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26/05/2011

Non, franchement, merci

"La députée UMP Brigitte Barèges, membre de La Droite populaire, a rallumé la flamme de l'homophobie en lançant, à propos d'un texte PS visant à autoriser le mariage homosexuel, « et pourquoi pas des unions avec des animaux ? »"

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Non, franchement, merci.


On a assez de députés UMP comme ça.

23/05/2011

Abjects, forcément abjects

Depuis dimanche dernier, depuis ce moment sidérant où en ouvrant AOL, de retour de Londres, j'ai vu s'afficher sur mon écran la tête du directeur du FMI, et l'en-tête expliquant qu'il était accusé d'agression sexuelle, j'essaie de ne pas en parler.

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Pas parce que je n'en ai rien à dire, pas parce que ça m'indiffère, bien au contraire, mais parce que depuis huit jours nous avons assisté à un déferlement honteux, un festival de déclarations pompeuses, ridicules, souvent profondément abjectes. Les suspects habituels, bien entendu, mais aussi de tous nouveaux, tous beaux spécimens.

Le pompon, à mon humble avis, revient à Luis de Miranda, romancier, philosophe, éditeur, et auteur dès Lundi 16 Mai dans les colonnes de Libération d'un billet bobo-branché particulièrement saignant:

"Cette chute, il l’a voulue, il l’a désirée. L’esprit en lui s’est allié à l’animal pour effondrer d’un geste vif la machine qui s’édifiait autour de lui, telle une prison prévisible et dangereuse. Cela a commencé par la Porsche. Premier acte manqué. Mais la voiture de sport ne fut qu’un coup d’essai timide. Si la femme de ménage a été agressée, l’ouvrière violentée, alors nous touchons au sublime, au sens kantien d’« au-delà médusant de la représentation »."

Ca ne vous rappelle rien? Allez, faites un effort.... Depuis le 17 Juillet 1985, et le fameux article de Marguerite Duras, venue faire son romanquête ( bien avant BHL) sur les rives de la Vologne, et qui s'était exclamée, à la seule vue des lieux, que Christine Villemin, accusée d'infanticide, était forcément coupable, coupable, forcément, et "sublime, forcément sublime". Car subissant la loi de l'homme, Christine Villemin s'en serait, c'était l'intime conviction de Duras, échappée par l'infanticide, apogée supposée du féminisme.

 

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Christine Villemin ( que Duras, très BHLienne, n'avait même pas rencontrée) , découvrant ce délire de vieille tapée dans Libération ( merci Serge July), eut ce mot dans lequel on mesure sans difficulté l'incapacité des femmes de ménage et des ouvrières à s'élever dans la stratosphère de ce qu'Emmanuel Todd nomme à juste titre la "classe dérivante" ( et non la classe dirigeante): "Mais elle est folle, celle-là..."

DSK, nous y reviendrons. A chaque jour suffit sa peine.

Chaque jour le PS nous désespère un peu plus, ceux qui croyaient au ciel, et ceux qui n'y croyaient pas ( dont je fais partie). Il est temps d'en finir. A plus...

19/05/2011

Opération Sarko 2012: Merci les guignols!

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Les sarkozystes du premier cercle qui ont vu "La Conquête" sont soulagés, parait-il.

Soulagés? On les comprend.

Si l'un des communiquants qui nous gonflent avec le storytelling sarkozyste depuis des années essuie une larme dans les jours qui viennent, ce sera parce qu'il aura pris un bouchon de champagne dans l'oeil.

En Angleterre, quand un réalisateur, un scénariste, s'attaquent au pouvoir, cela donne des films d'une rare pertinence, qui n'évacuent pas la question politique et sociale comme Xavier Durringer et Patrick Rotman s'y attèlent ici.

Mais l'Angleterre a des Peter Kosminsky, des Ken Loach. Nous, nous avons Durringer et Rotman.

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J'avais été surpris, ces dernières semaines, par la distance entre l'affiche du film, assez sarcastique, et les interviews donnés par les principaux protagonistes du film: auteur, réalisateur, acteur principal. Ayant vu le film hier, je comprends mieux.

Le festival attendu de répliques vachardes est au rendez-vous, on voit que Rotman a bien relu la presse, a bien potassé le livre de Bruno Le Maire, ex dir-cab de Villepin, le livre de Yasmina Reza, ex-groupie sarkozyste, et le livre sur Cecilia Sarkozy. Les acteurs sont bons, ils ont bien visionné les films vidéo de l'époque, écouté les discours. On a donc droit à ce combat pour la présidence entre des hommes d'une consternante médiocrité qui se haïssent cordialement et pour lesquels seul compte le pouvoir.

Mais parce que les auteurs refusent de montrer, en parallèle de ce combat de coqs, les conséquences morales politiques et sociales des actions de ces hommes et de ces femmes sur le peuple de France ( celui-là même que Guaino évoque les larmes aux yeux pour mieux le livrer à la marionnette Sarko), on reste dans l'entre-soi du storytelling sarkozyste, et comme s'en émeuvent Podalydès, Rotman et Durringer, on découvre un Sarkozy humain, attachant, tellement faillible, au fond. Un homme ambitieux, mais est-ce un crime, franchement, mâme Chabot, je vous l'demande?

Un exemple de cette cécité voulue, choisie? Le film traite au détour d'une répartie de la visite de Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur, sur la dalle d'Argenteuil, de ses fameuses petites phrases sur la racaille et le Kärcher. On nous rappelle en quelques mots sans rien en montrer que cela a mis le pays à feu et à sang pendant des semaines, mais cela est reproché du bout des lèvres à Sarkozy dans l'intimité feutrée d'un beau bureau élyséen, et Sarkozy, par la bouche de Podalydès, a beau jeu de répondre que "la France a un problème avec ses banlieues et ce qu'on me reproche c'est juste d'avoir dit la vérité". Il est dans cette scène entouré de médiocres, de menteurs, il y a là Chirac, Villepin, Jean-Louis Debré, Le Maire, Guéant  ( de mémoire ), il n'y a pas dans cette scène, évidemment, un banlieusard, un flic, un médecin, un pompier, pour enfoncer le clou. Tous ces types se tiennent par les couilles, par leurs conneries passées, par leur ignominie présente et future. La France a été mise à sang, sa cohésion mise à mal? Ce n'est dans le film qu'une séquence sur l'échiquier politique, et on passe à autre chose ( idem pour le CPE, dont on voit qu'il flingue Villepin mais dont aucune des conséquences ou du combat mené alors n'est montré; idem pour le Non à la Constitution Européenne). Là où Loach aurait mis sa caméra au ras des petites gens, là où Kosminsky ou Frears auraient mêlé dans leur narration les intrigues des puissants et la vraie vie des gens, nos courageux mais pas téméraires français transforment la conquête du pouvoir par un névropathe "libéral, ultracommunautariste et atlantiste" en sitcom.
Et par la grâce du cinéma, des gros plans, des acteurs, ils humanisent ces guignols, évacuent le peuple, participent au storytelling sarkozyste.

La meilleure preuve en est peut-être le portrait de Cecilia Sarkozy en madone sacrificielle. Ce qu'on voit ici, c'est une femme intelligente, aimante, qui soutient son mari au fil des ans et revient même près de lui pour lui permettre d'accéder au pouvoir suprême alors qu'elle ne l'aime plus. Par simple fidélité au passé. C'est beau, c'est tragique, le film se clôt quasiment sur son visage en larmes au moment où Sarko nous est infligé pour cinq ans.

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La réalité est un peu différente, si on 'en croit le livre d'Anne Biton sur Cecilia Sarkozy. Au lieu de la madone, on y voit une femme qui ne supporte plus un mari dont elle considère qu'il n'aime personne, pas même ses enfants, et qu'il a un réel problème de comportement. Une femme qui revient pour jouer au peuple français un mensonge de quelques mois, avant de partir retrouver l'homme qu'elle aime à Dubaï et se confier aux gazettes féminines en expliquant:

" Moi, ce qui me manque par-dessus tout, c'est aller faire des courses au supermarché avec mon fils Louis."

"Oui, c’est radicalement différent de tout ce que j’ai vécu avant. Mais c’est une expérience très enrichissante. J’ai des amis qui m’ont sorti quelques poncifs du genre: tu verras, on s’ennuie ici. C’est vrai qu’il n’y a pas tous les soirs du théâtre et de l’opéra comme à Paris, Londres ou New York. Mais on peut bouger. On oublie que Dubaï n’est qu’à deux heures seulement de l’Inde et quelques heures de la Chine. On peut aller y passer un week-end."

Ceux qui vont faire leur shopping "au supermarché" en Inde ou en Chine en deux heures d'avion privé apprécieront.

Les autres... les autres, le cinéma français s'en fout.

 

 

10/05/2011

10 mai 1981

10 Mai 1981: Fernando Pereira fête son trente-et-unième anniversaire.

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10 Mai 1981: Il ne sait pas qu'il n'atteindra jamais l'age de trente-six ans.

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10 Mai 1981: Il ne sait pas que son assassin accède au pouvoir.

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10 Mai 1981: Il ne sait rien de tout ça.


10 mai 1981: La nostalgie, camarades?..



PS: Ceux qui considèrent que le pouvoir n'excuse pas tout se reporteront à "Un Monde sans crime", editions Rivages Noir

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03/05/2011

Patrick Roy est mort responsabilisé

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Le député Patrick Roy est mort.

Nicolas Sarkozy salue son courage et sa volonté.

Les députés, gauche et droite confondus, lui avaient fait une ovation debout lors de son retour il y a quelques mois.

Comme tout patient cancéreux, Patrick Roy a combattu la maladie, et payé les franchises sur les soins qu'ont imposé les députés UMP, Copé en tête.

Il est mort responsabilisé.

Une grande victoire à ajouter au bilan moral des années Sarkozy.

C'était le 26 Octobre 2007, souvenez-vous en.

http://enattendanth5n1.20minutes-blogs.fr/archive/2007/11...

Et tous ceux qui aujourd'hui devant le naufrage du navire sarkozyste se redécouvrent à l'UMP une fibre sociale* devraient répondre à la question: "Avez-vous voté les franchises sur les soins? Avec-vous cédé à la ridicule lubie de votre chef? Avec vous responsabilisé ces cancéreux, ces diabétiques, ces sidéens, ces handicapés, que vous feignez aujourd'hui de plaindre?"

* ( Ne rigolez pas, Xavier Bertrand, le "traître sans couilles" ( Dominique de Villepin dixit) rappelle aujourd'hui dans ses interviews qu'il est un gaulliste social, et non pas un suppôt des assureurs privés...)

 
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