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03/12/2009

"On se voudrait Jaurès… " : Lettre ouverte au sénateur Mélenchon à propos de grippe H1N1 et de vaccin…

"On se voudrait Jaurès… "

Lettre ouverte au sénateur Mélenchon à propos de grippe H1N1 et de vaccin…

 

 

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" Devant les campagnes de santé publique, on fait d’abord la campagne on discute après, pas l’inverse..."

 

 

Monsieur le Sénateur,

 

le mépris poujadiste et l’incompétence sur les questions de santé publique dont tu as fait preuve lors de l’émission de Pierre Weill sur France-Inter le dimanche 29 Novembre atteignent des sommets et me poussent à t’écrire.

 

Parce qu’il m’est arrivé de te lire, parce qu’il m’est arrivé de partager tes colères, parce que tu es l’un des rares « socialistes » que j’ai vu se déplacer lors des manifestations organisées par les associations de professionnels de santé et de citoyens qui tentaient sans grand relai parmi la caste politique de stopper la destruction du système de santé solidaire largement entamée sous Chirac et accélérée sous Sarkozy, ta prestation m’a été révélatrice. De ce que tu es. De ce que l’on peut attendre de toi.

 

C’était dimanche 29 Novembre, donc, sur le plateau de l’émission de Pierre Weill, « C’est demain la veille » sur France-Inter. Comme l’annonce le site de la radio, « Chaque dimanche, entouré de plusieurs personnalités ( éditorialistes, politiques, économistes…) Pierre Weill anime, en direct, le débat autour des perspectives de l’actualité de la semaine à venir. »

 

On t’a invité, tu es venu. Dans la position du contorsionniste qui critique le système médiatique et y participe pourtant…

 

Je connais cette position, je l’ai longtemps pratiquée. De 2005 à 2008 je me suis livré à cet exercice d’équilibriste, sur une autre radio, où je me suis donc retrouvé, lors de la campagne au sujet du Traité Européen, être le seul partisan du « NON » à l’antenne sur un aréopage de près de quinze « personnalités ».

 

Où je me suis ensuite retrouvé l’un des seuls à tenter d’alerter sur la destruction du système de santé solidaire que je voyais se profiler à l’horizon de la France d’Après…

 

Je sais le danger de cet univers, le risque de la connivence.

 

On se voudrait imprécateur, on se retrouve supplétif du système.

 

On se voudrait Jaurès, on finit Philippe Val.

 

Dimanche 29 Novembre donc, et tu es là, entouré de Jean-Marie Colombani, le digne héritier d’Hubert Beuve-Méry, et de Luc Ferry, philosophe sarko-compatible pour paquebot *

 

 

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Tu es là, entouré de deux éminents éditocrates, dans la posture du critique des médias à qui on ne la fait pas.

 

Et quand Pierre Weill te donne la parole pour te questionner sur la grippe H1N1 ( car le propre de l’éditocrate qui se respecte est d’avoir un avis sur tout, et surtout un avis), tu n’y vas pas avec le dos de la cuiller, fustigeant les média, demandant à Pierre Weill de faire un mea-culpa pour toutes ces émissions qui ont dénigré le plan de vaccination gouvernemental, alors qu’aujourd’hui, Mâme Michu, que l’épidémie est là, et que les Français se ruent dans les gymnases, il serait bon pour les média de battre leur coulpe d’ex-Saint-Thomas.

 

Pierre Weill a beau te répondre, sur la radio dont la direction de l’antenne a été confiée à Jean-luc Hees et Philippe Val, que, ma foi, dans tout ça les média n’ont fait que leur boulot, tu as cette phrase sublime, que Bouvard et Pinochet n’auraient pas reniée :

 

« Devant les campagnes de santé publique, on fait d’abord la campagne on discute après, pas l’inverse. Ca c’est le premier élément à charge de tous ceux qui ont semé du scepticisme sur cette affaire… »

 

Weill essaie alors de faire valoir que les Français eux-même ont fait, et font toujours, preuve de scepticisme, et tu rétorques, avec la superbe d’un Oui-Ouiste fustigeant la plèbe :

 

« Les Français n’étaient pas sceptiques… Les sondages on s’en fout…. » pour finir en grand démocrate sur «  Si on avait fait un sondage pour savoir si les gens pensent que la terre était plate ou ronde, il est vraisemblable que les gens auraient déclaré qu’elle était plate, à l’époque… »

 

 

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Ce genre d’argument sur la connerie supposée des « gens », du « peuple », ne te rappelle t’il pas les plus belles heures du débat sur la Constitution en 2005 ? Pour un peu, tu nous aurais réécrit l’édito de Serge July au lendemain du Non au traité Européen… Car de même que le partisan du Non était à l’envi caricaturé en xénophobe borné guidé par ses plus bas instincts, tu n’as cessé au cours de cette émission de dénoncer comme rétrogrades, inconscients et pour tout dire simplement criminels ceux qui avaient à un moment ou à un autre émis des doutes sur la cohérence des décisions politiques et industrielles du ministre de la Santé et de ses principaux experts. Qu’importe que cette controverse soit basée sur des analyses différentes des données scientifiques qui s’accumulent au fil des articles dans la presse médicale internationale, amenant à relativiser le danger posé par le virus par rapport aux craintes initiales. Qu’importe si ceux qui rechignent à la fabrique du consentement vaccinal par la terreur orchestrée se retrouvent parmi des professionnels de santé informés, souvent les premiers à analyser et dénoncer les petits arrangements avec la vérité des multinationales pharmaceutiques. Avec un gros bon sens poujadiste, tu n’as cessé de déverser ton mépris, de menacer de la schlague ceux qui agissent tout d’abord en professionnels conscients et responsables plutôt qu’en exécutants zélés.

 

 

Après ta tirade sur le peuple irresponsable, tu n’as pas fini. Grisé par ton audace ( attaquer Pierre Weill sans bousculer les deux éditocrates importants que demain tu retrouveras dans les salons et qui te rendront la pareille), tu te lances enfin dans le vif du sujet, à savoir la possibilité pour les généralistes de vacciner de manière ciblée leurs patients à risque :

 

« Sinon, pour l’affaire des médecins, évidemment c’est Chérèque qui a raison, c’est une affaire de pognon tout à l’heure on le disait hors-antenne bon alors ça ça posera d’autres problèmes…. Et bien parce que si vous allez dans le centre vous faire vacciner c’est gratuit si vous allez chez votre médecin vous devrez le payer à l’acte avec tous les débordements habituels auxquels ces gens se livrent sur le dos de la Sécurité Sociale et de la santé publique… »

 

Quelle chance pour le gouvernement. Pour le prix d’un idiot utile, Sarkozy vient de s’en payer deux… car ce que Sarkozy, l’homme de la franchise sur les soins et de la mise à bas du programme social de la Résistance, pense tout bas, Chérèque** ( quelle aubaine !) le dit tout haut…

S’essuyer les pieds sur les généralistes est un sport national chez les élites politiques du pays. C’est aussi, en hâtant leur disparition programmée par le capitalisme financier, précipiter le système de santé vers son américanisation. Mais que t’importe, tu auras eu ton quart d’heure de gloire médiatique…

 

Je ne m’attarderai pas sur ta méconnaissance crasse de ce qu’est une vaccination, sur le fait que la grande erreur du gouvernement est d’avoir cru qu’il s’agissait simplement d’une « piqûre » quand il s’agit avant tout d’une réflexion commune, d’une prise de décision, en fonction de l’histoire clinique du patient, de ses facteurs de risque, du rapport bénéfice-risque du vaccin considéré, et que cet acte dépend donc souvent du rapport de confiance mutuel établi de longue date entre un patient et son médecin… Je soulignerai simplement, puisque tu n’es pas un scientifique mais un homme politique prétendant à l’arbitrage de la cité, ton ignorance économique. Qui, à part Roselyne Bachelot et toi, croit vraiment que « si vous allez dans le centre vous faire vacciner c’est gratuit » quand le coût de l’opération dépasse le milliard d’euros, sans compter le coût qui restera à charge des communes, et que l’Etat, bien entendu, ne prendra pas en compte…

 

 

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Dans toute cette diatribe, ce qui t’anime, c’est cette erreur d’analyse aberrante qui t’amène à applaudir au délirant plan vaccinal du gouvernement parce qu’il t’apparaît à tort comme une résurgence du « collectif » par rapport au « chacun pour soi » du libéralisme. Là où nombre de Français, citoyens et professionnels de santé, découvrent consternés le bordel en gymnase inventé par la ministre et ses conseillers, tu crois voir enfin naître une nouvelle génération de dispensaires ouverts au peuple dans des conditions de prise en charge optimale et solidaire. Or un gymnase n’est pas un cabinet médical. Si tu ne le sais pas, les Français s’en rendent compte…

 

Après ta charge contre ces généralistes qui ne pensent qu’au pognon, charge qui dédouane efficacement le gouvernement et la ministre de leurs choix politiques et industriels plus que discutables***, tu recevras les félicitations de tes collègues éditocrates.

Luc Ferry glosera comme à son accoutumée sur la « paranoïa sur Internet », « Rika Zaraï contre le patron de l’Institut Pasteur » comme si ceux qui mettent en doute le plan vaccinal étaient tous des charlatans sectaires. Antienne habituelle du bon sens des élites face au marécage d’Internet, ça ne te rappelle rien ???

 

Suit un moment d’anthologie sur la rémunération des médecins, où Ferry explique que ceux-ci devraient « enfin » accepter d’être payés en partie au forfait sur des missions de service public. L’ancien ministre de Jean-Pierre Raffarin ne sait évidemment pas que c’est sous la férule de ce dernier, en 2004, que son comparse Philippe Douste-Blazy, pour assurer à l’UMP les voix des syndicats médicaux les plus réactionnaires, mit à bas le système du médecin référent qui instituait justement en médecine générale ce paiement au forfait… Et ce n’est pas toi qui va le lui rappeler car, soyons clair, du mode de rémunération des généralistes, tu n’as rien à foutre, à partir du moment où tu peux entre compères du même monde fustiger un « ennemi de classe » qui, rage suprême, garde l’estime d’une grande partie de la population…

 

Après avoir célébré ton « triomphe », Colombani modèrera tes propos sur le goût de lucre des généralistes ( pendant qu’en arrière-plan on t’entendra t’esclaffer bruyamment) puis reprendra la posture du penseur multicartes fustigeant l’obscurantisme du net, se lamentant qu’ « On ne croit plus à la parole des experts » et, plus tard, que « Le doute scientifique était entretenu par une partie du corps médical lui-même… »

Pendant un instant, écoutant ceci, je me suis dit que l’un de vous réagirait peut-être à cette révélation surprenante, car c’est bien au sein-même de la communauté scientifique et médicale que la controverse était née, et perdurait ( ce qui est, du point de vue du citoyen, extrêmement sain en démocratie).


Que nenni ! On te redonna la parole, et tu pus alors enfoncer le clou, et donner la mesure de ton incompétence et de ta dangerosité.

 

Car faisant fi d’argumentations scientifiques que tu avais probablement parcouru d’un derrière distrait et auxquelles tu n’entravais que pouic : (vaccination de masse contre vaccination ciblée, vaccin avec ou sans adjuvant, technique de vaccination proposée pour les vaccins multidoses et risques d’erreur ou de contamination, irresponsabilité juridique des laboratoires, profil de l’épidémie, étude des vagues pandémiques dans les pays déjà touchés avant le nôtre, définition des personnes à risque, répartition et mortalité des syndrômes de détresse respiratoire aigüe, date de disponibilité des vaccins par rapport au déclenchement de l’épidémie, analyse des vagues annuelles de grippe saisonnière…), tu livras le fond de ta pensée :

 

Les médecins et les infirmiers, ces gueux, pourtant premiers concernés au quotidien, rechignaient à la vaccination ? Qu’importe ! Il fallait rendre pour les professionnels de santé hospitaliers la vaccination obligatoire :

 

« Voilà une pression qu’il faudrait exercer sur eux ! » (sic)

 

 

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Puis, admettant quand même que l’aide des généralistes pour la vaccination pouvait être utile, tu eus ce mot merveilleux :

« Il y a une décision qui peut être prise par le pouvoir politique qui est de dire et ben ça vous êtes tous à la corvée, vous êtes tous réquisitionnés et vous serez payés tant par vaccin, ça ça prend cinq minutes à décider »

 

Cinq minutes à décider ?

 

Tu as raison. Je vais te dire, Pol Pot ou Staline n’auraient même pas tergiversé aussi longtemps.

 

 

 

Christian Lehmann

 

 

Médecin généraliste depuis 1984

Auteur de « Les Fossoyeurs… notre santé les intéresse » en 2007

Fondateur de l « Appel contre la franchise Sarkozy » en 2007

 

 

 

* Dix jours en mer avec trois astres de la pensée française

http://www.monde-diplomatique.fr/2009/08/FONTENELLE/17746

 

** François Chérèque, syndicaliste responsable, qui lors d’un meeting patronal pose comme condition l’absence de tout journaliste afin de parler à bâtons rompus et de livrer le fond de sa pensée : « Sarkozy nous a présenté un calendrier pour les réformes et moi et ça me va très bien. On s'y met dès juillet. »

Compte rendu de la rencontre organisée le 27 mars 2007, entre leader de la centrale et le cercle patronal « ETHIC », dirigé par Mme Sophie de Menthon.
Extrait du livre de Jacques Cotta, « Riches et presque décomplexés » (Fayard), p 125.

 

***

http://enattendanth5n1.20minutes-blogs.fr/archive/2009/11...

30/11/2009

GRIPPE ET VACCIN H1N1: CHEREQUE ET BACHELOT SONT DANS UN BATEAU

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-Allo, Roselyne ?

 

 

 

 

 

 

 

 

200911101025991186411990.jpg-Ouiiiiiiiiiiiiiiii…...

 

 

 

 

 

 

 

 

-C’est Xavier, Roselyne. Je sors de chez le Président et il n’est pas content du tout…

 

-Ah booooooooooooooon ?

 

-Oui, mais ça ne devrait pas t’étonner, aussi, vu la manière dont tu gères ton plan de vaccination, là….

 

-Tu crooooooiiiiiis ?

 

-Evidemment. Voilà plus de six mois que cette épidémie se profile et que le Président fait semblant de ne même pas savoir ce qu’est le H1N1, histoire de ne pas se faire éclabousser par ton fiasco prévisible… Et là, on est arrivés à un tel niveau de connerie et d’incompétence que même avec le soutien sans faille de nos principaux médias ( au fait, Josiane, vous me ferez penser à renvoyer un bouquet à Hélène Cardin, de France-Inter…)..

 

-Hélèèèèèèène… Oh choueeeeettte, c’est une copiiiiine…

 

-Oui, Roselyne, on sait que tu as plein de chouettes copains dans l’industrie, et que les copains et les copines de tes chouettes experts sont tes meilleurs relais d’opinion, mais même avec leur aide, au niveau de foutoir où tu es en train de nous mettre, là, le Président a dû pour la première fois parler de la grippe H1N1, et tu sais qu’il a horreur de ça. « Je ne veux pas qu’ensuite on puisse retracer la moindre décision politique ou industrielle jusqu’à moi », il nous l’avait bien répété en Conseil des ministres il y a quinze jours…

 

-J’écoutais pas, j’essayais mon nouveau portable. J’ai demandé à Didier de m’appeler dès qu’il y avait un nouveau mort de la grippe. Et si c’est un enfant, de m’envoyer un texto en urgence. Je voudrais pas louper ça !

 

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-C’est un souci d’information qui t’honore, Roselyne. Tu es bien l’une des nôtres…. Pour revenir à ton plan, quand même, ça commence à se voir un peu, qu’au rythme actuel il faudrait six mois pour vacciner toute la population…

 

-Ben oui, mais moi j’y peux rien, c’est la chaîne du froiiiiid, Xâââvier, la chaîne du froiiidd….

 

-Oui, je sais, on a les mêmes conseillers en com, Roselyne, quoiqu’au moins les miens savaient lire… mais ce que je veux te dire, c’est que le coup des généralistes, là, j’le sens pas trop.

 

-Oh tu rigôôôles mon Xâââvier, tu te gausses de ta Roselyyyyyne, hein ? Parce que quand même, la semaine dernière, qu’est-ce que je leur ai mis à ces gueux !!! « Roselyne Bachelot rembarre les médecins ». Même que c’était dans le JDD et que j’ai gardé la copie, tu veux que je ta twiiiiite ou que je te la faceboooooke, mon Xâââvier ?

 

-Euh, non, merci. Merci. J’ai ma dose. Mais c’est le JDD, Roselyne, c’est comme le Figaro, j’ai les articles avant publication. Je les ai même avant que la rédaction les reçoive…

 

-Oh c’que t’es fort, Xâââvier !

 

-Oui, c’est ça. Ecoute Roselyne, les généralistes reviennent à la charge, et ça va devenir compliqué à gérer. Il faut anticiper un peu, il faut être pro-actifs !

 

-Oh oui Xâââvierr, d’ailleurs je dis toujours : « le bifidus, y’a que ça de vrai » !

 

-Non, connas… Roselyne ! PRO-ACTIF !!! Ca veut dire qu’il faut avoir un coup d’avance sur les évènements. Comment tu crois que j’ai baisé Chirac et Villepin en me ralliant au tar… au Président dans la dernière ligne droite ? En étant PRO-ACTIF !

 

-T’as fait la campagne sous bifidus, mon Xâââvier ?

 

-( Josiane, allez me chercher le carton de Lexomil, s’il vous plaît, et une bouteille d’Evian…) Bon écoute, Roselyne, on va essayer de faire simple. Tu ne peux pas continuer à réquisitionner les généralistes en pleine épidémie au moment où ils soignent les malades dans leurs cabinets…

 

-Quelle horreuuuuur ! Ils soignent des malades au cabinet, les généralistes !!! Heureusement que je ne m’entoure que d’experts du Ministère, tu rends compte ! Dans les cabinets !!! Mais je vais leur envoyer l’IGAS et la DGSE, moi, à ces malpropres ! Encore une bonne raison de vacciner dans les gymnases, j’y avais pas pensé…

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-Ecoute, Roselyne, ma patience a des limites. J’ai bossé avec Douste pendant près d’un an, donc on pourrait croire que je résiste à tout, niveau crétinerie patentée, mais tu t’approches dangereusement de la ligne jaune, là. Et d’ailleurs, à propos de jaune, revenons-en au fait…

 

-Ouiii, mon Xâââvier…

 

-Les généralistes, tu ne peux plus les réquisitionner, et ils vont tous répéter qu’ils sont à même de vacciner les patients à risque. Certes, ça ne résoudrait pas ton problème de stock à écouler, mais pour l’opinion, la vaccination ciblée chez le généraliste, ça se tient. Alors il faut absolument les renvoyer dans les cordes une nouvelle fois…

 

-Compte sur ta Roselyyyyne, mon Xâââvier…

 

-Non, non, t’es totalement décrédibilisée, bougresse. Si demain tu expliques que la pandémie est terminée les gens vont se ruer dans les centres, alors tu vas surtout fermer ta gueule, ce coup-ci, OK ? Tu vas me laisser faire…

 

-Mais t’es plus ministre de la Santé, mon Xâââvier, ou alors personne ne me dit plus rien…

 

-Non, mais je l’ai été, et j’ai encore de belles connections. Alors écoute, Roselyne. Il y a un truc qui marche à tous les coups, c’est le fric, le pognon. Si on veut avant  tout surtout éviter qu'on pose la question du coût global de ton bordel en gymnase, on doit absolument couper l’élan des généralistes et laminer la confiance que les patients leurs gardent, donc il nous faut largement répandre l’idée que s’ils veulent vacciner, c’est pour toucher du blé…

 

-Oh c’est laiiid ! Ils ont qu’à prendre des actions chez Sanofiiiiiii, comme tout le monde, enfin quooooooiiii ?

 

-Ben oui. Pour qui se prennent ces cons ? « Travailler plus pour gagner plus », ils vont pas essayer de nous faire gober ça non ? Sauf que tu n’as plus la crédibilité de le dire...

 

-On pourrait demander à Christiiiiiine, c’est une bonne copine. Ou à Eriiiiiic…

 

 

-Oui, t’as raison, ça l’ferait bien. Demander à une avocate d’affaires conseillère d’une multinationale actu-economie-Eric-Woeth_articlephoto.jpgfinancière néerlandaise de dénoncer l’appétit de lucre de généralistes à 22 euros, c’est bien une idée à toi, ça… Ou à l’autre pingouin dont la femme gère l’une des plus grosses fortunes de France, ça me semble absolument top. Si on ne t’avait pas Roselyne, il faudrait t’inventer… Non, je vais te dire ce qu’on va faire. On va demander à un type qui peut encore pour quelque temps faire semblant de représenter le peuple, de parler à notre place. Un type absolument sûr, qui soutient de toutes ses petites forces les réformes du patron ( cf http://www.solidaires-paca.org/spip.php?article285 )… En plus, il déteste les généralistes, donc c’est parfait. Ce qu’il y a de bien avec lui, c’est qu’il fait où on lui dit de faire, et qu’il peut dire tout haut dans les médias ce que Christine, Eric et le patron pensent tout bas…

 

-Ah ben c’est formidâââble, Xâââvier, et tu la sors d’où, cette perle-là ?

 

-T’inquiète, cocotte, et lis bien l’AFP…

 

 

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GRIPPE A: FRANCOIS CHEREQUE JUGE LES GENERALISTES HYPOCRITES

 

PARIS - François Chérèque qualifie d'hypocrite la colère des médecins généralistes, écartés de la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1), et estime que le mode de rémunération des praticiens devrait être réformé pour faciliter des missions de service public.

 

«C'est une question de coût, il y a toujours une question de pognon derrière ça», explique t-il.

Invité dimanche du Grand rendez-vous Europe1/Le Parisien-Aujourd'hui en France,  le leader syndical a estimé que les patients paieront plus cher : «Si vous allez chez votre médecin pour vous faire vacciner, vous allez payer une visite. On nous dit c'est 8 euros, mais on se moque de nous, parce que vous allez y aller, vous allez faire voir un autre problème de santé, et ce sera 22 + 8, ce sera 30 euros

 

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26/10/2009

LE COUP DE L'IDENTITE NATIONALE... ON NOUS L'A DEJA FAIT!!!

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Faut-il que l'armoire à idées soit vide, pour qu'en ce début de vacances scolaires on fasse donner dans les médias le pathétique Eric "FORZA NICOLAS!" Besson, Prix Ganelon 2007, avec deux chiffons rouges agités devant les journalistes en espérant faire prendre la sauce et faire oublier un moment les derniers avatars du pouvoir sarkozyste.

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La burqa, incontournable "débat" sociétal, fomenté et soutenu par des imbéciles de gauche ( Ahhh la gauche, comme sanglote Christophe Alévêque dans son Petit Coin de Résistance...) assurés de grappiller quelques minutes d'antenne et d'être sarko-compatibles!

Et en prime, comme si cela ne suffisait pas, l'identité nationale!

L'identité nationale portée par Eric Besson! La fierté d'être Français portée par Eric Besson! Pourquoi pas la lutte contre l'exploitation de l'homme par l'homme confiée à Frédéric "Bonsooooooirrrrrrr" Mitterrand?

 

La fierté d'être Français?... Combien de temps faudra-t'il aux Français qui ont amené ce sémillant quarteron de pervers narcissiques au pouvoir pour se rendre compte de l'image que le pays trimballe aujourd'hui dans le monde entier? Dommage qu'ils ne lisent pas THE ECONOMIST, hebdomadaire anglais tout ce qu'il y a de libéral, qui comme beaucoup de média étrangers écrit noir sur blanc ce que cache la Presse Qui Ment...

Mais surtout, surtout...

L'identité nationale et le drapeau, ON NOUS L'A DEJA FAIT...

Vous ne vous souvenez pas?

C'était juste avant la Présidentielle de 2007, quand il aurait encore été temps d'éviter au pays la catastrophe sarkozyste. Mais en face, nous avions Jeanne d'Arc, cornaquée par Pierre Bergé et Bernard-Henri Lévy, qui nous adjurait de hisser aux fenêtres les trois couleurs pour la Fête Nationale, tandis que le débat sur les franchises sur les soins ou le pouvoir d'achat, pas assez tendance, était relégué aux oubliettes.

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17/10/2009

Comment Nagy-Bosca 1er terrassa les dépassements d'honoraires...

Il y aurait beaucoup à dire, sur la défense de Frédéric "le Thaï et l'argent du Thaï" Mitterrand, sur la nomination de J.W.Bosca à l'EPAD, et même sur le festival ininterrompu de conneries proférées par experts et ministère au sujet de la foireuse campagne vaccinale qui s'annonce sous les meilleurs auspices... mais ce sera pour une autre fois.

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Juste un petit mot aujourd'hui pour commenter, très brièvement, ce que la Presse qui Ment a qualifié d'accord historique sur les dépassements d'honoraires. (J'utilise le terme générique rendu familier par le Plan B, le terme exact: "la Presse Qui Retranscrit des Communiqués de Presse Sans Enquêter un Instant Sur le Fond du Problème Surtout S'il S'agit de Social, le Social c'est Pas Très Sexy, hein Laurent?"... étant un peu long)

D'accord historique, il n'y a pas.

D'accord, il n'y a pas non plus.

Les deux syndicats médicaux les plus proches du pouvoir en place ( ne me cassez les burnes, chers confrères, les preuves sont légion...), les deux syndicats "médaillés" de la Légion d'Honneur pour service rendus ( à la France? à l'UMP? à vous de choisir ;-), ont donc signé jeudi 15 Octobre au soir, in extremis, un PROTOCOLE D'ACCORD alambiqué, totalement vide de sens, avec l'UNCAM (Union Nationale des Caisses d'Assurance-Maladie), personnifiée par son directeur, Frederic Van Roekeghem, ancien cadre d'AXA ( Putain, je ne me lasse pas de le répéter) placé là en Août 2004 par Jacques Chirac (ami dévoué et attentif de Claude Bebear, lui-même ancien PDG d'AXA, voyez comme petite est la planète, et bien humaniste la récolte de pièces jaunes par des sportifs cornaqués à front bas) en tant que proconsul ( celui qui dit EPAD prend une baffe).

 

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Pourquoi cette signature? Parce que Nagy-Bosca 1er avait fait un caca nerveux en sommant ces larrons de s'entendre avant le 15 Octobre minuit... sans ça le Parlement légifèrerait.

Il faut comprendre qu'effectivement, l'explosion des dépassements d'honoraires ces dernières années fait désordre, et que sa Majesté sent bien que le peuple y rechigne, parce que ça devient trop voyant. Donc après les franchises sur les soins, les diverses autres ponctions dans la poche des malades, Nagy-Bosca 1er devait absolument FAIRE SEMBLANT de légiférer, de taper sur la table, de défendre les petits, les sans-grade qui comme lui n'ont que du saumon cellophané à manger, contre les pires abus.

Sauf que, pas de bol, tout ceci c'est du flanc.

Oui, les dépassements d'honoraires ont augmenté, et particulièrement depuis la convention signée en Janvier 2005 entre les compères d'aujourd'hui, convention qui a laminé la médecine générale ( qui ne s'en relève et ne s'en relèvera pas) et habitué même les spécialistes de secteur 1 à la pratique des dépassements, puisque ceux-ci, jusque là réservés aux seuls médecins du secteur 2, étaient autorisés en cas d'accès direct du patient. ( Rappelons à ceux qui feignent de l'ignorer que le fait d'appartenir au secteur 2 n'est pas en soi un gage de quoi que ce soit, les médecins avaient le droit de choisir leur secteur, bien cons ceux qui ont cru à la pérénnité d'une assurance-maladie solidaire et ont choisi le secteur 1 et se sont tenus au tarif Sécu pour faciliter l'accès aux soins de leurs patients... je le sais, j'en fais partie).

Ayant mis en place un parcours de soins labyrinthique d'une totale opacité tarifaire, les mêmes compères font aujourd'hui semblant de s'entendre sur un protocole d'accord tout en confiant en douce qu'il s'agit d'une signature sous pression politique ( ce dont ils ont l'habitude malgré leur refrain jamais périmé du libéralisme à visage humain ;-), et alors que l'UNCAM est infoutue d'assurer que les complémentaires ( mutuelles et assurances) joueront le jeu du remboursement partiel des dépassements dans ce secteur optionnel que Nagy-Bosca 1er appelle de ses voeux ( pieux).

Le problème reste entier, pour les chirurgiens de secteur 1, par exemple, le tarif de certains actes courants n'ayant pas été réévalué depuis des dizaines d'années et le progrès des techniques et les exigences justifiées d'asepsie et de personnel ne leur permettant pas de travailler sereinement. Dans un système cohérent, ce ne serait pas aux complémentaires d'intervenir, mais à l'assurance-maladie ( ex Sécurité Sociale) de négocier les tarifs avec les chirurgiens secteur 1 pour permettre un exercice cohérent. Mais il en est des chirurgiens du secteur 1 comme des généralistes: ces imbéciles dérangent, ils ne sont pas assez chers!

Car le but n'est PAS, soyons clair, d'améliorer l'accès aux soins des assurés, mais, brique par brique, de foutre en l'air l'idée même d'une assurance maladie solidaire et d'ouvrir le vaste champ de la santé aux complémentaires. Qui, pour nombre d'entre elles, tout en bêlant un credo mutualiste, ne désirent qu'une chose: régner sur un système assurantiel à l'américaine, dont seront exclus les gagne-petits.. Pourquoi croyez-vous que certaines mutuelles de la très noble Mutualité Française ( un parangon de vertu républicaine) remboursent les dépassements des spécialistes de secteur 2 mais rechignent à pratiquer le tiers-payant pour le généraliste ( alors qu'elles l'acceptent à l'hôpital, en pharmacie, bref... partout ailleurs)?

Les complémentaires vivent de et par les dépassements d'honoraires, qui peu à peu poussent les Français à considérer comme indispensable une couverture assurantielle complémentaire au fur et à mesure que la protection sociale solidaire s'étiole. Dans ce nouveau système qui se met en place, le con de généraliste secteur 1 à 22 euros qui gère en moyenne trois demandes médicales par consultation casse les prix, ne génère pas de flux. Ce qu'il faut aux actionnaires des assurances complémentaires, ce sont des dépassements suffisamment importants pour inciter les Français à s'assurer, mais dont le montant soit plafonné afin de connaître d'avance le ratio des profits à venir. C'est l'enjeu du secteur optionnel qu'ils cherchent à mettre en place dans cette gigantesque partie de bonneteau.

Pourquoi croyez-vous que lors de son discours annonçant son souhait de "confier aux complémentaires" de plus grandes tâches, Nagy-Bosca 1er a choisi de s'afficher aux côtés d'un Jean-Pierre Davant, de la Mutualité Française, ravi, sinon afin de s'entourer de "mutualistes" plus photogéniques que ne le sont les sbires des assurances privées. C'est sûr que faire la même annonce au côté de Claude Bébéar, ou de son frère Guillaume( de chez Médéric) aurait pu faire tousser.

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PS: Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit. Il existe des mutualistes, des mutuelles, honnêtes, pénétrés de l'esprit de 1945, et désirant seulement apporter une protection complémentaire à leurs adhérents, plutôt que de régner sur le secteur Santé. Il en existe. Et pour eux comme pour la médecine générale, la messe est dite.

 

 

06/05/2008

UN AN DE SARKOLANGUE ET TU FINIRAS COMME EUX, PETIT MORVEUX!

 

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Enfant, j’ai longtemps cru mes parents lorsqu’ils m’affirmaient que les enfants qui faisaient trop de grimaces pouvaient finir avec le visage tout difforme si un coup de vent les figeait comme cela.

 


J’ai appris par la suite que ce n’était pas tout-à-fait vrai, et que certains types peuvent continuer à gesticuler comme des maniaques bourrés de tics sans que jamais, au moins jusqu’à présent, un vent malicieux ne les fige ailleurs que sur Dailymotion, où parfois la caméra fixe des images incroyables, comme cette vidéo, qui reste à mon sens inégalée, de Nicolas Sarkozy tordant le nez de rire mal contenu devant l’interpellation somme toute fort courtoise d’un professeur aux Glières. Visage témoignant d’un mépris si abject qu’un membre de l’entourage du Président, réalisant  que la scène est filmée, lui prend le bras et le retourne dos à la caméra : il y a des choses que les enfants ne doivent pas voir.

 

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy%2Bgli...

 

En ce jour anniversaire de l’élection à la tête de l’Etat du monstrueux symbiote Sarkozy-Guaino ( pour plus d’explications, tournez vous vers SARKOLANGUE, ed Ramsay *, ou SPIDERMAN III), je voudrais ici remercier Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse pour leur contribution à la pédagogie familiale envers nos têtes blondes et brunes.

 

 

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Laurent Wauquiez, d’abord, sémillant porte-parole sarkozyste depuis que David Martinon fait son point de presse dans la Baie des Anges avec Luca Brazzi et tout un tas de chouettes copains avec des grolles en ciment…  Laurent Wauquiez intervenant sur BFM-TV le lendemain de l’entretien télévisé de Nicolas Sarkozy dans lequel l’Hyperprésident avait menacé de retirer les allègements de charge aux entreprises qui n’ouvriraient pas de négociations salariales. Invité à préciser les modalités de cette nouvelle « réforme », le beau Laurent, tenant en son bec un fromage, explique que l’obligation porte uniquement sur l’ouverture de négociations salariales, et non pas sur leur  aboutissement. Ainsi un chef d’entreprise proposant à ses salariés 2 centimes d’euros d’augmentation sur 5 ans pourra-t’il s’enorgueillir d’avoir ouvert une négociation salariale… «  Il faut faire attention, si on met une pression totale, toutes entreprises confondues, sur l’augmentation des salaires, le risque est que toutes les entreprises partent à l’étranger ». Ben oui, quoi, la pression, on la met déjà sur les chômeurs, on va pas en plus faire pression sur les patrons, faudrait pas déconner…

 

 

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Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, fait preuve d’un talent complémentaire en affirmant  avec dédain dans l’émission Ripostes de Serge Moati, face à Marylise Lebranchu, que « les malades chroniques sont exclus » du paiement des franchises sur les soins. Le moindre pékin pris au hasard dans la rue sait qu’il s’agit d’une énorme sarkonnerie, et que le but des franchises est justement de pénaliser de « responsabiliser » ( en SARKOLANGUE) les malades, et tout particulièrement les malades chroniques.

Valérie Pécresse connaît pourtant bien le secteur santé, puisque dans PHARMAnetwork magazine, elle se réjouit que :

Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.
"20 universités ont déjà pris contact avec des entreprises." - p 16  

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Je ne reviendrais pas ici sur les conflits d’intérêt majeurs que représentent pour les universités de médecine américaines la sponsorisation « désintéressée » et le « mécénat » des firmes pharmaceutiques. ( Pour ceux qui s’y intéressent, j’ai raconté le calvaire du Dr Nancy Olivieri, lanceuse d’alerte qui donna à John Le Carré l’idée de LA CONSTANCE DU JARDINIER, dans PATIENTS SI VOUS SAVIEZ, ed. Points-Seuil).

 

J’insisterai juste sur la capacité de ces ministres sarkozystes à énoncer des énormités à la tonne, en utilisant chaque jour toutes les ressources de la SARKOLANGUE, qui consiste, pour faire court, dans la capacité à démentir formellement le lendemain ce qui a été martelé la veille. Incroyable schizophrénie que ce ballet de courtisans, les yeux rivés sur les sondages catastrophiques du mécontentement des Français**, qui jour après jour tentent vainement de dresser rempart au roi nu en renchérissant dans l’accumulation de dénégations.

 

Regardez-les bien, les enfants. Au départ, rien ne les prédisposait à finir comme ça. Il y a à peine plus d’un an, c’étaient des politiciens de droite classique. Mais un an de SARKOLANGUE, et vous pourriez, vous aussi, finir comme eux. A la limite, ça fout les jetons…

 

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* SARKOLANGUE, ed. RAMSAY, en vente dans toutes les bonnes librairies dès le 7 mai 2008.  

** Lorsque même OpinionWay donne 66% de mécontents du sarkozysme, c’est qu’il est temps de faire décoller les derniers hélicoptères du toit de l’Elysée, direction Saïgon

 
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