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28/04/2012

Qu'on en finisse

 

Etrange periode. Etrange moment que celui qui voit sortir du bois les résistants de toujours... de la 25ème heure. Ce qui fut martelé sans relâche par les vigilants depuis cinq ans dans l'indifférence polie des média, se retrouve aujourd'hui en première page, dans les éditoriaux, les chroniques. Qu'importe. Ce n'est pas grave, du moment que ça s'arrête enfin. Qu'enfin, on sorte l'abject petit personnage.

Pétainiste, pas pétaniste, fasciste, pas fasciste? On a surtout affaire à un taré. Un taré...

Le type ne se contrôle plus. Pendant des années il utilisa sans vergogne la SARKOLANGUE, cette capacité extraordinaire à nier farouchement le lendemain ce qu'il avait martelé la veille. Aujourd'hui, il répète le surlendemain ( appel des mosquées, Fukushima, Tarik Ramadan, et j'en passe) ce qu'il a été forcé de reconnaître en direct à la télévision comme faux la veille. Mais c'est pas grave, parce que c'est en meeting, tu vois ( sous-entendu: les gens qui viennent aux meetings de Sarkozy sont de si parfaits abrutis qu'on peut leur servir n'importe quoi).

Un taré. Au-delà de l'analyse politique, qui risquera ENFIN une analyse psychiatrique? Nous sommes devant un type en roue libre, un pervers narcissique englué dans un effrayant déni de réalité.

 

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Alors, franchement... Pétainiste, pas pétainiste? Voici ce que j'écrivais en Octobre 2007:

Combien de temps, encore ? C’est la question que se posait Léon Werth, écrivain antimilitariste, juif, ami de Saint-Exupéry, qui lui dédia « Le Petit Prince ». Réfugié dans un petit village des Vosges pendant l’Occupation, il a noté au jour le jour dans son « Journal de guerre 1940-1944 », reparu récemment au Seuil sous le titre « Déposition », ses pensées, ses espoirs, et son effarement devant la vacuité de la propagande qui dégouline d’en haut sur la tête du peuple de France.

 

« Le Maréchal a dit que désormais l’argent serait la récompense du travail », « Le Maréchal veut restaurer la mystique, la chevalerie du travail » et « abattre les frontières entre l’école et la vie », note t’il en 1941, ajoutant : « Quelle puanteur, ce monde de clichés et de cadavres !... C’est à cette poésie du passé, à cette poésie pour échotiers et à un moralisme flou que la bêtise s’accroche ».


Combien de temps encore? Une semaine. Qu'on en finisse.

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