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19/07/2010

Laurent Wauquiez le Huron, dans "On peut pas décemment appeler ça racoler"

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Laurent Wauquiez, qu'on se le dise, est un iconoclaste, une sorte d'OVNI politique, tant sa trajectoire dans le ciel étoilé de la Sarkozye est particulière.

Faudrait pas se méprendre, hein? Faudrait pas imaginer qu'on a là du gros bourgeois UMP lourd, enveloppes en fin de repas et blagues hortefeuxiennes de sous-préfecture pétainiste sur les bicots et autres Auvergnats?

 

Non, avec Laurent Wauquiez, on entre dans une sphère restreinte, que seuls arpentent des Dominique de Villepin et autres cabotins sauveurs de la France. On entre au Panthéon des hommes politiques intègres, profonds, capables d'abnégation, capables de porter le fer dans la plaie et de penser contre son camp ( pour paraphraser dans la même sentence Albert Londres et Edwy Plenel).

 

Car Laurent Wauquiez, mesdames et messieurs, n'est pas n'importe qui.

Laurent Wauquiez est un Huron.

En anglais, pour le bénéfice de ses généreux donateurs d'Outremanche: "LAURENT WAUQUIEZ IS A HIIIOURONNNE, ladies and gentlemen, please give freely while I pass the sebille among you."

Pour ceux que cette affirmation laisse pantois, un petit coup de Wikipedia:

"Dans ses "Dialogues curieux entre l'auteur et un sauvage de bon sens qui a voyagé", le baron de La Hontan met en scène un Huron qui critique la société sur le thème du bon sauvage. Dans un roman de Voltaire, L'Ingénu, le héros est un jeune Huron qui arrive en France. Le regard étranger du Huron permet à Voltaire de s'interroger sur certaines des coutumes françaises qui peuvent paraître bizarres à un étranger, et lui permettent de critiquer notamment les Jésuites et les Jansénistes. C'est de ce roman que vient l'expression un Huron pour désigner une personne aux mœurs sauvages."

Une personne aux moeurs sauvages, un peu comme Hugh Jackman dans AUSTRALIA, quoi. Han Solo dans L'EMPIRE CONTRE-ATTAQUE. Un héros solitaire et ombrageux qui n'obéit qu'aux exigences de son éthique personnelle. Un OVNI en politique, un Huron. Raymond Aubrac et Stéphane Hessel, à côté, c'est Laurel et Hardy.

 

C'est pas moi qui le dit, hein. C'est çuikidikilé, et c'est Laurent Wauquiez Himself qui le dit, dans un ouvrage qu'il commit chez un éditeur qui fut aussi le mien, j'ai nommé Guy Birenbaum.

 

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Ce livre, que je lus, donc, est un assez intéressant exercice d'autocongratulation modeste dans lequel Laurent Wauquiez explique tout du long comment que la politique, c'est un métier noble et intéressant pour les jeunes qui en veulent, pas du tout le panier de crabes qu'on croit mais une belle entreprise, même qu'il remercie ses parrains qui l'ont bien aidé comme Jacques Barrot ( à noter les belles pages sur la france rurale aux mille clochers, etc....) avant, dans les dernières dix pages, sentant venir les changements ( Sarkozy commence à distancer nettement à l'époque la résistance villepinesque) de se livrer à un hallucinant panégyrique du Nicolas, un gars qui sent super bon la France, qui connaît super-bien les chansons de Michel Sardou et les chante avec coeur, un gars, quoi, qui mieux que personne peut incarner la France parce que le projet qu'il a à lui, la France d'Après, c'est De Gaulle + les Rolling Stones, quoi, le mec est une sorte de foutu rocker résistant de la première heure...

Et là, t'es forcé d'admirer le gars qui t'a fait une modeste démonstration du fait qu'il est lui-même un OVNI en politique, et qui finit son bouquin de rebelle autoproclamé en tapant sur le clavier avec la langue fièrement collée au pantalon du Sarlusconi himself, les yeux brillant d'une affection rantanplanesque tout ce qu'il y a de classique dans ces milieux où la culture du chef remplace avantageusement toute vélléité d'autonomie ou de réflexion personnelle.

T'es forcé d'admirer la "personne aux moeurs sauvages", prise la main dans la caisse de son micro-parti de poche. (J'adore l'expression, quel dommage pour Al Capone de ne pas avoir eu un conseiller en communication aussi performant).

Laurent Wauquiez, messieurs-dames, le quadra aux dents blanches et au sourire Colgate qui nous la joue à l'Assemblée "face" à l'opposition depuis des semaines sur le mode: "Attention, c'est mal ce que vous faites, c'est laid. Vous jouez avec la démocratie, vous faites le jeu des extrêmes, l'honneur d'un homme, et quel homme, est en jeu ici, restez dignes"...

Laurent Wauquiez, le Huron qui passe la sébille en fin de banquet chez les banquiers de la City et de Wall Street, le Huron qui pris la main dans le sac commence par mentir comme un arracheur de dents avant de minimiser sa collecte.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/financement-po...

T'imagines un peu les Huronnes du Bois de Boulogne à l'oeuvre: "Non, monsieur l'Agent, je faisais pas le tapin, ou alors si un peu quand même mais les clients n'ont pas été très généreux...on peut pas décemment appeler ça racoler..."

 

Bouffon, va. Allez, bonnes vacances, et la bise à tata Liliane.

 

PS: Tu noteras, ami de la littérature amérindienne, l'accroche du livre du Huron, du rebelle autoproclamé: " petit manuel ( Valls) à l'attention de ceux qui veulent secouer la politique". Les mendiants secouent la sébille, le Huron secoue la politique, c'est ainsi

 

12/07/2010

Is he Woerth it, franchement?

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Ce qu'il y a de bien avec les amis, c'est que parfois ils font le travail à votre place.

Merci à Jacques Cotta, et au blog "La Sociale", donc pour ceci

http://la-sociale.viabloga.com/news/derriere-woerth-sarko...

D’un côté le ministre Eric Woerth déclare, d’un ton péremptoire « Ca suffit ! » en guise de contre-attaque alors que les révélations ne cessent de se succéder dans la saga qui juxtapose son nom à celui de la milliardaire Liliane Bettencourt. Et alors qu’il semble au plus mal, on se demande bien ce qui pourrait enrayer le développement d’une affaire d’état digne des plus crapoteuses de la 5ème république. La réponse est pourtant simple : en catimini la majorité parlementaire UMP est en train de changer fort opportunément la loi, sans que nul ne prenne garde…

Acte1 : Des mesures dilatoires…

Le feuilleton de l’été ne trahit pas ses promesses. Chaque jour une nouvelle pièce vient compléter le puzzle.

Deux jours après que nous écrivions sur la crise politique[1] que révèle au plus haut niveau de l’état cette histoire qui mêle personnel politique, ministres, femme de ministre, milieu des affaires, et une des plus grandes fortunes d’Europe en la personne de Lilianne Bettencourt, la patronne de L’Oréal, numéro 1 mondial du cosmétique, le président de la république, pris de court, a voulu sauver momentanément la face en récupérant ou suscitant la démission de deux ministres fusibles mis en cause.

Ainsi Alain Joyandet et Christian Blanc ont inauguré la liste infamante des démissionnaires pour privilèges indus, tirés de l’exercice de leur fonction.

A la tête de l’UMP, le carré du président dont Xavier Bertrand, le porte parole du mouvement et Dominique Lefêvre qui se dit lui-même porte flingue de Sarkozy, montait au créneau avec en substance un message, un seul : « deux têtes sont tombées, l’affaire est close ! ». Le but en effet est de protéger coûte que coûte Eric Woerth, le ministre dont le nom est accolé à la contre réforme des retraites, la plus importante du quinquennat qui doit arriver à terme à la rentrée et qui risque fort dans le contexte actuel de déclencher la foudre des forces sociales, malgré les atermoiements des directions syndicales.

Allaient-ils tous parvenir à éteindre l’incendie ?

Patatras ! Il n’aura fallu que quelques heures pour que l’ex comptable de Liliane Bettencourt, tout juste sortie des bureaux de la brigade financière se livre à Médiapart. Il est question de billets de banques pris sur un compte d’une agence du 16ème arrondissement de Paris ou d’une autre de Neuilly, de visites d’hommes politiques, de remises d’enveloppes « en papier kraft » bien remplies, de discussions qui « ne trompent pas ». Parmi les heureux bénéficiaires de ces largesses, Eric Woerth à nouveau, mais aussi Nicolas Sarkozy, du temps où il était maire à Neuilly, ou encore Edouard Balladur, l’ancien candidat malheureux aux présidentielles qui bénéficiait alors du soutien, contre Jacques Chirac, de … Nicolas Sarkozy ! Et pour la campagne de ce dernier, il serait même question de 150 000 euros remis en liquide au trésorier de l’UMP, Eric Woerth himself !

Du coup, les braises que le pouvoir politique voulait voir transformées en cendre reprennent de plus belle. Il fallait donc se garder contre toute nouvelle menace. Depuis plusieurs jours, dans l’ombre, certains affidés du pouvoir y pensent et s’emploient à dresser un pare-feu efficace.

Acte2 : … Au changement de la loi comme mesure radicale !

Ainsi, la question de la démocratie est posée de façon très concrète dans l’affaire Woerth.

Pendant que la chronique estivale se nourrit chaque jour un peu plus, voila qu’en catimini les sénateurs planchent…

Il s’agit d’une proposition de loi en chantier sur « la prise illégale d’intérêts » visant à contrecarrer la jurisprudence de la Cour de cassation et surtout à vider de sa substance cette infraction.

Les choses se posent ainsi :

- Texte ancien : Le fait par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public ou par une personne investie d’un mandat électif public, de prendre, recevoir ou conserver directement ou indirectement un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l’acte, en tout ou en partie, la charge d’assurer la surveillance, l’administration, la liquidation ou le paiement est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

- Modification apportée : un intérêt quelconque est changée par "un intérêt personnel distinct de l’intérêt général"[2].

Il s’agit de la proposition de loi n° 268 (2008 -2009) de Bernard Saugey, député UMP de l’Isère.

Ce texte a été adopté par le Sénat le 24 juin 2010 et transmis à l’Assemblée nationale le même jour.

On comprend les conséquences qu’un tel changement de la loi pourrait avoir dans le cas d’Eric Woerth. S’il semble en effet assez vraisemblable, une fois les faits retenus, qu’un « intérêt quelconque » ait été tiré de la situation, c’est une toute autre affaire que d’établir « un intérêt personnel et distinct de l’intérêt général ». La nuance concerne notamment l’enrichissement personnel et exclut les avantages tirés par l’UMP de la fonction de trésorier du mouvement et les questions afférentes au financement politique.

A un moment où l’on s’interroge sur l’application à Eric Woerth du délit de « prise illégale d’intérêt », une telle modification législative ne manque vraiment pas de sel...

Jacques Cotta

Mardi 6 juillet 2010



[2] Toutes les informations peuvent être consultées sur le site "Les nouvelles du Sénat" du 4 juin 2010. http://www.senat.fr/lettre/lettre_presentation.html

08/07/2010

"La grande affaire de mon quinquennat" par Bouffon 1er.

"Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît".

Dans sa quête effrénée pour ne jamais démentir ce dicton de Michel Audiard, le bouffon élyséen, celui à qui on doit les franchises sur les soins et la responsabilisation des cancéreux, la destruction accélérée de l'assurance-maladie solidaire et de la médecine générale, sans oublier une campagne vaccinale H1N1 que le monde entier nous envie, le bouffon élyséen, donc, visitait hier un hôpital local et s'émeuvait de l'état de déréliction de la médecine libérale.

Jamais à cours d'une promesse non tenue, et apparemment "stupéfait" d'apprendre que les trois quart des nouveaux inscrits à l'Ordre des médecins dans le 77 choisissaient le salariat en établissement plutôt que la médecine de ville, sa ministre imbécile, son lot de contraintes administratives et de vexations... le bouffon promit de faire de "la question de la désaffection de la médecine libérale" "la grande affaire de (son) quinquennat".

Arrête de nous prendre pour des billes, bouffon.

La grande affaire de ton quinquennat, elle s'appelle Bettencourt.

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07/07/2010

Fume, c'est du Guéant

La manière dont les communicants crevards de l'UMP tentent de noyer l'incendie sous leur salive est assez réjouissante.

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Parmi les gratinés, un coup de chapeau à l'homme qui tous les matins remonte la marionnette... j'ai nommé le cardinal Guéant, pour cette saillie inimitable:

"Un honnête homme comme Eric Woerth ne songe pas à prendre des précautions parce que la tentation du conflit d'intérêts ne traverse même pas son esprit."

Fume, c'est du Guéant.

Le même, Machiavel au petit pied, définissait impeccablement la Sarkolangue ( faculté à nier férocement le lendemain ce qu'on affirmait la veille) il y a trois mois, avec cette remarque à inscrire au Panthéon de la fourberie:

"La vérité d'hier n'est peut-être pas la vérité d'aujourd'hui."

Attendons demain, donc...

 

 

 

 

06/07/2010

L'hélicoptère est sur le toit








L'hélicoptère est sur le toit




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L'information est sur Mediapart, en accès libre, ce matin.

http://www.mediapart.fr/journal/france/060710/lex-comptab...

 

et reprise dans Libération:

"Woerth aurait reçu 150.000 euros en liquide pour financer la campagne de Sarkozy

L'ex-comptable des Bettencourt, entendue par la police hier, livre auprès de Mediapart un témoignage qui, s'il se vérifiait, serait accablant pour le ministre du Travail et le chef de l'Etat."

 

allez, juste un extrait:

« Nicolas Sarkozy recevait aussi son enveloppe, ça se passait dans l'un des petits salons situés au rez-de-chaussée, près de la salle à manger. Ça se passait généralement après le repas, tout le monde le savait dans la maison. Comme M. et Mme Bettencourt souffraient tous les deux de surdité, ils parlaient très forts et de l'autre côté de la porte, on entendait souvent des choses que l'on n'aurait pas dû entendre. Encore une fois, tout le monde savait dans la maison que Sarkozy aussi allait voir les Bettencourt pour récupérer de l'argent. C'était un habitué. Le jour où il venait, lui comme les autres d'ailleurs, on me demandait juste avant le repas d'apporter une enveloppe kraft demi-format, avec laquelle il repartait. Je ne suis pas stupide quand même, inutile de me faire un dessin pour comprendre ce qu'il se passait... »

 

Je répète:

L'hélicoptère est sur le toit.

 

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