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24/04/2012

Cinq ans de sarkozysme... et un système de santé à terre

 

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Si Nicolas Sarkozy a largement contribué à mettre à genoux le système de santé français, la destruction de la sécurité sociale solidaire avait été largement entamée par ses prédécesseurs.

Dès 2004, Jacques Chirac avait nommé à la tête de l’Assurance maladie Frédéric Van Roekeghem, ancien directeur à l’audit du groupe AXA. Ayant tout pouvoir, ce proconsul s’entoura de zélotes libéraux qui, sous couvert de «sauver la Sécu», la métamorphosèrent en utilisant le management du privé : fermetures de centres, transfert non rémunéré de la saisie des feuilles de soins aux soignants, primes d’intéressement des médecins conseils, falsification des chiffres d’arrêts de travail injustifiés.

Dès 2005, au ministère de la Santé, agissant en back-office de Philippe Douste-Blazy, Xavier Bertrand, ancien assureur chez AXA, organisait entre les syndicats médicaux les plus réactionnaires et l’Assurance maladie new-look une convention surchargeant les généralistes de travail administratif sans même leur octroyer les moyens de payer un secrétariat, désespérant leur relève éventuelle, hâtant leur disparition. En échange d’un «parcours de soins» transformé en labyrinthe tarifaire, ces syndicalistes obtenaient l’élargissement des dépassements d’honoraires des spécialistes et la mise à mort de l’option référent, seule avancée financière et conceptuelle de la médecine générale en vingt ans.

Dans le même temps, à l’hôpital, se mettait en place, au nom de la culture du chiffre, la tarification à l’activité. Les vieux atteints de pathologies lourdes nécessitant trop de «temps soignant», devaient être refoulés de l’hôpital pour équilibrer les budgets. Déjà pénalisés par l’usine à gaz de la convention 2005, les patients subirent dès 2007 les franchises, lubie sarkozyste. «Y a-t-il une seule assurance sans franchise ? C’est la seule façon de res-pon-sa-bi-li-ser les patients.»Responsabiliser les cancéreux, les diabétiques et les accidentés du travail, voilà au moins une promesse que Nicolas Sarkozy peut fièrement se vanter d’avoir tenue. A l’époque, la Cour des comptes avait proposé, plutôt que de piocher ainsi 850 millions d’euros dans la poche des malades, de taxer les stock-options à l’égal des salaires, ce qui aurait rapporté 3,5 milliards d’euros par an. Nicolas Sarkozy, en gestionnaire avisé, trancha pour la finance. Au bout de cinq ans, le constat est accablant. A défaut de responsabiliser les patients, les franchises auront aggravé le renoncement aux soins, certains patients devant aujourd’hui choisir entre se soigner ou payer leur loyer.

Mais ce n’est pas tout. Dès 2005, Frédéric Van Roekeghem, dans ce sabir qu’aurait goûté George Orwell, s’était juré de «redéfinir le périmètre des affections de longue durée». En clair, l’idée, lumineuse, était de ne plus prendre en charge à 100% les pathologies chroniques qu’au stade des complications. Ayant déclenché un tollé, cette mesure fut mise sous le boisseau et ressortie après l’élection. Plus fort que les rois médiévaux censés guérir les écrouelles : sous Sarkozy, du jour au lendemain, l’hypertension artérielle sévère n’est plus une affection de longue durée. Dans un pays où l’espérance de vie d’un ouvrier est de sept ans moindre que celle d’un cadre, ceci aggrave encore le différentiel entre ceux qui peuvent prendre en charge les soins de prévention et les autres.

Passons brièvement sur le calamiteux épisode de la grippe H1N1, éclairant exemple de cette médecine sans médecins que dessinent année après année les fossoyeurs du système : Roselyne Bachelot fut grandiose de bout en bout, commandant des vaccins par lots de dix en quantité invraisemblable, niant les compétences des infirmiers et généralistes «incapables de respecter la chaîne du froid», surjouant la dramatisation. Entourée d’«experts» prédisant l’Apocalypse, elle mit en place des vaccinodromes dispendieux que louèrent sans grande lucidité aussi bien François Chérèque, persuadé que les généralistes voulaient vacciner par appât du gain, que Jean-Luc Mélenchon, fasciné par la «résurgence du collectif» quand les vaccinodromes en gymnase signaient la défaite de la pensée scientifique indépendante.

En 2010, de déremboursements en franchises, l’Assurance maladie ne remboursait plus que 50% des soins ambulatoires, tandis que le pourcentage d’étudiants en médecine s’installant en ville passait de 14% à 9%. Sommés d’injonctions contradictoires par les nouveaux benchmarkers de la Sécu, menacés dans certains départements pour avoir octroyé à leurs patients le tiers payant, les soignants dévissaient leur plaque par centaines chaque année.

Dans le même temps, Xavier Bertrand, pour faire oublier aussi bien l’amitié de trente ans entre Jacques Servier et Nicolas Sarkozy que ses nombreux conseillers issus de Big Pharma ou le saccage du Fonds d’orientation pour l’information médicale indépendante (son premier acte en tant que secrétaire d’Etat), lançait après le scandale du Mediator une opération mains blanches : «Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d’en être l’organisateur». Et nous voilà ce soir, comme dirait Jacques Brel. Année après année, la pratique de la médecine générale est devenue plus difficile. Le désert avance, et les solutions de remplacement incohérentes pondues ici et là : médecins itinérants en roulottes, généralistes à la porte des urgences, vétérinaires ruraux enrôlés pour piquer les vieux, font fi du réel et de la particularité du système français, qui faisait une large place à l’humain, à la médecine de l’individu.

Le président qui vient aura le choix : accompagner le mouvement largement entamé par les fossoyeurs, instrumentaliser les dépassements pour pénaliser l’ensemble des professionnels en invoquant les «défaillances» d’une médecine de proximité exsangue, saupoudrer quelques maisons médicales pour faire branché, ou tendre la main aux médecins et infirmiers de terrain pour reconstruire avec eux une politique de santé solidaire.

Il est minuit, docteur Hollande.

 

( Ce texte a été publié dans les pages Rebonds de LIBERATION le 20/04/2012)

05/04/2012

Faire Brice Couturier...

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Chere France-Cultur,

Moi aussi je voudrai faire Brice Couturier.

J'été dans mon véhicule ce matin et j'été ravi d'entendre ce matin le chroniqueur Brice Couturier sur ton anteine.

Ca m'a donné l'idée de técrire pour solicitter un travail auprè de toi car je suis persuadé, j'en ai les compettences.

Voyez-vous, avant de rentrer en France, j'été trader à la City de Londres dans un pays avec des couilles ou on détteste l'assisttannat à la française avec des syndicats qui font rien qu'à embêtter les vrais travailleurs qui en veulent et les banques qui heuresuement soutiennent notre économie malgré l'ingrate attitude des français.

Aujourdhui je vis des minimas sociaus mais ne croivez pas que je me satisfecitte de cette situation qui n'é que temporaire vu que je suis sarkozyste à fond les ballons et que j'attends que l'occassion de prouver que j'ai changé et que je peux faire mieux encore qu'avant.

Alors en écouttant Brice Couturier ce matin, quelle allégrresse a empli mon coeur de voir que je pourrai à nouveau être uttile à mon pays.

Car, chere France-Cultur, moi aussi je peux faire Brice Couturier.

Si tu m'en donnes la possibilité de te prouver mes dires, je pourrai aussi te concocter une chronique à la Brice Couturier, par exemple cet été si Brice prend des vacances bien méritées dans la piscine avec Monsieur Copé.

Moi aussi je peux acheter The Economist ( on l'avé gratos à la banque, à Londres, ça me rappelera des bons souvenirs d'enten) et me faire payer à lire à l'anteine les éditorials du journal qui expliquait en 2002 que la France avait besoin d'une Margaret Thatcher, qui soutenait en 2007 le réformateur Sarkozy, et récemment encore votait Manuel Valls ( un socialiste comme on aimerait en voir plus souvent).

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Moi aussi je peux sans sourcigner énoncer à l'anteine des vérités de base du bréviaire de la City, pourfendre la France et ses impôts tros élevés qui font fuir les riches, dénonsser les mesures anti-trusts qui amènent logiquement Schneider à délocaliser à Hong-Kong. Comme Brice Couturier, je peux brâmer que David Cameron, lui, au moins voilà un homme qui a les couilles de dire la vérité à son pays.

J'irais même plus loin que lui en dressant un portrait élogieux de ce grand homme qui privatise dans son pays la police et la santé parce que c'est vrai quoi, les fonctionnaires, ça va un temps mais faut arrêter de rigoler on n'a plus les moyens en France de payer des faignasses quand il y a des vraies gens qui bossent et sont même parfois obligés de revoir à la baisse leurs stock-options, d'ailleurs qui parle dans lémédias de cette ignominie, hein, je vous l'demande, France-Cultur, qui?

En some et en conclusion, je voudrai donc par la présente faire acte de candidatture à votre anteine pour moi aussi brâmer comme un chien de garde les slogans de la City et fustiger le passéiste système franco-français. Moins d'impôts, moins de taxes, moins d'emmerdements pour les vrais bénéfitteurs de la France, moins de mauvais esprit sur les banques et la finansse qui nous fait vivre, certains mieux que d'autre.

Veuillez agrer, chère France-Cultur, l'expression de mon entousiasme à savoir que j'ai retrouvai en vous ma vraie famille qui se lêve tot.

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29/03/2012

Ramper...

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2007. Ségolène Royal, allumée poitevine, visite la Chine. Sur la muraille, après avoir vanté la célérité de la justice chinoise ( qui n'arrive cependant pas à la cheville de la Cheka, convenons-en), la zélatrice de l'identité nationale et du drapeau aura ce mot magnifique:

"Comme le disent les Chinois... qui vient sur la Grande Muraille conquiert la bravitude."

Fidèle d'entre les fidèles ( un peu comme Copé avec Sarkozy, voyez), l'innénarrable Jack Lang osa:

"Je suis un peu envieux, j'aurais un peu aimé inventer ce beau mot"


Puis, assura, fort de sa grande expérience vidéoludique, que le mot était "fréquemment employé dans certains jeux vidéos"

Dont les célèbres "Bravitude Raider", "Silent Bravitude Hill" et "Call of Bravitude".

Il y a quelques jours, voulant faire le malin, le "pocket-president" à nous qu'on a ( c'est pas moi, monsieur, c'est The Guardian qui le dit) a lui aussi fait preuve d'inventivité sémantique:

"Je veux apporter des réponses. Oh, des réponses qu'on ne comprendra pas dans un certain nombre de cercles dirigeants. Des réponses qu'on va regarder avec cette... méprisance, cette attitude hautaine"

Méprisance, le mot est lâché, avec un petit geste de la main très petit-marquis.

Et comme Royal eût Lang, de Blois, Sarkozy a Boutin:

" La méprisance, c'est un très beau mot qui dit bien ce qu'il veut dire"

Ramper, ce sont les premiers kilomètres qui sont les plus difficiles

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12/03/2012

Gérard Depardieu, visionnaire désintéressé

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1998: Gérard Depardieu, rayonnant, prend fait et cause dans les pages des journaux médicaux pour le Cholstat( cérivastatine) , médicament destiné à lutter contre le cholestérol.

"C'est ENORME, mais pourtant c'est tout petit", clame le Gérard, avec le sourire de circonstance

 

gérard depardieu,nicolas sarkozy,c'est beau l'amitié virile entre êtres d'exception


2001: Dans la quiétude de l'été, la cérivastatine est brutalement retirée du commerce dans le monde entier après le décès de centaines de patients.

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2002: Gérard Depardieu, très colère, prend fait et cause pour Rafik Khalifa, l'ami milliardaire à lui qu'il a, mis en cause par le méchant député Noël Mamère, qui refuse d'assister à un match de rugby en présence de celui qu'il accuse de servir de prête-nom et de recycleur d'argent sale pour le clan des généraux algériens qui tiennent le pays. Gérard fustige ces propos "racistes et fascistes", demande que Mamère soit "chassé de son parti", et, royal, explique qu'à l'idée de lui faire face, Mamère a "peut-être chié dans son froc en velours".

2003: Rafik Khalifa, très généreux avec ses amis, fait l'objet d'un mandat d'arrêt international pour « abus de confiance, banqueroute par détournement d'actifs, banqueroute par dissimulation de comptabilité, blanchiment en bande organisée ». En 2010, il sera condamné à la prison à perpétuité.

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Mars 2012: Gérard Depardieu, ému mais combatif , massacre la syntaxe, et prend fait et cause pour Nicolas Sarkozy : "Depuis que ce nouvel ami qu'est Nicolas Sarkozy avec Carla Bruni est au pouvoir, je n'entends que du mal de cet homme qui fait que du bien"

Mai 2012: .......

08/03/2012

Nicolas est comme un petit garçon, confirme tante Liliane

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"Nous sommes des gens modestes"

Carla-Bruni Sarkozy, ex-mannequin, millionnaire, fan de "L'amour est dans le Pré" et de pulls qui grattent.

 

"Je sais que c'est quelqu'un qui ne s'autorise comme loisirs qu'un peu de lecture, qu'un film de temps en temps, qui a une vie d'une austérité extrême"

Claude Guéant, grand chambellan, racoleur de voix d'extrême-droite.

 

Liliane Bettencourt confirme ces propos plein de bon sens:

"Nicolas est un garçon très modeste, un ascète. Une simple enveloppe kraft le réjouit pendant des heures."

 

 
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