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10/03/2014

Ach! Goddverdammt! ZE FICHU DIKTAPHONE ZE DEKLENCHE TOUT ZEUL!

Nicolas Sarkozy a engagé Patrick Buisson pour le conseiller.

Patrick Buisson a engagé Maître William Goldnadel pour le défendre.

Et c'est Magic Circus, Bozo le clown, l'ami des petits et des grands, à tous les étages...

Lu sur le site du Monde:

Enregistrements Buisson, c’est la faute au dictaphone, plaide son avocat

Me William Goldnadel, l'avocat de Patrick Buisson poursuivi devant le tribunal de grande instance de Paris pour violation de la vie privée par Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy, a affirmé, lundi 10 mars, que les propos enregistrés à la Lanterne l'avaient été "à l'insu" de son client par... son dictaphone.

"Ce dictaphone se déclenche à la voix humaine. Les propos ont été enregistrés à l'insu de Patrick Buisson", a indiqué Me Goldnadel qui, pour preuve de la bonne foi de son client, a observé que dans ces enregistrements, on "entendait aussi les graviers". "Patrick Buisson est victime au même titre que les époux Sarkozy de la publication de ces enregistrements. Il n'est en rien responsable du préjudice indéniable ainsi causé" à l'ancien président de la République et à son épouse, a plaidé Me Goldnadel.

 

Ce qui est amusant, c'est d'imaginer combien sont payés ces clowns pour des prestations de ce niveau...

 

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ACH! TEUFEL!!!! GOTTVERDAMMT! CE FOUTU DIKTAPHONE ZE DEKLENCHE DOU ZEUL KAN CHE LEVE LE BRAS GOMME ZA!!!! CHE ZUIS AFFREUZEMENT KONFUS, HERR PREZIDENT!!!

03/03/2014

Tous à poil dans la piscine

"Ceux qui parlent de moi à l'imparfait font une grosse erreur".

 

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Ne jamais dire: Jean-François Copé ETAIT un gros con malhonnête. Jamais.

 

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06/02/2014

Du genre au chaos: la conjuration des imbéciles

 

"L'existence de classes mixtes regroupant filles et garçons est immorale. Elle excite la promiscuité, l'impudeur, transforme des filles de treize ans en garçonnes.

En internat, dans les salles surchauffées des dortoirs, filles et garçons chauffés à blanc par des cours de sciences naturelles dans lesquelles l'enseignement sexuel aura été réalisé au moyen de pièces anatomiques articulées, se livreront à des pratiques que réprouve la morale.

Et tout ceci n'est pas le fait du hasard, ou de l'évolution, mais un plan abominable de déchristianisation par la corruption de l'âme et du corps de la jeunesse."

Nous sommes en 1935, et ces propos dénonçant "La lèpre de la laïcité" sont tenus par l'Union des Associations Catholiques des Chefs de Famille. (Qui vous en conviendrez se touchent gravement la nouille.)

Mais leur réprobation morale cache un tout autre agenda.

Car ensuite viendront les ligues, le fascisme immense et rouge, Pétain et la collaboration, le chaos.

 

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Nous sommes en 2014, près de quatre-vingt ans plus tard, et une conjuration d'imbéciles réactionnaires et de salauds recycle les mêmes fantasmes délirants, dénonçant l'enseignement de l'égalité entre garçons et filles ( dans une société encore profondément inégalitaire) , certains parce que du fond de leur connerie, ils croient vraiment ce qu'ils éructent, d'autres parce qu'ils savent pertinemment le bénéfice politique qu'ils pourraient en tirer.

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15/01/2014

Dieudonné et Finkielkraut: Laurel et Hardy

Nous croulons depuis le début de l'affaire Dieudonné sous les écrits et les sketchs d'éditorialistes vigilants et de fins humoristes engagés de la vingt-cinquième heure.

Dans le lot, le commentaire politique le plus pertinent  ( de ceux que j'ai lus) m'a semblé être celui de Paul Moreira: Dieudonné, l'allié du système

J'ai aussi beaucoup aimé, malgré son titre, le texte d'Arthur Dreyfus  Attention les gars la quenelle cest un truc de pede  , et le sketch d'Elie Semoun, dont la fin, assez bouleversante, rend encore plus lamentable la prestation hystérique de Nicolas Bedos.

"Quand on a débuté avec Dieudonné, on était le symbole même de l'antiracisme, à tel point que j'avais oublié que j'étais Noir et qu'il était Juif ! On s'en foutait à l'époque de tout ça, maintenant c'est un problème pour tout le monde... Dommage, moi j'aimais bien être Noir".   Ca a quand même une autre classe que la répétition appuyée du patronyme M'Bala M'Bala M'Bala M'Bala M'Bala pour s'attirer les rires du fan-club de Michel Leeb.

"J'avais oublié que j'étais Noir et qu'il était Juif", je trouve ça sublime. Poétique, ironique, mélancolique, surréaliste...

Ce qui m'étonne quand même, c'est qu'il ait fallu attendre aussi longtemps pour que le compérage évident entre les pathologies psychiatriques d'Alain Soral et de Dieudonné M'Bala, d'Eric Zemmour, Alain Finkielkraut et autres Renaud Camus, pète à la gueule d'un système médiatique qui s'est longtemps accoutumé à l'obscénité, du moment qu'elle sortait de la bouche d'éditocrates ou d'intellectuels "autorisés".

Ca fait un bout de temps que je les écoute, que je les lis. Pas par plaisir, mais parce que pour écrire "No Pasaran, endgame", je me suis longtemps intéressé aux élucubrations de la droite-extrême, allant surfer sur des sites à faire vomir un bouc. Et je suis assez surpris qu'il ait fallu tant de temps pour coller Zemmour en couv' du Nouvel Observateur à côté de Soral et Dieudonné. Encore un effort, encore deux-trois ans, et Joffrin se fera greffer des couilles et osera y ajouter Finkielkraut ( clairement identifié dans l'article, mais pas en couv' d'un magazine où il eut longtemps, comme partout, son rond de serviette.)

Pour moi, la messe était dite depuis longtemps:



Dieudonné et Finkielkraut. Laurel et Hardy.

L'un, pour légitimer un sketch lourdissime diffusé à la télévision se répand dans les médias contre les "sionistes" qui l'émpêcheraient de monter un film sur la traite des Noirs. Cherche ainsi à justifier ses dérapages de plus en plus outranciers en se prétendant le porte-drapeau d'une identité noire qu'il prend en otage et décrédibilise. Va à Alger parler de "pornographie mémorielle" en référence à la Shoah, pour ensuite argumenter finement qu'il ne parle pas de la Shoah mais de ses commémorations.

L'autre, néo-réac malsain, intellectuel poly-encarté présent sur tous les fronts médiatiques, se lâche devant les journalistes d'Haaretz en moquant l'équipe de France "black-black-black" qui ferait ricaner toute l'Europe, après avoir expliqué que les évènements récents en banlieue constituent "une révolte à caractère ethnico-religieux", manière commode d'en évacuer les causes sociales. Aussitôt, il est salué par Nicolas Sarkozy, qui n'a probablement pas encore eu le temps de s'asseoir et de lire le rapport des Renseignements Généraux affirmant le contraire. Nicolas Sarkozy, pour qui "M. Finkielkraut est un intellectuel qui fait honneur à l'intelligence française et s'il y a tant de personnes qui le critiquent, c'est peut-être parce qu'il dit des choses justes. ( Admirez le "peut-être", du type qui ne veut pas se salir les doigts ou exprimer une conviction)

Finkielkraut, pas plus que Dieudonné, n'assume ses propos franchement, expliquant à longueur d'antenne et de colonne qu'il ne se reconnaît pas dans l'homme qui apparaît à travers ses propos: "Du puzzle de citations qu'il y a eu dans Le Monde, surgit un personnage odieux, antipathique, grotesque, auquel je n'aurais pas envie de serrer la main et on me dit, et là le cauchemar commence, que ce personnage c'est moi, je suis sommé d'habiter ce corps textuel, d'en répondre devant le tribunal de l'opinion. ...Je répète que je n'ai aucun rapport avec le personnage que dessine ce puzzle. Ce personnage, je le déteste comme tout le monde."

Deux faces de la même pièce, deux hommes s'observant de chaque côté du miroir, suffoqués d'y découvrir leur vrai visage.

PS: sur le sujet de Finkielkraut, le philosophe sérieux et son "double" insortable, un excellent article de Mona Chollet dans Périphéries: Quand l'ignorance part en guerre au nom du savoir

 

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17/12/2013

Hommage à Bruno-Pascal Chevalier: "Honte à eux, qui ne savent même pas ce qu'est la honte"

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Bruno-Pascal Chevalier était un travailleur social et activiste, militant de la lutte contre le sida, Président de l'association Le Patchwork des Noms, Président de l'association Ensemble pour une santé solidaire, né le 10 avril 1963 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) et mort le 17 décembre 2012 à Morsang-sur-Orge (Essonne). Militant acharné contre les franchises sur les soins, il aura été trahi par tous ceux qui ont utilisé son combat par pur calcul politicien et, une fois arrivés au pouvoir, ont maintenu les franchises en l'état. Je lui ai rendu hommage l'an dernier lors d'une cérémonie à sa mémoire,le 21 Décembre 2012, en mairie de Juvisy.

 

Video en ligne:

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 http://youtu.be/Wz2-n0DD5ic

 

Je me souviens de ce coup de téléphone, au cabinet médical, en janvier 2008. C’était un journaliste de l’Humanité, qui m’appelait pour recueillir ma réaction. « Vous êtes au courant ? Un patient atteint du SIDA a entamé une grève des soins pour attirer l’attention sur les conséquences des franchises… »

Je me souviens que cette nouvelle m’a glacé, mais ne m’a pas surpris.

Parce qu’en 2006, quand j’avais vu Nicolas Sarkozy gesticuler à la Convention Santé de l’UMP à l’Assemblée Nationale et annoncer « Nous parlons d’Assurance-Maladie. Y a-t-il une Assurance sans franchise ?... » en escamotant le mot « Solidaire », j’avais saisi immédiatement que cette lubie néolibérale, cette volonté de « responsabiliser » les personnes handicapées, les cancéreux, les sidéens, les accidentés du travail, aurait des conséquences, à terme, dans la vraie vie des gens, dans la chair des malades.

 J’avais dénoncé « Les Fossoyeurs » de la santé dans un livre paru peu avant l’élection présidentielle, que les média avaient quasiment tous passé sous silence. Puis j’avais lancé l’Appel contre les franchises, repris par de nombreuses organisations. Mais aujourd’hui, un homme se mettait en danger, en danger de mort, et dans l’univers de téléréalité infect dans lequel on nous condamne à vivre, cela soudain promettait de l’audience, et les caméras se tournaient vers lui, vers moi. Certains lui demandaient même un certificat médical attestant qu’il avait bien cessé son traitement…

J’ai répondu ce que j’ai dit ensuite à Bruno au téléphone quelques heures plus tard, que je ne pouvais, en tant que médecin, cautionner sa démarche, mais que je la comprenais parfaitement. Car d’emblée, en parlant avec lui, j’ai pu mesurer à quelle point sa décision était pesée, réfléchie, non pas une foucade hystérique mais la lente maturation d’un homme qui, comme il devait le dire à « Arrêt sur Images », avait compris que pour des Français anesthésiés par la communication du pouvoir en place, il fallait « conceptualiser la lutte ». Très rapidement, d’autres patients voulurent imiter son combat, et nous avons tout fait, l’un et l’autre, pour les en dissuader. « Le but », disait Bruno, « est de réveiller l’opinion publique, pas de créer des martyrs ».

Et il réveilla l’opinion publique. Pendant plusieurs mois, la question des franchises sur les soins, cette taxe injuste et inefficace sur les plus fragiles, les malades, fut au centre des discussions médiatiques et politiques.

 Bruno-Pascal avait été reçu par Roselyne Bachelot. Avec cette voix rauque, cassée, inimitable, entrecoupée de hoquets de rire, il m’avait expliqué qu’en fin d’entretien, la Bachelot lui avait tendrement enlacé des épaules pour lui demander : « Bruno, je vous le demande comme une mère… je vous en prie, arrêtez cette folie ». « Non, mais prends-moi pour un con », avait-il explosé de rire à ce souvenir, ayant bien saisi que ce que jouait alors la Bachelot, c’était sa carrière politique.

 Nous avons enchaîné les manifestations. Combien de fois nous sommes-nous retrouvés à défiler dans les rues, à protester devant le Ministère de la Santé, avec les quelques mêmes 150 ou 200 courageux, handicapés, malades, militants d’Act-Up, médecins solidaires ou parents de malades ? Toujours les mêmes, toujours si peu, et aujourd’hui, parmi eux, combien de visages disparus.

Je me souviens du jour où nous avons été reçus en petit comité par un aréopage de clampins ministériels, le type d’abrutis improductifs qui pondent par wagons des textes inappliquables qu’ils ne comprennent pas eux-mêmes. Qui avaient fait semblant de nous écouter en nous brossant dans le sens du poil, parlant de la difficulté d’équilibrer les finances alors que la droite avait refilé la direction de l’Assurance-Maladie à un ancien directeur d’AXA ! Qui avaient tenté de nous embobiner avec le dossier médical partagé ou l’éducation thérapeutique, sans jamais aborder la question cruciale.

 La « responsabilisation des patients » était un choix politique, un choix délibéré de Nicolas Sarkozy et de l’UMP, l’une des étapes d’une stratégie qui consistait à désengager progressivement la Sécu Solidaire de 1945 et à confier la gestion de la santé aux assureurs, pour tenir comme en Grèce et en Espagne aujourd’hui une orthodoxie financière souhaitée par les banquiers et les spéculateurs, sur le dos du peuple, des patients et des médecins. Nous savions, nous, ce qu’avait révélé pour la Cour des Comptes Philippe Seguin, qui n’était tout de même pas le sous-commandant Marcos, à savoir que les franchises récupèreraient 850 millions d’euros par an dans la poche des plus malades, quand la simple taxation des stock-options à l’égal des salaires ramènerait 3,5 milliards par an.

Nous avons enchaîné les manifestations, et le pouvoir a tenu bon, car nous étions si peu nombreux. Des centaines de milliers de signataires sur Internet, des centaines de milliers de sympathisants, mais au final, combien de militants, combien d’hommes et de femmes près à braver le froid, à battre le pavé ?

Sans relai politique fort, sans soutien politique appuyé, notre combat était voué à l’échec. Je m’en suis rendu compte, Bruno aussi, mais longtemps cela ne nous a pas empêché de nous battre, parce que la cause était juste, et que, au moins un temps, il n’est pas nécessaire d’espérer pour résister. Un temps. Puis devant le prix personnel à payer, je me suis retiré progressivement de ce combat, tout en restant en contact avec Bruno, que j’ai eu au téléphone une dizaine de jours avant son décès.

Nous avons parlé de sa maladie, de son essoufflement, de l’aggravation de sa santé. Je lui ai donné les conseils que je pouvais lui donner. Il m’a parlé de sa famille, de ceux qu’il aimait, de son compagnon, de son fils de cœur,  des amis qu’il avait perdus. Nous avons parlé de la Bachelot, qui après avoir soutenu les franchises sur les soins en soutenant qu’elles étaient « un signe de solidarité », après avoir dépensé des centaines de millions en vaccins inutiles et inefficaces en vaccinodrome pendant la grippe H1N1, au prétexte que généralistes et infirmiers étaient incapables de respecter la chaîne du froid, finissait sa pathétique carrière sur D8 à déclamer en talons aiguille des passages sado-maso écrits à la truelle de « 50 nuances de Grey ». Après la chaîne du froid, Roselyne avait choisi les chaînes au fion. Je ne sais pas si Bruno l’a croisée à la manifestation pour le mariage pour tous, la veille de sa mort. Je ne sais pas s’il a pu la voir tomber dans les bras de Pierre Bergé, qui se déclara ravi de « nous voir nous rassembler en-dehors des clivages politiques pour une cause juste. »

 

Parlons-en, des clivages politiques, justement, puisque le changement nous était promis maintenant, il y a huit mois.

 

Jean-Marc Ayrault :

« De telles franchises, qu’il convient plus exactement d’appeler taxe sur les malades, remettent en cause l’égal accès aux soins de tous nos concitoyens et la qualité du système de santé. Je vous rejoins largement sur le constat que cette mesure injuste, dangereuse pour la santé et économiquement inefficace devrait être rejetée. »

 

Marisol Touraine :

« Il n’y a jamais eu au parti socialiste d’ambiguité quand au rejet du principe même des franchises et nous avons dit très clairement que nous étions opposés a tout mécanisme de franchises pour des raisons sociales et de justice »

 

Pendant sa grève des soins, François Hollande était venu voir Bruno, et lui avait promis d’abolir les franchises sur les soins. Franchises sur les soins dont il répétait pendant sa campagne à une de mes interpellations : « J’ai toujours exprimé ma ferme opposition à cette idée de soi-disant responsabilisation, qui est en réalité une sanction et une culpabilisation du malade. Ce concept a par ailleurs démontré sa totale inefficacité pour rétablir les comptes de l’assurance-maladie. »

 

Belles paroles, paroles fortes.

 

Précieux soutien.

 

Je me souviens de ces parlementaires socialistes, vent debout contre les franchises sur les soins hier, quand il s’agissait de lutter contre Nicolas Sarkozy en se servant des informations que nous leur communiquions, en se basant sur nos combats, nos interventions, nos manifestations.

De ces voitures de fonction qui s’arrêtaient devant le Ministère le temps d’une interview suivie d’une tournée de poignée de mains, pendant que les militants se gelaient les fesses autour de la machine à café. Vous avez tous connu cela. Mais vous avez espéré.

 

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy n’est plus au pouvoir, mais son successeur, hier opposé aux franchises, et les parlementaires socialistes, hier opposés aux franchises, s’en accommodent parfaitement, une fois arrivés aux manettes. La taxe sur les malades leur permet de participer à l’équilibre fictif des comptes pour satisfaire le système financier international et les agences de notation. Honte à eux, qui ne savent même pas ce qu’est la honte ! Ils laissent en place les mêmes assureurs, les mêmes techniques de management de l’Assurance-Maladie, désignant aux malades leurs médecins comme des rapaces sans conscience. Plus grave encore, ils s’activent en coulisse pour accélérer le passage de la médecine de ville aux assureurs complémentaires, en se drapant derrière la façade des « mutuelles » solidaires.

 

« Le but », avait dit Bruno avant de se lancer dans ce nouveau combat, « est de réveiller l’opinion publique, pas de créer des martyrs ». Nous avons réveillé l’opinion publique, un temps, mais sans relai politique honnête, nous avons été vaincus, et nous avons eu des martyrs. Il n’est pas nécessaire d’espérer pour résister, parfois on résiste simplement parce que la cause est juste. Et comme nous l’enseigne l’histoire, il peut arriver à des militants sincères, non pas tant d’être vaincus par l’ennemi, mais d’être trahi par leurs propres chefs, par des gens qui ne savent même pas ce qu’est la honte. Comme disait en Espagne en 1937 un vieux combattant des Brigades Internationales à un jeune arrivant après la défaite de la Jarama : « No pasaran ! No pasaran ! Tu parles, ils nous bien pasaranné la gueule… »

 

 

Je me souviens de ta voix cassée, inimitable, Bruno. Je me souviens de ton courage, de ta dignité, de ta gentillesse, de ta noblesse. Je me souviens que ce combat était juste.

Salut l’ami.

Salut frangin.

Salud camarad !

 

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Un des derniers posts de Bruno...

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