31.12.2010
Comment la santé devint rentable ( 13)
En 2010 toujours, la légalisation de la « télémédecine » fit les unes de la presse. L’industrialisation du soin vantée par les experts libéraux du ministère avançait à grand pas, réalisant le rêve d’une médecine sans médecin, gérée à distance depuis un centre d’appel.

Il préside l’École européenne de chirurgie (EEC)[3], le Cercle santé société[4] (CSS), l’Ecole de médecine d’application Paris Descartes (EMA), et le conseil scientifique et médical de la Mutualité française[5]. Il est membre de l’Académie nationale de chirurgie[6], membre correspondant de l’Académie nationale de médecine[7] et secrétaire général du Conseil national de la chirurgie[8].
Il a été chargé de mission auprès du ministre de la Santé en 2002-2003 dans le cadre du Plan hôpital 2007 sur la gouvernance hospitalière[9]. Il a aussi été chargé de mission sur la chirurgie dans les petits hôpitaux. Et est l’auteur des rapports sur la chirurgie dans les petits hôpitaux[10] et sur la rémunération des chirurgiens[11].
Grand apôtre de "l'industrialisation du soin"... ( voir:http://www.dailymotion.com/video/xbwqev_guy-vallancien-de... )
le Professeur Vallancien fut longtemps conseiller scientifique et médical auprès de Jean-Pierre Davant, directeur de la Mutualité Française et parangon de la "solidarité mutualiste" ( nous y reviendrons...) , avant de conseiller les fossoyeurs UMP ( gouvernance hospitalière, loi HPST). Signe distinctif: l'une des seules plumes à se risquer, avec l'excellent Claude Le Pen, économiste in-dé-pen-dant de l'Institut Montaigne, à défendre ardemment les franchises sur les soins dans les colonnes du Monde.

Touchante réunion à l'Institut Montaigne, avec Roselyne Bachelot-Narquin, Guy Vallancien et Michel Chassang.

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30.12.2010
H1N1: Pandémie de la peur, le retour des experts la bave aux lèvres
J'interromps la série "Comment la santé devint rentable" pour reproduire ici ce message à caractère informatif, une nouvelle ALERTE URGENTE DE LA DIRECTION GENERALE DE LA SANTE, celle-là même dont le directeur, le Prrrrrofesseur Didier Houssin, s'est illustré l'an dernier par sa méritante roselynocompatibilité...

Didier Houssin et Roselyne Bachelot-Narquin
Mon commentaire, rapide: "Couverture vaccinale insuffisante en 2011?: conséquence directe du fiasco vaccinal Bachelot. Comme le disait Abraham Lincoln: on peut mentir à tout le monde un certain temps, on peut mentir à certains tout le temps, mais on ne peut pas mentir à tout le monde tout le temps"
Ce message est retransmis grâce à mon ami Dominique Dupagne, avec les commentaires ironiques et mordants d'icelui.
Bonjour
J'ai reçu ce jour ce message de la DGS :
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Les dernières données épidémiologiques (franchissement du seuil épidémique, co-circulation des virus A(H1N1)2009, A(H3N2) et B, augmentation du nombre d’hospitalisations et de formes graves – majoritairement liées au virus A(H1N1)2009) conduisent la direction générale de la santé, sur la base des recommandations des experts formulées le 24 et le 29 décembre 2010, à actualiser les mesures de protection des personnes les plus à risque de formes graves de grippe :
1. Extension de la recommandation de vaccination rapide aux femmes enceintes et aux sujets présentant une obésité avec un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30 ;
2. Confirmation de l’importance de la vaccination rapide des personnes ayant un facteur de risque habituel pour la grippe saisonnière et des professionnels de santé ;
3. Recommandation de mise sous traitement antiviral curatif, le plus précocement possible, des sujets présentant : un syndrome grippal caractérisé (si la forme clinique est jugée sévère par le médecin) ou des facteurs de risque particuliers, quelle que soit la sévérité clinique, ou une forme clinique grave d’emblée ou compliquée ;
4. Recommandation de mise sous traitement antiviral curatif par oseltamivir des femmes enceintes présentant un syndrome fébrile associé à des signes respiratoires, quel que soit le trimestre de grossesse et la présence ou non de facteurs de risque.
Enfin, en termes de prévention, l’importance du respect des mesures barrières (lavage des mains,…) mérite d'être rappelée aux patients.
Pour vos patients concernés par les recommandations vaccinales mais n’ayant pas reçu d’imprimé nominatif de prise en charge par l’Assurance maladie, vous pouvez vous procurer des imprimés vierges en les téléchargeant sur le site http://www.ameli.fr/professionnels-de-sante.php (rubrique « commande de formulaires ») ou en demandant à votre caisse d’assurance maladie de vous adresser le formulaire par messagerie ou un jeu d’imprimés par courrier. S’il le souhaite, un patient peut également se rendre à sa caisse primaire d’assurance maladie pour y retirer son imprimé.
Pour en savoir plus et consulter les documents suivants :
Avis du HCSP du 29 décembre 2010 relatif à l’actualisation de la stratégie vaccinale contre la grippe 2010-2011
Fiche pratique d’utilisation en ambulatoire des antiviraux en curatif en période de circulation du virus A(H1N1)2009
http://www.sante.gouv.fr/grippe-saisonniere (Informations destinées aux professionnels de santé)
http://www.invs.sante.fr/surveillance/grippe_dossier/ (Point épidémiologique)
------ fin de citation------------
Donc, des experts en santé publique ont attendu l'arrivé de l'épidémie pour se pencher sur l'intérêt d'étendre les recommandations de vaccination. Une telle décision ne pouvait elle pas être prise avant l'épidémie ? La rentrée universitaire a lieu généralement en octobre. En quoi l'épidémie actuelle est-elle surprenante ? Est-il vraiment judicieux de se vacciner en pleine période de contamination ?
Sur le fond lui même, tout a été dit l'année dernière. Il faut savoir que les experts qui prennent ce type de décision sont par exemple Catherine Olivier Weil si l'on en croit Carnets de Santé http://www.carnetsdesante.fr/Weil-Olivier-Catherine
Rappelons que COW a soutenu devant le Sénat que le taux de formes graves puis de mortalité de la grippe chez l'enfant était de 20%, surestimant ainsi la réalité d'un facteur 100.000. Elle le répète deux fois http://www.dailymotion.com/video/xdllyb_le-pr-weil-olivie... Une telle méconnaissance de la réalité par les experts explique peut-être mieux que leurs conflits d'intérêts l'absurdité des mesures préconisées.
Une chose amusante : France Meslé, dans un article publié par l'INED et non démenti malgré de nombreuses erreurs, avait prétendu que la vaccination avait divisé la mortalité par 10 en 40 ans. C'est faux http://www.atoute.org/n/article163.html et cela a malheureusement été repris partout. Mais ce qui est drôle, c'est que pour appuyer sa démonstration, elle affichait une mortalité réduite à environ 300 cas par an depuis 2000, ce qui est proche de la réalité. Mais dans le même temps, l'ineffable Bruno Lina nous réaffirme dans le Figaro http://www.lefigaro.fr/sante/2010/12/28/01004-20101228ART... que la grippe fait 7 à 8000 morts annuellement.
Le facteur dix évolue donc d'un mois à l'autre selon que l'on veut valoriser le vaccin ou faire peur avec la grippe. Après le KO debout de la dernière épidémie, les cassandre ont fait profil bas, attendant avec impatience les premiers morts pour reprendre du poil de la bête. Nous allons les voir monter en épingle la moindre hospitalisation. Heureusement, les médias traditionnels se laisseront peut-être moins manipuler que l'année dernière. Une suggestion marketing : regrouper tous les cas graves français dans un seul service pour faire un effet de masse avant de convoquer la presse. Ca avait bien fonctionné l'année dernière au niveau régional.
Nous avons une santé publique digne d'une république bananière car ces âneries sont proférées dans un silence universitaire assourdissant, que seuls quelques rebelles viennent troubler en réclamant un peu de rigueur dans les statistiques nationales.
Encore une fois, je n'ai rien contre le vaccin grippal, je voudrais juste que les autorités sanitaires arrêtent de justifier leurs choix par de la science falsifiée.

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Dr Dominique Dupagne
10 mesures pour sauver l'assurance maladie :
http://www.atoute.org/n/article172.html
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Comment la santé devint rentable (12)
En 2010, de déremboursement en franchise, la « Sécu » ne remboursait bientôt plus que 50% des soins ambulatoires, en maintenant la pression sur les professionnels de santé les moins bien rémunérés, infirmiers, généralistes, pour les pousser à la disparition. Sous couvert d’améliorer la gestion, se créaient alors des Agences Régionales de Santé, sous la houlette de Nicolas Sarkozy.

Une flopée de pontes « de gauche », dont Claude Evin qui avait vigoureusement soutenu la réforme des hôpitaux, s’y précipita pour accepter ces postes de "préfets sanitaires", cautionnant la manœuvre.

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29.12.2010
Comment la santé devint rentable (11)

En 2009, Frédéric Van Roekeghem innova en proposant aux généralistes une rémunération à la performance, le Contrat d’Amélioration des Pratiques Individuelles ou CAPI®. Les items scientifiques en étaient très discutables, le calcul de la rémunération affreusement opaque. Le but était de déterminer, au sein des soignants, les plus compliants.

Ceux qui passaient sous les fourches caudines de la CNAM pour quelques deniers pourraient demain, pour une somme modique, être agréés par les assureurs privés.

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28.12.2010
Comment la santé devint rentable (10)
Pendant ce temps, les experts de la Haute Autorité de Santé et de l’AFFSAPS, aussi pointus que les experts grippaux de l’Institut National de Veille Sanitaire, soutenaient par civisme les firmes pharmaceutiques en laissant sur le marché des médicaments anti-Alzheimer hors de prix, inefficaces et dangereux, mais permettant de faire fonctionner la filière gériatrique, filon d’avenir de la dépendance.


Didier Houssin, Directeur général de la Santé, grand écouleur de stocks de Tamiflu hors indication devant l'Eternel.


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27.12.2010
Comment la santé devint rentable (9)
Lors de la pandémie H1N1, en faisant une fois de plus preuve de leur indépendance d’esprit vis-à-vis des pouvoirs et des pseudo-experts, les généralistes avaient encore hâté leur propre disparition, renforçant la conviction des politiques : il n’y avait rien à attendre d’un corps de métier aussi disparate, individualiste, rétif à toute directive administrative considérée à tort ou à raison comme infondée : le magistère de la santé devait être retiré au corps médical.

" Devant les campagnes de santé publique, on fait d’abord la campagne on discute après, pas l’inverse..."
Jean-Luc Mélenchon, expert de compétition en gestion pandémique, décrivant la taille de son érection à l'idée de pénétrer un vaccinodrome Bachelot.
Béats d’admiration devant les vaccinodromes Bachelot, certains idiots utiles comme Jean-Luc Mélenchon accompagnèrent la manœuvre, probablement incapables de saisir que ce n’était pas aux pieds du peuple, mais aux pieds des assureurs que le politique comptait déposer ce magistère.
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24.12.2010
Comment la santé devint rentable... (8)

Dans ce climat de désespérance générale des soignants, de colère des malades, le pouvoir s’attacha les services d’associations de patients « représentatives » comme le CISS® en les finançant à 75%. Pour s’assurer leur fidélité, on leur fit miroiter un avenir radieux, où grâce à l’éducation thérapeutique, on pourrait enfin se passer de médecins.

Cela permettait dans les média de faire circuler des trublions bobo toujours prêts à donner le coup de pied de l’âne aux professionnels de santé, jamais assez présents, jamais assez dévoués, tout en soutenant à bout de bras les ministres, fussent-ils les plus obscènement incompétents que le Terre ait porté.

Confrontés en 2009 à une campagne vaccinale aussi calamiteuse sur le plan scientifique que sur le plan financier, ces « représentants », comme les dirigeants de certains syndicats « réformistes » fermèrent courageusement leur gueule, concentrant leur tir sur les généralistes, accusés de vouloir vacciner leurs patients par appât du gain.

Ils évitèrent ainsi à Roselyne Bachelot-Narquin et à Nicolas Sarkozy d’avouer clairement qu’il ne leur était pas venu un instant à l’idée de baser un plan pandémique sur une espèce dont ils organisaient la disparition.

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23.12.2010
Comment la santé devint rentable... (7)

En 2007, Nicolas Sarkozy, frère de Guillaume, arriva au pouvoir et se lança dans la « responsabilisation » des cancéreux et des diabétiques en instaurant des franchises sur les soins.

La même année, Denis Kessler, ex-directeur général d’AXA® et ex-vice-président du MEDEF le félicitait de ses réformes : « Il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

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22.12.2010
Comment la santé devint rentable (6)

Guillaume Sarkozy, frère de.
En 2006, à sa prise de fonction, Guillaume Sarkozy déclarait être « fier de prendre la direction de Médéric®, un acteur historique majeur de la protection sociale...

Mon ambition est que Médéric® relève les défis des réformes à venir qui transformeront profondément l'intervention des acteurs complémentaires, notamment dans le domaine de la santé, pour jouer un rôle de premier plan dans l'amélioration des services de protection sociale.»

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21.12.2010
Comment la santé devint rentable... (5)

Dans le même temps, à l’hôpital, se mettait en place la tarification à l’activité. Les directeurs d’hôpitaux, eux aussi nommés par le pouvoir politique, inculquèrent au personnel soignant la culture du résultat. Rapidement, les vieux, les sans-grade, les malades atteints de pathologies complexes et nécessitant, outre des explorations médicales, du « temps soignant », furent refoulés de l’hôpital, pour des raisons d’équilibre budgétaire.
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