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31/03/2011

Pray for Japan

Un tremblement de terre, avec répliques à la clef.

Un tsunami dévastateur, avec des villes rasées de la carte, des dizaines de milliers de disparus

Une catastrophe nucléaire impossible à circonscrire.

Et maintenant, ça?

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A ce point-là, c'est plus de la malchance, c'est la main vengeresse de Dieu. Mais quel péché expient-donc les Nippons?

 

25/03/2011

Claude Guéant au bénéfice du doute

Pendant des années le doute a bénéficié à Claude Guéant.

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Les journaux qui lèchent le dépeignaient en cardinal de l'ombre, en éminence grise.

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Guaino avait tenté lui aussi de jouer ce rôle, mais le discours de Dakar l'avait durablement discrédité, révélant l'univers mental pathétiquement étriqué d'un type qui ose citer Jaurès mais considère l'homme africain comme un bon gros crétin trop chauffé au soleil pour s'inscrire dans l'Histoire.

Restait Guéant, et son aura de mystère, amplifiée par la crainte et la vénération que la presse portait à Sarkozy, un homme rudement efficace, quoiqu'en pensent les affreux antisarkozystes primaires, probablement guidés par leur seule jalousie devant tant de succès politiques.

Et puis, comme on soulève une pierre à la campagne, Guéant sortit de l'ombre et commença à l'ouvrir en public.

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Et en pleine lumière ce qu'il sortait puait tellement de la gueule, qu'on en vint presque un moment à ressentir de la pitié pour Sarkozy.

Non, mais t'imagines avoir pendant cinq ans ce type qui te balance son purin dans l'oreille?

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- Alors la pute répond au castor, c'est comme un pénis mais en plus petit...

22/03/2011

Aux portes de l'abattoir

Pour ceux qui comme moi ont vu venir en 2007 la catastrophe nationale, impuissants à lui faire barrage, pour ceux qui n'ont jamais dévié de leur détestation initiale de l'arriviste inculte que Guaino et Guéant, misérables Geppetto, ont façonné en lui taillant un constume beaucoup trop grand de défenseur amoureux de la France de Jaurès et des clochers ruraux...

Pour tous ceux qui ont subi l'ignominie, le ridicule, la honte, de voir des Dati, des Besson, des Kouchner, des Hortefeux, représenter la France...

Pour ceux qui ont vu chasser les parents à la porte des écoles, les Rom à la périphérie des villes...

Pour ceux qui ont vu des Rama Yade minauder devant Khadafi, jouant sur tous les tableaux, rebelle mais pas trop, des Fadela Amara trouver l'instrumentalisation de l'immigration dégueulasse, mais pas au point de lâcher la mangeoire...

Pour ceux qui ont vu la curée de représentants de commerce UMP voter la pénalisation des malades dans les deux Assemblées...

Pour tous ceux qui ont subi comme une blessure chaque sentence martiale de pacotille, chaque approximation ridicule, chaque rodomontade du crétin de Nagy-Bocsa devant une médiature terrifiée à l'idée de déplaire...

Pour tous ceux-là qui attendaient enfin le réveil du pays, il est temps de se caler dans le fauteuil pour la dernière bobine du film avec le carton de pop-corn ( extra-large, Xavier Bertrand Supersized), et de savourer le pay-off.

L'UMP est dans la nasse où Sarkozy s'est enfermé. Et il n'y aucune porte de sortie. AUCUNE.

Je reste stupéfait par les analyses à deux balles que je lis... Fillon se poserait en recours, tel autre guignol refuserait le Ni-Ni, tel autre serait pour le Front Républicain, Xavier Bertrand, comique de situation, donnerait sa préférence au vote blanc, comme son slip...

Il n'y a aucune porte de sortie.

Appeler au Front Républicain, c'est conforter l'accusation de Marine Le Pen d'une supercherie UMPS au sein de laquelle, une fois les empoignades de plateaux télévisés terminées, on se sert la louche et on se partage le gâteau entre gens du même monde. Impensable, et contre-productif.

Appeler au Ni-Ni, c'est pemettre au Front National de s'implanter localement, de gagner encore du terrain.

De toute façon, Sarkozy est perdu, et l'UMP, tous ces petits notables accrochés à leurs prébendes, est perdue avec. UNION POUR LA MAJORITE PRESIDENTIELLE, ça veut bien dire ce que ça semble signifier. Pas Union pour le Progrès, ou Union pour Une Certaine Idée de la France, ou Parti "Socialiste" ( excusez-moi de pouffer). Non, ça signifie que ce parti de godillots n'a pour seul et unique but que de se trouver un leader pour rester en place(s).

Et parce que ces imbéciles ont cru en 2006 que l'arriviste Sarkozy pouvait être un bon cheval, même si clairement il foulait aux pieds une bonne partie de ce qui, bon an mal an, avait fait partie de l'héritage du gaullisme...

Parce qu'ils ont tous frétillé du fion pour se ranger sous la bannière de l'incapable, pondant des dithyrambes sur sa grandeur d'âme et sa proximité au peuple français ( certain passage du "livre" du pitoyable Laurent Wauquiez à ce sujet sont à se tordre, ça enfonce Stéphane Guillon et Ricky Gervais sous acide)...

Pour toutes ces raisons, ils sont collectivement responsables ( à quelques rarissimes exceptions) de la situation actuelle.

Et les commentaires ridicules que je lis dans la presse sur le fait que le refus du Ni-Ni présidentiel serait, de la part de Fillon entre autre, le signe d'un "refus d'une dérive droitière" du Président, SONT A SE PISSER DESSUS DE RIRE. ( et je sais de quoi je parle)

Car si cette attitude neutre envers les électeurs du FN est évidemment une tentative de non-agression de Sarkozy en vue d'un éventuel, très hypothétique second tour des présidentielles, dans les faits, la dérive droitière du Président, nous la subissons tous depuis 2007, ET FILLON ET LES AUTRES GUGUSSES QUI ARBORENT SOUDAIN LEUR CROIX DE LORRAINE en ont pris toute leur part.

Ni le gommeux Fillon, ni la cruche Pécresse, ni la madone d'Internet NKM, ni le mendiant Wauquiez, ni le louvoyant Copé, n'ont jamais ouvert la bouche pour dénoncer les errements du régime Sarkozy.

Or dans les faits, les mots du FN, les idées du FN, une bonne partie du programme du FN, Sarkozy les a installés au pouvoir, à travers Besson, Hortefeux, Guéant, Guaino... sans qu'aucun des rebelles de la vingt-cinquième heure ne moufte.

Sarkozy a installé la rampe de lancement de Marine Le Pen, tandis que les médias applaudissaient de voir combien il avait "affaibli le père" en subitilisant ses idées. L'UMP a suivi, à fond, troupeau bovin seulement préoccupé de continuer à brouter.

C'est l'heure où s'ouvrent les portes de l'abattoir.

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21/03/2011

Mâche bien avant d'avaler, petit UMP

Comme je l'écrivais brièvement il y a trois jours, certain hiérarque de l'UMP, sans doute en hommage au général de Gaulle, immortalisé par la fameuse contrepèterie "le Général est arrivé à pied par la Chine"... ( oui, je sais, c'est frais, c'est fin, ça se mange sans faim...), nous dévoilait ses talents oratoires en chiant par la bouche.

Hier soir le sémillant Claude Guéant, du Ministère de l'Intérieur de Notre Beau Pays A Nous Qu'on A, Tu Reprendras Bien Une Banane Il M'En Reste Un Plein Régime Sur Les Bras, annonçait des chiffres parfaitement fantaisistes, amalgamant les pitoyables 17% de l'UMP aux 15% des candidats divers-droite qui avaient sciemment rejeté l'étiquette du parti du Président à Ray-Ban A Nous Qu'on A, Foudre De Guerre Particulièrement Fiable En Amitié Virile comme peut en témoigner son pote Mouammar A Lui Qu'il A.

Dernière manoeuvre en date pour tenter d'éviter la panique de parlementaires gavés confrontés une nouvelle fois à la haine que le pays porte à ceux qui le salopent.

Dans de nombreux cantons, une chèvre parachutée coiffée d'un sac en papier marqué FN passerait devant le candidat UMP. (je sais de quoi je parle...)

L'UMP est à la ramasse. Députés UMP, Maires UMP, Sénateurs UMP, vous qui avez sali notre pays, avez participé comme jamais à son abaissement, vous qui applaudissiez comme des otaries gavées de sardines à l'entrée du Fouquet's, vous qui avec zèle et célérité avez "responsabilisé" les dialysés, les cancéreux, les séropositifs, les hémiplégiques, les Alzheimer et les accidentés de la vie, vous qui sans même comprendre ce que vous votiez avez foutu en l'air, entre autre, le système de santé de ce pays au nom de vos petits arrangements clientélistes en avalant sans broncher les bonimenteries hallucinantes de votre représentant en sous-vêtements masculins Xavier Bertrand, je vous souhaite une année de souffrances à préparer vos CV.

Et au cas où vous songiez à l'exportation, car vos talents comme ceux de Notre Président A Nous Qu'on A sont mondialement reconnus, let me give you an English Lesson...

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A SHIT-EATING GRIN...

expression familière dénotant l'embarras. Traduction: un sourire à manger de la merde.

Bonne Appétite!

18/03/2011

Richelieu à Deux Balles

L'abjection se passe de commentaire. Quand un Grand Commis De L'Etat, sorte d'Eminence Grise de l'Ombre, Richelieu à Deux Balles, s"exprime" sur l'immigration, est-il utile de pointer l'évidence, qu'il chie par la bouche?

Je préfère vous transférer ceci, écrit par un ami tranquillement héroïque.

Amel est une jeune mère de famille, elle élève avec son mari deux charmantes petites filles. Lui travaille comme ouvrier, elle reste à la maison pour s'occuper du dernier né de trois mois. Leur séjour en France est totalement légal : ils disposent d'une carte de séjours de dix ans. A la cité des Francs-Moisins, à Saint-Denis, où ils habitent, tout cela est relativement habituel, du moins on pourrait le croire, car cette famille vit en fait un cauchemar : leur nourrisson est un « touriste de passage pour 3 mois ».

Amel est enceinte de sept mois quand elle doit partir en urgence en Algérie au chevet de sa mère gravement malade. Elle ne sait pas que ce voyage la conduira dans un monde kafkaïen. Elle accouche prématurément en Algérie à sept mois. Après cet épisode difficile à vivre, elle a hâte de rentrer auprès de sa famille. Hélas, la loi française ne le permet pas. Son enfant étant né à l'étranger, elle ne peut le ramener directement. Elle doit attendre un visa provisoire pour l'enfant, si elle veut revoir ses filles. Sinon, elle doit entamer une procédure de rapprochement familial. Amel s'effondre. Elle vit une dépression. Il faut absolument rentrer. Son mari et ses enfants lui manquent. Elle choisit le visa. Le retour à la maison ne résout pas le problème, loin s'en faut : une cascade de difficultés l'attend. La préfecture lui signifie qu'au terme du visa, elle doit retourner en Algérie et demander pour l'enfant le regroupement familial, ce qui peut prendre beaucoup de temps. En France, le bébé n'a aucun droit, même pas celui d'être rattaché à la Sécurité sociale de son papa, puisqu'il y est en séjour provisoire.

C'est cette situation qu'Amel me raconte un soir de janvier, quand elle m'amène le bébé qui a de la fièvre. Je le soigne et, bien forcé par la situation, je rédige l'ordonnance au nom de sa grande sœur en espérant que le pharmacien ne tiquera pas trop sur la posologie inadaptée.

Et je m'indigne ! Comment cela est-il possible ? Cet enfant a un papa qui travaille, qui cotise à la Sécurité sociale, qui a des droits. Je me renseigne auprès des personnes connaissant mieux que moi ces situations : eh bien, non, cet enfant n'a pas de droit, car il a eu le tort de naître où il ne fallait pas. Nous faisons le « forcing » à la CPAM du 93 pour procurer une couverture sociale à ce bébé car, si par malheur il devait être hospitalisé, le coût serait rédhibitoire. Il faut du temps et de la pugnacité, mais heureusement, nous y arrivons, car aujourd'hui, l'enfant est hospitalisé pour une infection des voies respiratoires. Mais cela ne change pas la situation du bébé qui va bientôt être clandestin, puisque tout le monde conseille à Amel, même les institutions sociales, de ne pas retourner en Algérie.

De toute façon l'état psychologique d'Amel ne le permet pas, état psychologique encore plus aggravé par la décision de la Caisse d'Allocation Familiale, qui demande le remboursement de la prime de naissance (eh oui, il y a là suspicion de fraude !) et qui, pour être certaine d'être remboursée, supprime le versement des autres prestations. Nous supposons que, comme d'habitude, quand il y a un problème déclaratif ou autre, la CAF suspend tout les allocations, fait son enquête, et prend sa décision. On remarquera qu'habituellement, en vertu des principes constitutionnels, il faut d'abord faire l'instruction avant de prononcer le jugement, mais pour la CAF, les principes constitutionnels sont accessoires ! Outre que la suppression arbitraire des prestations auxquelles elle a droit enfonce un peu plus cette famille dans la précarité, la violence institutionnelle qu’elle traduit projette Amel et les siens dans l’incompréhension et la détresse.

Comment en est-on arrivé là ? Dans quel monde vivons-nous, pour fabriquer des bébés clandestins ? Quelle faute Amel a-t-elle commise pour être autant punie ?

Je voudrais connaître celle ou celui qui au consulat de France a refusé de délivrer les papiers à cette jeune mère de famille. Il ou elle a appliqué la loi, me dira-t-on. Quelle loi ? Celle qui est écrite sur le fronton de son bâtiment : liberté, égalité, fraternité ou celle d'un Etat français redevenu ouvertement xénophobe. Je voudrais comprendre ce qui se passe dans la tête de tous ces acteurs de la préfecture qui, au nom de la France, perdent leur humanité. Les lois et les règlements ne cessent de brimer les étrangers. La France a-t-elle si peur qu’elle doive craindre la venue sur son territoire d'un nourrisson de trois mois ? Voit-elle en lui un possible perturbateur de l'ordre public ?

Comment peut on oublier à ce point les missions et les valeurs de la protection sociale, pour que la CAF se conduise de cette manière, est-ce le poison de la suspicion face à la fraude qui provoque ce comportement d'exclusion ?

Que puis-je dire à cette famille ? Que ce monde est devenu fou, de cette folie qui conduit à ne plus savoir faire la part des choses. Que la loi fixe les conditions de la vie en société, mais qu'elle n'est jamais à l'abri de devenir stupide et ignoble dans son application. Que la citoyenneté que les hommes et les femmes politiques prétendent défendre n'existe pas pour un bébé né de parents maghrébins.

La loi que nous allons appliquer pour cet enfant, c'est la loi de la cité, celle qui est faite de solidarité, de soutien, d'amour et de fraternité. Et nous allons nous mobiliser pour rendre à ce bébé ses droits, pour que son arrivée dans la vie ne soit pas à jamais marquée par la culpabilité d'être né où il ne fallait pas.

Docteur Didier Ménard
Médecin généraliste à la cité des Francs-Moisins à Saint-Denis

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