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09/08/2012

I'm just a gigolo

"Il y a de grandes similitudes avec la crise lybienne".

Communiqué de Nicolas Sarkozy au sujet de la situation en Syrie.

 

De grandes similitudes, dis-tu, petit Chose?

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Mais de quoi veux-tu bien parler?

 

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Et est-ce bien raisonnable de dégoiser ainsi aujourd'hui sur tes camarades de piscine d'antan?

Fais-toi une raison, petit matamore haïssable. Tu n'es plus rien.

"I'm just a gigolo and everywhere I go,
People know the part I'm playin'.
Pay for every dance, sellin' each romance,
Ooohh what they're sayin'?
There will come a day, when youth will pass away,
What will they say about me?
When the end comes I know, there was just a gigolo's
Life goes on without me."

 

17/07/2012

Rénover la vie publique: "exemplaire" Bachelot-Narquin...

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François Hollande veut rénover et moraliser la vie publique.

Charles Pasqua étant momentanément indisposé par une légère gastro, c'est donc Roselyne Bachelot Narquin qu'il décide de nommer à la Commission sur la Rénovation de la Vie Publique.

Laquelle se répand dans les média, trop heureuse que son plan de com ( sortir un bouquin faisant passer cette résistante de la vingt-cinquième heure pour une rebelle gaulliste antisarkozyste) ait si bien fonctionné. Et que je me passe de la pommade, et que je vante "une reconnaissance de ma liberté d'esprit, de ma liberté de ton"...

A l'UMP, ça doit fulminer. Chacun a les Eric Besson qu'il peut.

 

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En nommant à cette Commission une ancienne représentante des firmes pharmaceutiques responsable du  plan vaccinal H1H1, ( catastrophisme forcené, experts ridiculisés par les faits, couverture vaccinale inférieure à celle d'une épidémie de grippe classique, vaccinodromes dispendieux, vaccins détruits à la tonne...), François Hollande marque un grand pas dans la réinsertion du handicap.

 

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A moins que Roselyne Bachelot, qui plaça son fils de quarante ans, muni d'un... "diplôme de management artistique" d'un établissement privé, à l'INPES ( Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé) à un poste de... lobbying, "responsable de plaidoyer pour la Santé dans les politiques publiques", à plus de 50.000 euros nets annuels hors frais et primes, ne vienne témoigner devant la Commission de son attachement à une République irréprochable et égalitaire.

16/07/2012

Médecine: "Vous reprendrez bien un peu de technocratie?"

 

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La récente contribution thématique «Après 10 ans de droite, remettre de la Gauche dans les politiques de santé»*, rédigée par des sympathisants ou cadres du Parti Socialiste, est indigente.

Si elle pointe, ce qui est toujours utile, que la santé ne se résume pas aux soins, ou que la politique du médicament doit être repensée, elle prend soin de ne pas nommer les responsables politiques de la crise actuelle, et propose des «solutions» incohérentes qui montrent à quel point ses auteurs méconnaissent le rôle de la médecine générale.

 

Ainsi à de multiples reprises, les auteurs en appellent-ils aux Agences Régionales de Santé en tant qu’arbitres et impulseurs de politiques volontaristes, alors que les ARS, bras armé de l’Etat sarkozyste, ne représentent qu’un énième étage d’évaluateurs et de décideurs déconnectés du terrain imposant aux soignants un empilement de normes qualité. Le fait que nombre de socialistes aient, sous le règne sarkozyste, diligemment postulé et obtenu la direction de ces outils technocratiques n’est probablement pas étranger à  cet aveuglement volontaire des signataires.

 

Les «solutions» proposées contre la désertification sanitaire sont un catalogue de promesses sans financement, couronnées par la menace de Schémas Régionaux d’Organisation des Soins Ambulatoires Opposables, sans qu’on saisisse très bien où veulent en venir les signataires: demain le préfet, selon son bon vouloir, décidera d’envoyer un médecin libéral s’installer ici ou là?  Cerise sur le gâteau, on apprend que les médecins déjà installés...«doivent aussi participer à ce formidable défi de la reconquête des territoires désertifiés.» Dans la vraie vie, les médecins et les infirmiers installés doivent déjà faire face aux soins à apporter à leurs patients, ( 56 heures par semaine en moyenne pour les généralistes), tandis que gonflent d’année en année les effectifs de médecins évaluateurs, conseils, contrôleurs, toujours prompts à expliquer à la piétaille des soignants comment mieux faire avec moins de moyens.

Rappeler en préambule que «notre pays bénéficie d’une des densités médicales les plus élevées du monde», sans pointer que la fuite des médecins hors de l’exercice de la médecine ambulatoire de ville est liée aux conditions d’exercice de plus en plus pénible en comparaison avec celle de médecins évaluateurs, c’est se moquer du monde...

 

Le grand couplet sur la prévention, source d’économies, serait moins ridicule si les signataires ne portaient pas aux nues les inutiles et dispendieux bilans de santé qui servent essentiellement à donner aux caisses d’assurance l’impression de faire de la médecine à la place des généralistes. L’idée de créer des services hospitaliers pour adolescents, comme si cette période de la vie était une maladie, est du même niveau. L’hospitalo-centrisme et le mépris de ce qu’est la médecine générale, la prise en charge sanitaire individualisée d’un patient, avec son consentement, sur le long terme, perlent à chaque ligne.

 

Pour conclure, on notera que si le reste-à-charge des patients est évoqué, la persistance des franchises sur les soins mises en place sous Sarkozy n’est nulle part mentionnée, afin de ne pas gêner l’équipe gouvernementale en place, qui a fait le choix de ne pas y revenir.

 

Plus grave encore est l’absence d’identification du dévoiement actuel de l’Assurance-Maladie. Son directoire issu des assurances privées se cache derrière le masque d’une sécurité sociale solidaire ; il cumule un management libéral contre-productif  (chasse truquée aux arrêts de travail, falsification des chiffres, harcèlement des médecins généralistes), avec l’escroquerie intellectuelle généralisée et le gouffre financier que constituent ses programmes d’éducation thérapeutique aussi inutiles que mal évalués.

Le «payeur aveugle» des années 80-90 s’est transformé en donneur d’ordre incompétent ( mise à mort de l’option référent, CAPI, rémunération à la Performance sur des items médicalement douteux). A cela, qui détruit chaque jour un peu plus le tissu sanitaire du pays, les signataires ne s’attaquent pas, ni le gouvernement, apparemment, d’ailleurs. Pour paraphraser la conclusion de cette contribution à l’eau tiède, «nous pensons que ce combat là SERAIT profondément socialiste».

 

 

Christian Lehmann est médecin généraliste et écrivain, initiateur en 2007 de la lutte contre les franchises sur les soins.

 

* http://remettredelagauchedanslasante.tumblr.com/

 

14/07/2012

Anus Horribilis:David Cameron, idole libérale, touche le fond

Nous sommes en Octobre 2010, quelques mois après l'ascension au pouvoir en Grande-Bretagne de David Cameron.

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Conservateur relooké pour faire djeunz, ce Xavier Bertrand maigre sourit à tout le monde avec une vacuité qui rappelle Tony Blair. Il tente de faire oublier qu'il ne doit sa place qu'à la coalition de dernière minute opérée avec les libéraux démocrates de Nick Clegg, qui ont trahi et éberlué la majorité de leurs électeurs en s'alliant avec la droite la plus réactionnaire.

Nous sommes en octobre 2010, et pour Virginie Malingre, correspondante à Londres du journal Le Monde, David Cameron, c'est Robin des Bois. 

Au Royaume-Uni, l'« austérité juste » de David Cameron pèse sur les plus riches

"Le premier ministre britannique s'efforce de protéger les plus démunis des conséquences d'une cure d'austérité budgétaire sans précédent.   La presse britannique, qui adore donner des surnoms, va parfois un peu vite en besogne. Ce n'est pas Ed Miliband, le nouveau chef du Labour, qu'elle aurait dû baptiser « le Rouge » mais David Cameron, le premier ministre conservateur, allié aux libéraux-démocrates au sein d'un gouvernement de coalition. Il ne se passe désormais plus une semaine sans qu'il décide de prendre aux riches pour protéger les pauvres en ces temps d'austérité budgétaire."

Quelques semaines plus tard, c'est au tour de Laurent Joffrin, journaliste plus bête de France, de renchérir:

"Mais l’injustice de la réforme ( des retraites en France, NDLA) est évidente aux yeux d’une proportion large et stable de Français, qui soutient sans faiblir le mouvement de protestation. On en vient même à comparer avec les sacrifices demandés aux Britanniques par un gouvernement conservateur, en soulignant que David Cameron, lui, s’efforce de répartir équitablement entre les classes sociales les immenses efforts qu’il demande à son pays."

Plus récemment encore, en avril 2012, c'est Brice Couturier, petit télégraphiste de The Economist, qui sur les ondes de France-Culture vibre d'un amour défendu pour le Premier Ministre britannique, un homme capable de "dire la vérité" à son pays, quand les hommes politiques français n'osent pas entamer suffisamment fort la vulgate libérale. Et Couturier piaille contre la France inréformable, les impôts trop élevés qui font fuir les riches, les mesures anti-trust qui amènent Schneider à délocaliser, la défiance incompréhensible des français pour le système bancaire, et la foultitude de mesures bolchéviques qu'a à peine réussi à entamer au cours de son courageux et mirifique mandat le Président Sarkozy.

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Dans la vraie vie, David Cameron, trou du cul de compétition, est largement haï dans son pays, où même l'archevêque de Canterbury dénonce, derrière le slogan orwellien de la "Big Society", sorte de "village d'entraide nationale", la destruction des services publics censés être remplacés par le bénévolat associatif.

Dans la vraie vie, David Cameron, Anus Horribilis, qui privatise le maintien de l'ordre en taillant dans les effectifs de la police pour gaver les compagnies de sécurité privées, se retrouve pris dans un énième scandale.

La sécurité des Jeux Olympiques de Londres a été confiée à une officine privée gigantesque, G4S, dont le PDG a la gueule de l'emploi, à peu-près aussi crédible et fiable que Saul Goodman, l'avocat de Walter White dans Breaking Bad... 

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Nick Buckles, la copie

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Saul Goodman, l'original

( Petit jeu de l'été: achèteriez-vous un véhicule d'occasion à un de ces deux hommes? Si c'est le cas, contactez-moi, j'ai besoin d'un chèque de 50.000 euros pour pouvoir faire sortir du Nigeria une valise de diamants bloquée en douanes léguée par votre vieille tante Ursule, celle qui rit )


A quelques jours de l'ouverture des JO, la presse révèle que G4S est impliquée dans un gigantesque fiasco, et ne sera jamais en mesure de recruter dans les temps le nombre requis d'agents de sécurité.

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2173322/London-20...

En catastrophe, le gouvernement anglais est obligé de redéployer des dizaines de milliers d'officiers de police surchargés de travail, pour assurer la sécurité des Jeux.

Mais, tonne Cameron, G4S sera punie, et devra rendre l'argent. On parle même d'une amende de 50 millions de livres. Manque de pot, la firme avait récemment gonflé sa note d'honoraires, de 7 millions de livres... à 60 millions de livres

http://www.telegraph.co.uk/sport/olympics/news/9396581/Ol...

L'"amende" dont Cameron, zélateur du privé, affuble G4S, se solderait donc par un bénéfice total de 10 millions de livres pour une prestation d'une absolue nullité confinant à la rupture de contrat.

Pour la police britannique, quelques poignées de mains viriles et quelques larmes devant les écrans télé de Murdoch et compagnie.

On attend avec impatience les prochaines chroniques de nos délicieux zélateurs libéraux.

dans ton cul David, up your butt my darling, jeux olympiques de Londres, JO, fiasco, G4S, Nick Buckles


12/07/2012

Brique par brique...

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Winston Churchill promettait du sang et des larmes.
Bruno Le Maire, l'un des rénovateurs UMP qu'adore la gauche de droite, ne craint pas d'utiliser un langage de combat:

"Il faut rebâtir l'UMP brique par brique", clame t-il mâlement dans MEDIAPART.

Ben qu'est-ce qu'il y a, ma couille, t'as perdu le portable de Tata Liliane?

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