre les réformes » parce qu’on a « pas assez libéralisé » ; mais soyons sérieux : il vous faut clairement admettre que vous vous êtes plantés. Qu’en 30 ans vous n’avez pas été foutus de faire quelque chose de bien. Et que le néolibéralisme n’a conduit qu’une fraction infime de gens très riches à encore plus s’enrichir au détriment de tous les autres.
Notre question sera donc : pourquoi ne pas admettre que votre idéologie est nuisible pour la majorité, que vous vous êtes plantés, et que dans l’intérêt général vis-à-vis duquel vos idées sont objectivement nuisibles, il serait mieux que vous laissiez tomber et passiez à autre chose ?
Dans l’attente de votre réponse, veuillez Madame Monsieur agréer l’expression de nos salutations distinguées.
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