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30/11/2009

GRIPPE ET VACCIN H1N1: CHEREQUE ET BACHELOT SONT DANS UN BATEAU

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-Allo, Roselyne ?

 

 

 

 

 

 

 

 

200911101025991186411990.jpg-Ouiiiiiiiiiiiiiiii…...

 

 

 

 

 

 

 

 

-C’est Xavier, Roselyne. Je sors de chez le Président et il n’est pas content du tout…

 

-Ah booooooooooooooon ?

 

-Oui, mais ça ne devrait pas t’étonner, aussi, vu la manière dont tu gères ton plan de vaccination, là….

 

-Tu crooooooiiiiiis ?

 

-Evidemment. Voilà plus de six mois que cette épidémie se profile et que le Président fait semblant de ne même pas savoir ce qu’est le H1N1, histoire de ne pas se faire éclabousser par ton fiasco prévisible… Et là, on est arrivés à un tel niveau de connerie et d’incompétence que même avec le soutien sans faille de nos principaux médias ( au fait, Josiane, vous me ferez penser à renvoyer un bouquet à Hélène Cardin, de France-Inter…)..

 

-Hélèèèèèèène… Oh choueeeeettte, c’est une copiiiiine…

 

-Oui, Roselyne, on sait que tu as plein de chouettes copains dans l’industrie, et que les copains et les copines de tes chouettes experts sont tes meilleurs relais d’opinion, mais même avec leur aide, au niveau de foutoir où tu es en train de nous mettre, là, le Président a dû pour la première fois parler de la grippe H1N1, et tu sais qu’il a horreur de ça. « Je ne veux pas qu’ensuite on puisse retracer la moindre décision politique ou industrielle jusqu’à moi », il nous l’avait bien répété en Conseil des ministres il y a quinze jours…

 

-J’écoutais pas, j’essayais mon nouveau portable. J’ai demandé à Didier de m’appeler dès qu’il y avait un nouveau mort de la grippe. Et si c’est un enfant, de m’envoyer un texto en urgence. Je voudrais pas louper ça !

 

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-C’est un souci d’information qui t’honore, Roselyne. Tu es bien l’une des nôtres…. Pour revenir à ton plan, quand même, ça commence à se voir un peu, qu’au rythme actuel il faudrait six mois pour vacciner toute la population…

 

-Ben oui, mais moi j’y peux rien, c’est la chaîne du froiiiiid, Xâââvier, la chaîne du froiiidd….

 

-Oui, je sais, on a les mêmes conseillers en com, Roselyne, quoiqu’au moins les miens savaient lire… mais ce que je veux te dire, c’est que le coup des généralistes, là, j’le sens pas trop.

 

-Oh tu rigôôôles mon Xâââvier, tu te gausses de ta Roselyyyyyne, hein ? Parce que quand même, la semaine dernière, qu’est-ce que je leur ai mis à ces gueux !!! « Roselyne Bachelot rembarre les médecins ». Même que c’était dans le JDD et que j’ai gardé la copie, tu veux que je ta twiiiiite ou que je te la faceboooooke, mon Xâââvier ?

 

-Euh, non, merci. Merci. J’ai ma dose. Mais c’est le JDD, Roselyne, c’est comme le Figaro, j’ai les articles avant publication. Je les ai même avant que la rédaction les reçoive…

 

-Oh c’que t’es fort, Xâââvier !

 

-Oui, c’est ça. Ecoute Roselyne, les généralistes reviennent à la charge, et ça va devenir compliqué à gérer. Il faut anticiper un peu, il faut être pro-actifs !

 

-Oh oui Xâââvierr, d’ailleurs je dis toujours : « le bifidus, y’a que ça de vrai » !

 

-Non, connas… Roselyne ! PRO-ACTIF !!! Ca veut dire qu’il faut avoir un coup d’avance sur les évènements. Comment tu crois que j’ai baisé Chirac et Villepin en me ralliant au tar… au Président dans la dernière ligne droite ? En étant PRO-ACTIF !

 

-T’as fait la campagne sous bifidus, mon Xâââvier ?

 

-( Josiane, allez me chercher le carton de Lexomil, s’il vous plaît, et une bouteille d’Evian…) Bon écoute, Roselyne, on va essayer de faire simple. Tu ne peux pas continuer à réquisitionner les généralistes en pleine épidémie au moment où ils soignent les malades dans leurs cabinets…

 

-Quelle horreuuuuur ! Ils soignent des malades au cabinet, les généralistes !!! Heureusement que je ne m’entoure que d’experts du Ministère, tu rends compte ! Dans les cabinets !!! Mais je vais leur envoyer l’IGAS et la DGSE, moi, à ces malpropres ! Encore une bonne raison de vacciner dans les gymnases, j’y avais pas pensé…

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-Ecoute, Roselyne, ma patience a des limites. J’ai bossé avec Douste pendant près d’un an, donc on pourrait croire que je résiste à tout, niveau crétinerie patentée, mais tu t’approches dangereusement de la ligne jaune, là. Et d’ailleurs, à propos de jaune, revenons-en au fait…

 

-Ouiii, mon Xâââvier…

 

-Les généralistes, tu ne peux plus les réquisitionner, et ils vont tous répéter qu’ils sont à même de vacciner les patients à risque. Certes, ça ne résoudrait pas ton problème de stock à écouler, mais pour l’opinion, la vaccination ciblée chez le généraliste, ça se tient. Alors il faut absolument les renvoyer dans les cordes une nouvelle fois…

 

-Compte sur ta Roselyyyyne, mon Xâââvier…

 

-Non, non, t’es totalement décrédibilisée, bougresse. Si demain tu expliques que la pandémie est terminée les gens vont se ruer dans les centres, alors tu vas surtout fermer ta gueule, ce coup-ci, OK ? Tu vas me laisser faire…

 

-Mais t’es plus ministre de la Santé, mon Xâââvier, ou alors personne ne me dit plus rien…

 

-Non, mais je l’ai été, et j’ai encore de belles connections. Alors écoute, Roselyne. Il y a un truc qui marche à tous les coups, c’est le fric, le pognon. Si on veut avant  tout surtout éviter qu'on pose la question du coût global de ton bordel en gymnase, on doit absolument couper l’élan des généralistes et laminer la confiance que les patients leurs gardent, donc il nous faut largement répandre l’idée que s’ils veulent vacciner, c’est pour toucher du blé…

 

-Oh c’est laiiid ! Ils ont qu’à prendre des actions chez Sanofiiiiiii, comme tout le monde, enfin quooooooiiii ?

 

-Ben oui. Pour qui se prennent ces cons ? « Travailler plus pour gagner plus », ils vont pas essayer de nous faire gober ça non ? Sauf que tu n’as plus la crédibilité de le dire...

 

-On pourrait demander à Christiiiiiine, c’est une bonne copine. Ou à Eriiiiiic…

 

 

-Oui, t’as raison, ça l’ferait bien. Demander à une avocate d’affaires conseillère d’une multinationale actu-economie-Eric-Woeth_articlephoto.jpgfinancière néerlandaise de dénoncer l’appétit de lucre de généralistes à 22 euros, c’est bien une idée à toi, ça… Ou à l’autre pingouin dont la femme gère l’une des plus grosses fortunes de France, ça me semble absolument top. Si on ne t’avait pas Roselyne, il faudrait t’inventer… Non, je vais te dire ce qu’on va faire. On va demander à un type qui peut encore pour quelque temps faire semblant de représenter le peuple, de parler à notre place. Un type absolument sûr, qui soutient de toutes ses petites forces les réformes du patron ( cf http://www.solidaires-paca.org/spip.php?article285 )… En plus, il déteste les généralistes, donc c’est parfait. Ce qu’il y a de bien avec lui, c’est qu’il fait où on lui dit de faire, et qu’il peut dire tout haut dans les médias ce que Christine, Eric et le patron pensent tout bas…

 

-Ah ben c’est formidâââble, Xâââvier, et tu la sors d’où, cette perle-là ?

 

-T’inquiète, cocotte, et lis bien l’AFP…

 

 

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GRIPPE A: FRANCOIS CHEREQUE JUGE LES GENERALISTES HYPOCRITES

 

PARIS - François Chérèque qualifie d'hypocrite la colère des médecins généralistes, écartés de la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1), et estime que le mode de rémunération des praticiens devrait être réformé pour faciliter des missions de service public.

 

«C'est une question de coût, il y a toujours une question de pognon derrière ça», explique t-il.

Invité dimanche du Grand rendez-vous Europe1/Le Parisien-Aujourd'hui en France,  le leader syndical a estimé que les patients paieront plus cher : «Si vous allez chez votre médecin pour vous faire vacciner, vous allez payer une visite. On nous dit c'est 8 euros, mais on se moque de nous, parce que vous allez y aller, vous allez faire voir un autre problème de santé, et ce sera 22 + 8, ce sera 30 euros

 

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26/11/2009

GRIPPE ET VACCIN H1N1 : ROSELYNE BACHELOT TERRORISE LA POPULATION ET NEGLIGE LES PATIENTS A RISQUE

GRIPPE ET VACCIN H1N1 : ROSELYNE BACHELOT TERRORISE LA POPULATION ET NEGLIGE LES PATIENTS A RISQUE

 

 

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Chaque jour qui passe apporte son lot d’informations scientifiques sur la la « pandémie » en cours, informations qui tempèrent un peu mon désarroi devant la « machine à fabriquer du consentement » qui se met en place, avec en point d’orgue la manipulation par la terreur employée par la ministre de la Santé, toute honte bue, loin de toute éthique médicale, dans le simple but de sauver sa campagne vaccinale paramilitaire.

 

Ce n’est plus « Surveiller et punir », c’est « Terrifier pour vacciner », mais on sent ici la méthodologie d’un gouvernement qui ne fonctionne depuis le début qu’en attisant les peurs, en se déguisant en seul défenseur du pauvre Français démuni face à des dangers divers, parfois imaginaires, parfois surestimés, parfois montés de toute pièce ( tapez Tarnac, sur google, si vous ne voyez pas à quoi je fais allusion).

 

Les éléments scientifiques récents, tout d’abord ?

 

La lecture du blog de mon ami généraliste Jean-Claude Grange (http://docteurdu16.blogspot.com/) m’a amené à me pencher sur le Résumé des Caractéristiques Produit du PANENZA, le fameux vaccin fragmenté sans adjuvant du laboratoire SANOFI présenté comme « le vaccin des femmes enceintes et des enfants ». Quoiqu’acheté par la ministre qui n’en rate pas une préférentiellement en conditionnement multidoses, ce vaccin semblait avoir l’avantage de ne pas contenir de squalène… Manque de pot, la lecture du RCP soulève bien des questionnements…

 

Il faut savoir qu’à l’heure actuelle, et je sais que ce sera difficile à entendre et à croire pour beaucoup… nous n’avons pas de preuve que les vaccins antiH1N1… protègent du virus H1N1…

 

Vous voulez que je vous la refasse plus lentement ?...

 

C’est l’un des points qu’il faut comprendre quand on s’intéresse aux polémiques vaccinales : ce qui est étudié pendant la phase d’autorisation de mise sur le marché, c’est la capacité du vaccin à entraîner chez le sujet vacciné l’apparition d’anticorps dirigés contre le virus, ce qu’on appelle la séroconversion.

 

Lorsque la séroconversion est présente de façon importante, on considère, on pense, on espère qu’en cas de contact avec le virus, l’organisme créera des anticorps en quantité suffisante qui empêcheront le déclenchement de la maladie.

 

Je vous rassure, c’est souvent le cas.

 

Souvent.

 

Mais au stade où nous en sommes, à quelques semaines à peine de la mise sur le marché de ces nouveaux vaccins, nous n’en sommes pas encore certains, cela ne pourra être confirmé que sur des études de cohorte au fil des mois à venir.

 

Or PANENZA, présenté comme LE vaccin des femmes enceintes et des enfants, n’a été testé dans la tranche d’âge de 6 à 35 mois que sur une cinquantaine d’enfants, et n’a entraîné, trois semaines après la première demi-dose de vaccin ( le protocole stipule deux demi-doses séparées de 3 semaines) que 33% de seroconversion ( alors qu’à titre de comparaison, la seroconversion est de 100% chez les enfants plus âgés) Qu’en est-il du taux de seronconversion après la seconde vaccination, la seconde demi-dose ? A l’heure actuelle, on ne sait pas si trois semaines après une première dose, les enfants de moins de 3 ans sont protégés. On ne sait pas non plus s’ils le seront après une deuxième dose.

 

On n’en sait rien, ce n’est pas dans le RCP, ce n’est pas publié, probablement du fait de l’extrême rapidité avec laquelle toutes ces procédures ont été accélérées.

 

Que les « experts » en cour ne viennent donc pas nous répéter en boucle sur toutes les antennes que les vaccins H1N1 sont superposables aux vaccins saisonniers, autant dans leurs processus de fabrication que dans leurs procédures de contrôle, ce n’est tout simplement pas vrai.

 

Et cette information rend la tâche encore plus complexe pour le médecin traitant interpellé plusieurs fois par jour par des patients lui demandant conseil, lui qui ne peut ni vacciner ses patients à risque ni s’assurer des vaccins qu’on va leur injecter.

 

Notons ici, sans s’y attarder, que sur France-Inter, Hélène Cardin a déclaré l’autre jour, ce qui est le signe soit d’une incompétence notoire soit un mensonge éhonté, que bien entendu les personnes se présentant dans les centres de vaccination pouvaient choisir leur vaccin. Que ne ferait pas l’outil de propagande pour fabriquer du consentement, et lancer la machine à vacciner ?

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/3000-medecin...


 

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D’autres infos, en provenance d’Australie et de Grande-Bretagne. Les deux pays se penchent sur leur première vague épidémique et en analysent les premières données.

Les Australiens dénombrent 387 SDRA( voir les posts précédents) pendant le pic de grippe A, contre 57 SDRA annuels de 2005 à 2008. Ils rappelent qu’avant l’épidémie les prévisions étaient cataclysmiques, qu’on prévoyait des milliers de morts à cause du virus. Le nombre de morts pendant toute la saison épidémique s’est élevé à 190, bien moindre que le nombre de morts lors des épidémies annuelles de grippe saisonnière. Cependant, l’âge moyen des personnes décédées était plus faible ( 53 au lieu de 83 ans), fait aujourd’hui bien documenté car le virus épargne les populations âgées et touche surtout les sujets jeunes.

De manière très intéressante, et parce que l’épidémie a touché l’Australie cet été, les études cliniques pratiquées en Septembre sur les vaccins aujourd’hui disponibles… ont révélé aux chercheurs ce qu’avaient déjà noté les Mexicains et que j’avais noté sur ce blog dès Juin, à savoir qu’un nombre élevé de participants aux études cliniques avaient d’emblée un taux de seroconversion important, signe que ces personnes qui n’avaient pas fait de grippe clinique pendant l’épidémie avaient pourtant été en contact avec le virus H1N1 et s’étaient immunisés naturellement contre la grippe sans même le savoir.

 

Les Anglais, eux, tirent le bilan de la première vague estivale. Ils ont largement utilisé le TAMIFLU en préventif et en curatif, le donnant aux personnes contact des sujets malades, le délivrant sur simple consultation téléphonique à presque tous ceux qui en faisaient la demande. Ils notent que dans une famille, lorsqu’un sujet est atteint, le risque de contamination d’un proche est de 7% pour un adulte, de 28% pour un enfant de moins de seize ans, et que ce risque diminue de 90% si les sujets-contact sont mis préventivement sous TAMIFLU. Ils notent aussi que nombre de sujets sans infection apparente ont rencontré le virus et créé des anticorps. Ils considèrent qu’il n’y a pas d’augmentation de la mortalité associée à la grippe, que 72 personnes en sont mortes jusqu’à fin Septembre pendant la première vague ( je rappelle que chaque année la grippe fait en France entre 1000 et 5000 morts.. ; et oui, on est de telles brêles en santé publique dans notre pays que l’échelle est aussi imprécise…)

 

Quelles conclusions est-ce que j’en tire ?

Que la manipulation par la terreur orchestrée par le ministère, même si elle porte ses fruits, est totalement inadaptée.

Que les Anglais, pourtant moins grands avaleurs de médicaments devant l’Eternel, ont une beaucoup plus large utilisation des antiviraux que nous. ( A ce stade, ça ne change rien à mon utilisation du TAMIFLU, dont mes lectures m’amènent à penser qu’il peut être utile dès les premiers signes d’une aggravation éventuelle, ou chez un sujet grippé « à risque », mais que sa tolérance, et sa faible efficacité dans la grippe classique, ne m’amènent pas à dispenser « larga manu »).

Que nombre de personnes qui vont se presser dans les centres pour se faire vacciner alors que la « pandémie » est là, ou vont s’angoisser sur la décision de se vacciner ou non… sont déjà porteuses d’anticorps anti-H1N1, s’étant déjà immunisées de manière naturelle.

 

 

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Sur le plan franco-français, nombre de journalistes ont titré récemment sur la réussite du plan vaccinal, sur l’engouement des Français, etc… Un minimum de formation en santé publique ou en statistique les amènerait à réaliser que le pourcentage de Français vaccinés est très faible, et un peu de sens critique devrait les amener à questionner les mutiples revirements de politique vaccinale calculés pour gérer l’impression de pénurie et le bordel ambiant. Pour éviter que ne continue à se propager la vision de centres déserts, on a laissé entendre que les gens pouvaient se vacciner sans bon, créant un effet d’aubaine et un afflux de patients à vacciner, pour ensuite redire fermement que les seuls les personnes munies d’un bon pourraient avoir accès aux vaccins. « La queue attire la queue » comme dit le docteur Dominique Dupagne, un homme irréprochable cependant, sur France-Culture l’autre matin ;-)

Chez le Docteur Dupagne, toujours, une page d’information très complète:

« Faut-il oui ou non se faire vacciner contre la grippe ? »

http://www.atoute.org/n/article134.html

et un coup de colère rafraîchissant contre tous ces ronds de cuir administratifs infoutus de faire fonctionner un plan de gestion pandémique un tant soit peu complexe, et qui plutôt que de se creuser le cerveau emmerdent les généralistes et leurs patients, c’est dans l’Essonne et c’est ici :

http://www.atoute.org/n/breve35.html

 

On constate bien entendu que certains préfets continuent à réquisitionner allègrement les généralistes en parfaite contradiction avec le plan de gestion pandémique qui stipule qu’ils doivent être mobilisés en dernier pour qu’ils puissent soigner leurs patients.

Valérie Pécresse réquisitionne les étudiants en médecine, gratuitement cela va sans dire, puisqu’il est question de santé publique…

Tout ce petit monde prolonge le délire d’une organisation tentaculaire de plus en plus incohérente, après avoir rembarré les généralistes qui expliquaient pouvoir prendre en charge la vaccination ciblée de ceux de leurs patients identifiés à risque qui le désireraient…

 



Et à ce sujet, j’attends toujours qu’un journaliste pose la question à la ministre qui agite sans vergogne le spectre d’enfants mourants dans les services de réanimation pour terrifier les hésitants : « Madame la ministre, les études de mortalité montrent que l’obésité est un facteur de risque majeur, et que les obèses ont un risque plus élevé d’être victimes de complications graves de la grippe, voire d’en mourir. Le seul moyen de repérer les sujets obèses et de leur proposer la vaccination, madame la ministre, c’est de demander aux médecins traitants de prendre en charge leur repérage et leur vaccination éventuelle, parce que nulle part dans les arcanes informatiques du proconsul ex d’AXA mis à la tête de la Sécurité Sociale l’index de masse corporelle des patients n’est indiqué. Madame la ministre, puisque vous adorez agiter le spectre de la mort avec sa grande faux, est-ce en pleine conscience que vous laissez les obèses hors du dispositif vaccinal, parce qu’ils représentent une population « à risque » que votre gestion administrative ne peut repérer ? »

 

 

Je peux attendre longtemps que cette question pourtant simple soit posée, quand on voit le compte-rendu dans FAKIR d’une récente interpellation de la ministre lors de sa séance de vaccination médiatique…

 

http://www.fakirpresse.info/articles/319/le-vrai-cv-de-ro...

 

 

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Je vous laisse digérer toutes ces infos, je vous laisse méditer sur la fabrique du consentement, le marketing de la peur. Bonne fin de semaine…

 

23/11/2009

VACCIN H1N: NE CEDONS PAS A LA THEORIE DU COMPLOT

Vaccin H1N1: ne cédons pas à la théorie du complot   ;-)

 

Ce n'est pas parce que les deux précédents posts ne sont pas lisibles par certains internautes qu'il faut en déduire que la main glacée de Big Pharma ou la paluche molle du Ministère de la Santé ont effacé ces posts du net. Il s'agit plutôt d'un problème de compatibilité avec Internet Explorer, pour ceux qui l'utilisent encore au lieu de migrer vers Firefox.

Pour ces internautes déjà bien malmenés par la vie, je reproduis les deux derniers billets, qui ont à ce jour été lus par plus de 10.000 visiteurs, en éliminant simplement les images.

 

1) Foirage vaccinal : la conséquence inévitable des choix politiques et industriels de Roselyne Bachelot

Il est encore trop tôt pour tirer toutes les leçons, dont certaines pourraient se révéler fort amères, de l’échec prévisible de la campagne vaccinale mise en œuvre par la ministre de la santé Roselyne Bachelot entourée de ses experts et hauts spécialistes si compétents, mais apparemment incapables de gérer une crise sanitaire d’ampleur.

A ce stade, quelques précisions :

J’ai écrit ici, sur ce blog, qu’hélas la grippe H1N1 n’était pas une « grippette », que comme toute grippe elle pouvait causer des syndrômes de détresse respiratoire aigüe ( SDRA) nécessitant la réanimation et pouvant s’avérer mortels, et ceci de manière aléatoire, touchant donc parfois des sujets en bonne santé, sans antécédent médical ( même si ce n’est pas le plus courant).

J’ai écrit aussi que, parce que cette grippe cible plus particulièrement les sujets jeunes, des décès de sujets jeunes en bonne santé pourraient survenir, ce qui en soi rend cette pandémie préoccupante, et nécessite de la gérer avec compétence.

Compétence dans les décisions, compétence dans la communication.

A l’évidence, nous sommes loin du compte.

Certes des décisions ont été prises, et parmi elles celle de doter le pays d’un plus grand nombre d’appareils de respiration extra-corporelle, permettant de passer en réanimation le cap aigü de quelques jours pendant lequel les patients atteints de SDRA ne peuvent littéralement plus respirer, leurs poumons étant noyés de virus. Cette mesure, et cette technique très récente, apparemment très efficace, semblent expliquer le moindre taux de mortalité de ces SDRAs, usuellement considérés comme mortels une fois sur deux alors que le taux de survie ici attendrait, selon le Dr Pierre Carli du Samu de Paris, les 80% ( chiffre superposable à ce que j’ai lu dans les premières études néo-zélandaises et américaines).

Et dans le cadre de ces SDRAs, je comprends l’inquiétude des confrères travaillant dans des services d’urgence et de réanimation, l’insistance de certains d’entre eux à inciter les professionnels de santé, le public, à se faire vacciner. Car leur crainte, jamais clairement avouée me semble t’il, c’est que le système de santé, bien délabré par les attaques répétées des cost-cutters libéraux, ne puisse faire face à un afflux de SDRAs en services de réanimation, en clair, qu’ils soient submergés.

Mais à ce stade, toutes les questions que se pose depuis Avril 2009 une majorité de médecins généralistes du pays restent sans réponse.

Parce que la ministre est incapable d’argumenter sur les choix politiques, les choix de santé publique, les choix industriels qu’elle a imposés.

Les Français le constatent : une vaccination de masse a été mise en place dans des gymnases, hors des cabinets médicaux, dans des conditions précaires amenant certains préfets, en toute incohérence, à réquisitionner des généralistes pour aller meubler des locaux déserts, au moment où leurs patients malades ont le plus besoin d’eux, dans leurs cabinets.

Pourquoi la vaccination n’a-t-elle pas été confiée aux médecins traitants, qui chaque année vaccinent des patients contre le tétanos, la grippe saisonnière, d’autres pathologies ? Pourquoi un schéma quasi-militaire a-t-il été mis en place avec gymnases, réquisitions, convocations par courrier en fonction de critères définis par l’Assurance-Maladie, qui n’est pas à même de définir les patients réellement à risque ?

Les journalistes butent sur ces questions, ne trouvent pas réponse ou feignent de ne pas la trouver. Celle-ci tient en deux phrases, deux affirmations que j’ai maintes fois répétées, depuis « PATIENTS SI VOUS SAVIEZ », ed. Points Seuil, en 2002. Non qu’il soit glorieux ou plaisant de jouer le rôle de Cassandre, j’ai assez écrit que le seul rôle d’une vigie sur le pont du Titanic est d’angoisser avant les autres, quand la capitainerie est sourde à l’évidence et aux alertes.

Première constatation, évidente :

Les experts scientifiques et le pouvoir politique, dans ce pays, gouvernement et parlement compris ( à de rarissimes exceptions) n’ont aucune idée de ce que sont les médecins généralistes, et ne leur témoignent qu’un profond mépris.

Imaginer un seul instant que les généralistes seraient à même de prendre une part active dans un plan pandémie jusque dans sa conception, imaginer un seul instant qu’en ce début de 21ème siècle la population de leurs patients leur voue encore une confiance que les politiques ont depuis longtemps perdue, est inconcevable pour ces imbéciles.

Oh certes ici et là on entendra répéter à l’envie que « le généraliste est indispensable, etc, etc... » mais l’idée qu’il pourrait être autre chose qu’un exécutant zélé ne leur traverse pas l’esprit. D’ailleurs, et on le voit avec les réquisitions de non volontaires, un état pré-fasciste n’a pas besoin de professionnels de santé consciencieux et responsables, mais d’exécutants aux ordres…

Seconde constatation :

L’échec du plan vaccinal français est directement lié aux choix politiques et industriels imposés par la ministre. Dans un pays où l’absence d’indépendance de nombreux experts vis-à-vis des firmes pharmaceutiques a été dénoncée à l’envi sans que rien ne change, il suffit d’une crise sanitaire pour précipiter l’inéluctable…

Quel autre pays a fait de tels choix, franchement ?

Quel autre pays a préféré à une vaccination ciblée avec des vaccins ne comportant pas d’additifs ( adjuvants ou conservateurs) litigieux, une vaccination de masse hors du circuit de soin habituel, au prétexte, je cite le cabinet de la ministre, que celle-ci «  s'est appuyée sur le fait que les laboratoires lui ont dit qu'ils livreraient les vaccins en boîte multidose »( Le Généraliste, 11 Septembre 2009).

Mesure-t’on dans les médias la débilité de la démarche ?

On argumentera que les laboratoires étaient pressés par le temps, que pour fabriquer un nombre de doses vaccinales nécessaire en peu de temps, il fallait recourir à des expédients, à savoir diminuer la dose d’antigène vaccinal, délicat et lent à préparer, et forcer la dose des adjuvants afin d’obtenir quand même une réponse immunitaire correcte. Tant qu’à faire, on utilisait aussi un adjuvant, le squalène, sur lequel pesaient quelques doutes quant à la survenue plus fréquente d’effets secondaires locaux immédiats, ou neurologiques retardés, et on injectait à chaque vaccination une dose d’adjuvant jamais utilisée jusqu’alors dans un vaccin.

Deuxième idée de génie, on conditionnait les vaccins par doses de 10 injections dans le même flacon, pour produire plus...  et gagner plus. Ce qui impliquait donc d’ajouter un conservateur antibactérien dans ces flacons pour éviter des infections lors des ponctions répétées dans le flacon… Et comme par hasard, le conservateur utilisé, à base de mercure, le thimerosal, avait été retiré du commerce depuis une dizaine d’années car son inocuité n’était pas certaine.

Comme l’écrivait le Professeur Claude Béraud sur son blog fin 2008 au sujet des controverses vaccinales :

« Les conséquences de ces controverses sont graves car elles induisent dans une partie de la population deux conséquences. En premier lieu, le rejet de toutes les vaccinations . En second lieu, la mise en œuvre de thérapeutiques inutiles et non sans risque (10000 enfants dont l’autisme est attribué ou serait aggravé par le thimerosal sont aux USA traités, chaque année, par des chélateurs destinés à éliminer l’ethyl mercure). [31]

Pour éviter ces errements, il serait raisonnable d’éviter que dans la composition des vaccins entrent des substances qui peuvent être considérées par la population comme dangereuses même si ces risques n’ont pas été démontrés par des études cliniques, biologiques et épidémiologiques. »

http://www.claudeberaud.fr/?51-que-penser-des-controverse...

Ca semble évident, mais apparemment ni pour la ministre, ni pour ses experts proches acquis au discours des firmes… J’ai ainsi lu récemment l’un d’entre eux, à qui on demandait pourquoi, si les femmes enceintes étaient « à risque », et donc à vacciner en priorité, le vaccin sans adjuvant n’était pas disponible rapidement en quantité suffisante, expliquer que la vaccination était un acte individuel, et qu’après tout on n’obligeait personne à se vacciner ! Mais ces gens-là se regardent-ils dans la glace le matin ?

A partir du moment où ces choix catastrophiques d’incompétence et d’amateurisme étaient faits, le reste suivait : il apparaissait légitime de court-circuiter les généralistes parfois réticents à suivre les grandes transhumances vaccinales imposées par les experts ( au hasard, le vaccin contre le papillomavirus censé protéger les jeunes filles pubères…) et à mettre en place une vaccination de masse sur un mode militaire, dix par dix.

Manque de chance, le réel se rappelle aujourd’hui aux experts et à la ministre. Totalement rétifs à leurs explications foireuses, les Français se retournent vers le galeux, le cul-terreux généraliste, et celui-ci, en l’état actuel des connaissances, ne peut que faire part de ses doutes, quand bien même il n’est pas de principe opposé à la vaccination. Car contrairement à ce qu’affirment les textes orwelliens pondus par le ministère, les vaccins proposés, à ce stade, n’ont pas tous le même rapport bénéfice-risques :

« Seuls les vaccins dotés d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) seront utilisés pour vacciner la population. Aussi, chacun doit considérer que tous les vaccins offrent le même niveau d'efficacité et de sécurité. Aussi, il n'est pas prévu d'offrir le choix du vaccin aux personnes qui viendront se faire vacciner.

En revanche, dans des cas très particuliers, comme celui des femmes enceintes ou celui de certaines allergies en particulier, le professionnel de santé qui effectuera la vaccination pourra être amené à choisir un vaccin plutôt qu'un autre. »

http://www.sante-sports.gouv.fr/IMG//pdf/Lancement_de_la_...

Est-ce à dire que les généralistes chercheraient aujourd’hui à « récupérer » la vaccination anti-H1N1 pour toucher le jackpot au cabinet médical ?

C’est un peu ce qu’on entend dans les insinuations pas toujours aimables de Danièle Messager, le 12 Novembre 2009, sur France Inter, cette radio dont le directeur actuel vira en son temps Martin Winckler de l’antenne après une petite controverse avec les Entreprises du Médicament dont celles-ci ne se tirèrent pas trop mal… Confrontée au très libéral Michel Chassang, de la CSMF, syndicat dont la proximité idéologique avec l’UMP pendant la campagne du candidat Sarkozy donna lieu à d’intenses moments d’émotion ( cf LES FOSSOYEURS, ed Privé-Michel Lafon, 2007), Danièle Messager s’inquiète de ce que les médecins généralistes puissent demander à être payés pour la vaccination. C’est assez comique : imagine t’elle demander au LEEM pourquoi les vaccins ne sont pas gratuits ?

A cette heure, les patients à risque, les patients obèses ou insuffisants respiratoires ou cardiaques, les femmes enceintes, devraient pouvoir après un colloque singulier avec le praticien qui les connaît le mieux et depuis longtemps, décider, éléments statistiques et médicaux en main, de se vacciner ou non avec un vaccin sans adjuvant. Au lieu de quoi, lorsqu’ils se tournent vers leur médecin traitant, celui-ci ne peut que constater son impuissance : comment conseiller un patient sur l’intérêt de la vaccination quand le professionnel de santé n’est pas en mesure de connaître le vaccin qui sera injecté, la présence éventuelle probable d’un additif, et lequel, enfin le conditionnement du vaccin en multi-doses ?

J’ai volontairement omis de parler ici du cas de probable syndrôme de Guillain-Barré post-vaccinal survenu chez une professionnelle de santé sur un petit échantillon de personnes vaccinées. Car avant même cet évènement qui ne rassurera pas les candidats éventuels à la vaccination, la messe était dite.

Lorsqu’on sous-estime l’intelligence et les réticences de la population, lorsqu’on se gargarise de mensonges et de communication sur les franchises, les plans cancer et j’en passe, on est fort démuni lorsqu’on constate qu’on n’a plus aucune crédibilité.

Lorsqu’on méprise les médecins de base, les cul-terreux de généralistes, qu’on charge leur barque quotidiennement de brimades administratives, qu’on leur enjoint des objectifs de santé publique décidés sans aucune concertation réelle avec leur problématique et leurs connaissances de terrain, on est fort démuni lorsqu’on constate qu’un passé de visiteuse médicale ne suffit pas à définir une politique de santé publique.

PS : Un de mes confrères et amis, le docteur Georges Delamare, grand klongiste devant l’Eternel, réagissait ce matin à un article du Figaro sur le plan vaccinal :

« Toutes les erreurs en la matière ont été commises, et le foirage de cette vaccination restera dans les annales comme l'exemple même de ce qu'il ne fallait pas faire. Bachelot est la seule responsable, elle n'a pas voulu écouter les gens de terrain, a négocié des vaccins à des tarifs démentiels, on apprend qu'en Suisse pour des commandes beaucoup moins importantes, que les prix étaient de 30% moins élevés qu'en France. Elle a tenté une gestion étatique comme avec sa loi HPST, et a démontré l'impuissance du gouvernement et du système face au bon sens commun et malgré la propagande inusitée du ministère des sports! "

 

Le modérateur du quotidien de l’inénarrable Serge Dassault a préféré surseoir : « Votre message et/ou contenu a été modéré. Nous ne publions aucun message ou contenu à caractère diffamatoire ou discriminatoire. »

Sans la liberté de blâmer, il n’est point, etc….

2) VACCIN H1N1, LA FUITE EN AVANT: ROSELYNE BACHELOT INVOQUE LA CHAINE DU FROID POUR EVINCER LES GENERALISTES

 

Où en sommes-nous de la pandémie H1N1, et du lourd plan de vaccination élaboré par la ministre et ses experts ?

 

 

 

 

Le Principe de Peter est un principe satirique imaginé dans les années 60 par Laurence Peter et Raymond Hull, relatif à l’organisation hiérarchique.

 

Il stipule que « tout employé tend à s’élever à son niveau d’incompétence », et il en découle, selon le corollaire de Peter, qu’ « avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d’en assumer la responsabilité. »

 

Enfant, je dévorais des livres, et j’ai volé le Principe de Peter dans la librairie proche de mon lycée pour le dévorer avidement, sans saisir l’ironie des deux auteurs. J’en ai expliqué les principes à mon père, qui en souriant m’a expliqué qu’il fallait prendre le livre au second degré, que Peter et Hull s’étaient livrés à un exercice de style certes réjouissant mais surtout destiné à faire rire.

 

Quarante ans plus tard, à chaque déclaration de la Ministre des Sports déléguée à la Santé, à chaque prise de position des ses principaux conseillers et experts, à chaque interview du Directeur Général de la Santé Didier Houssin, je repense à ce petit livre de Poche à couverture claire, et je mesure à quel point mon père s’est trompé.

 

 

 

Où en sommes-nous de la pandémie H1N1, et du lourd plan de vaccination paramilitaire élaboré par la ministre et ses experts ?

 

Un échec, je l’ai déjà écrit.

« 200.000 personnes vaccinées sur l’ensemble du territoire »… « La vaccination s’accélère », affirme la ministre…

 

Un petit calcul effectué par le docteur Xavier Tarpin mérite d’être ici évoqué :

 

 

200.000 vaccinés, dont 50.000 hospitaliers, et 150.000 Français « à haut risque » sur les 9 millions concernés…

 

Pour 1080 centres.

 

Réquisitionnant médecins, infirmières et personnels administratifs dans des centres dont les mairies doivent assumer la logistique.

 

Soit 140 personnes par centre en une semaine.

 

Pour mémoire, un médecin généraliste, seul dans son cabinet, reçoit en moyenne 140 personnes par semaine…

 

 

« La vaccination s’accélère », explique Roselyne Bachelot. Espérant peut-être que la méthode Coué la protège du coût politique du fiasco dont elle portera, avec son entourage, la responsabilité…

En début de semaine, des voix « autorisées » se sont enfin élevées, bien tardives, pour demander que le plan de vaccination soit intégralement revu, qu’y soient enfin associés les médecins généralistes, dépositaires de la confiance des patients.

C’est ainsi qu’Antoine Flahault, épidémiologiste, directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique, est monté au créneau dans une interview au Figaro pour inciter la ministre à revoir sa copie.

Des parlementaires de tout bord ont fait de même, reconnaissant à mi-voix l’échec du plan gouvernemental.

Mais le même jour, alors que les journalistes s’emparaient du dossier, et, tels Monsieur Jourdain, se posaient enfin la question qui fâche : « Pourquoi les généralistes ne pourraient-ils pas vacciner dans leur cabinet ? Pourquoi serait-on obligé de les réquisitionner dans des gymnases déserts pour vacciner des patients dont ils ne connaissent pas les antécédents ? », Luc Chatel, le porte-parole que le monde entier nous envie, l’homme qui murmure à l’oreille des caddies, expliquait doctement dans un point-presse que l’éviction des généralistes était parfaitement cohérente : « Le gouvernement a fait un choix pragmatique, qui est de vacciner le plus grand nombre de Français dans un temps limité grâce à des vaccins multiples et à des centres de vaccination de proximité, qui permettent des vaccinations en grand nombre pendant une même journée" expliquait-il. « Si nous n'avons pas choisi les médecins généralistes et les cabinets médicaux privés pour procéder à la vaccination, c'est parce que nous avons un procédé de vaccination particulier qui sont des vaccins groupés", poursuit-il, "les flacons servent à plusieurs vaccinations, ils ne peuvent pas être utilisés au-delà de vingt-quatre heures (...) Si les vaccins multidoses étaient délivrés dans chaque cabinet médical (...) il y aurait eu un gâchis énorme de vaccins ».

Ainsi que je l’avais révélé trois jours plus tôt sur ce blog, Luc Chatel dit vrai. Il omet certes de préciser que le « procédé de vaccination particulier qui sont des vaccins groupés » résulte uniquement des choix politiques et industriels de la ministre, et de sa soumission aux diktats des firmes pharmaceutiques.

 

Je renvoie ceux qui le désirent à la lecture de ce post :

http://enattendanth5n1.20minutes-blogs.fr/archive/2009/11...

dans lequel sont analysées les conséquences médicales de ces choix industriels ayant privilégié l’achat de vaccins contenant des adjuvants dont l’inocuité n’est pas démontrée, et dont le conditionnement en multidoses nécessite l’adjonction d’un conservateur au mercure dont l’utilisation avait été stoppée en vertu du principe de précaution depuis une dizaine d’années.

Quand au « gâchis énorme de vaccins…si les vaccins multidoses étaient délivrés dans chaque cabinet médical », il suffit de lire les compte-rendus des personnels présents dans les centres de vaccination pour savoir que l’organisation paramilitaire démente mise en place entraîne chaque jour un gâchis considérable…

Mais ce 17 Novembre, un malheur n’arrivant jamais seul pour la ministre, un nouveau vaccin recevait son autorisation de mise sur le marché. Il s’agissait du PANENZA, de Sanofi-Pasteur, « le vaccin des femmes enceintes et des enfants », ainsi que le présentait une grande partie de la presse. Plus prosaïquement, le Panenza, que la Revue Prescrire conseille en cas de vaccination ciblée, est un vaccin fragmenté sans adjuvant, et dont le conditionnement existe en multidoses ET en unidoses, même si, faisant preuve de cette immense clairvoyance qui la caractérise, la ministre a privilégié le conditionnement multidoses, avec les conséquences déjà analysées.

Qu’importe… Si la ministre décidait enfin de revoir son plan vaccinal, si, comme l’espéraient certains commentateurs sans oser taxer Roselyne Bachelot d’incompétence notoire, elle observait « un virage à 180° du plan vaccinal », il était peut-être encore possible de sortir de la crise actuelle, et de mettre en place, en lieu d’une vaccination de masse dans les gymnases, une vaccination ciblée pour les personnes à risque qui le désireraient, auprès de leur médecin traitant. NON PAS POUR ECOULER LES STOCKS DE L’EX VISITEUSE MEDICALE… mais en choisissant, en fonction des données actuelles de la science, le vaccin qui semblerait au médecin et au patient informé, le plus adapté.

( Au sujet du passé de Roselyne Bachelot, qui certainement devrait militer pour le droit à l’oubli sur Internet, cette petite trouvaille dûe au docteur Dominique Dupagne ( www. atoute.org) qui montre comment le CV de la ministre a été nettoyé au Karcher...)

( Désolé, ça vous apprendra à ne pas utiliser Firefox ;-)

 

Pendant quelques jours, le doute plana. Une réunion était mise en place ce jeudi 19 Novembre 2009 au ministère avec les représentants des syndicats médicaux.

Parmi ces représentants, on trouve de tout ( revoyez les épisodes précédents), des zélateurs du plan vaccinal, doigt sur la couture du pantalon, exhortant les médecins au « devoir de réserve » cher à Eric Raoult …

( pour mémoire : « Face à la pandémie, les médecins sont là pour prêter main-forte aux pouvoirs publics. Nous allons vivre un état de guerre. Les libéraux ne sauraient exprimer le moindre état d’âme personnel sur le vaccin, sauf à provoquer un effet démobilisateur sur les patients qui serait désastreux. Se faire vacciner est certes un choix individuel. Mais, compte tenu de l’exemplarité qui doit être la leur, les médecins qui refusent personnellement le vaccin devront avoir à cœur de ne pas en faire état auprès de leurs patients. »

Christian Jeambrun, du SML

Vous, je ne sais pas, mais moi, c’est comme l’eau ferrugineuse, je ne m’en lasse pas…)

 

…et des syndicalistes d’emblée beaucoup plus critiques, demandant que les ministres respectent l’indépendance scientifique des médecins :

« Le vaccin contre H1N1 n’arrêtera pas l'épidémie, c’est trop tard et ce n’est pas la faute du gouvernement. ll n’est pas certain que le rapport bénéfice-risque d’une vaccination généralisée soit favorable et les pressions exercées pour amener les professionnels de santé à soutenir à tout prix le choix du gouvernement de vacciner un maximum de français doivent cesser et être remplacées par une information sereine.
Pour la vaccination, la France a mis en place un dispositif technocratique disproportionné et hasardeux, négligeant l'expérience des médecins-traitants et leur raisonnement scientifique. L'organisation laisse de côté les médecins généralistes tout en envisageant de les réquisitionner !
Les pays qui nous entourent s’appuient sur les médecins traitants pour vacciner raisonnablement la population.
».

Claude Bronner et Jean-Paul Hamon, d’UNION GENERALISTE

Reste qu’au sein de la profession, les avis divergeaient, entre ceux qui y voyaient le moyen de pouvoir vacciner leurs patients à risque ( avec leur consentement) et ceux qui craignaient que la ministre ne fasse ensuite porter la responsabilité de son foirage vaccinal aux pelés, aux galeux dont elle n’avait pendant des mois écouté aucun conseil, aucune exhortation.

Avant même cette réunion, pourtant, la messe était dite. Car comme à leur habitude, ministre et conseillers ne convoquaient les représentants des généralistes que… pour leur annoncer les décisions qu’ils avaient prises seuls comme des grands, et sans aucune attention aux suggestions et retours du terrain.

Ainsi, dans le JDD, d’Arnaud Lagardère, le fond de la pensée gouvernementale était dévoilé « Roselyne Bachelot rembarre les médecins ».

Dans le Figaro, à la télévision, la sinistre Roselyne Bachelot livrait le fond de sa pensée, occasionnant probablement au cadavre de Laurence Peter une érection post-mortem du meilleur aloi. Car même mort, on aime voir validées des théories auxquelles on a consacré sa vie…

 

Commençons donc cette analyse de la pensée Shadock par cette information dûe à l’AFP :

"La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a indiqué aujourd'hui qu'une fois achevée la vaccination contre la grippe H1N1 dans les centres spécialement mis en place, il serait possible que la vaccination se poursuivre au printemps dans les cabinets médicaux"

 

Autrement dit: une fois la vaccination achevée elle se poursuivra.

C’est pas beau comme de l’antique ? C’est pas digne d’un Bernard Laporte, franchement ?

 

Poursuivons, donc:

 

"Je reçois à mon cabinet, nous recevons des médecins généralistes, ou leurs syndicats représentatifs pour voir si dans une deuxième phase de la vaccination, en 2010, on pourrait passer le relai aux médecins généralistes... On verra avec eux, parce qu'il faut qu'ils nous donnent des garanties de sécurité évidemment de cette vaccination"

 

Evidemment, hein... Après avoir acheté des vaccins multidoses avec conservateur au mercure et adjuvant d'inocuité douteuse en quantité industrielle à des firmes qui ont obtenu l'immunité juridique en cas d'accident post-vaccinal, la ministre insiste pour que les généralistes qui se prêteraient à la vaccination pour tenter de protéger certains de leurs patients du foirage vaccinal engendré par ses propres décisions lui offrent, à elle, des garanties de sécurité...

 

 

Mais de quelles garanties pourrait-il s’agir ? Quels problèmes insurmontables poserait donc cette vaccination en cabinet de ville ?

" Nous sommes sur une campagne de vaccination en centres collectifs, parce que ce n'est pas possible autrement, ne serait-ce que la livraison des vaccins à 50.000 cabinets généralistes avec le respect de la chaîne du froid" a dit la ministre.

Ben oui. Comment n'y ai-je pas pensé plus tôt, crétin que je suis... Ca se voit que j'ai pas fait l'ENA... "la chaîne du froid, mon cher Watson, la chaîne du froid..." C'est parce qu'on ne peut garantir le respect de la chaîne du froid en cabinet de ville que les médecins généralistes ne vaccinent pas les patients contre le tétanos.

La diphtérie.

La poliomyélite.

La rougeole.

Les oreillons.

La rubéole.

La typhoïde.

L'hépatite A.

La grippe saisonnière.



Et j'en passe...

C'est sûr, les choses seraient plus simples s'il existait des pharmacies dans ce pays. Ou si Carl Paul Gottfried Von Linde avait inventé le réfrigérateur en 1876 au lieu de devenir pianiste virtuose aux Jeux Olympiques d'Helsinki en 1903 et premier astronaute allemand sur la Lune en 1911.

La chaîne du froid...

 

A ce stade, on ne sait plus ce qui domine, de la stupidité ou du cynisme.

 

Dans un cas comme dans l'autre, je ne peux que repenser au Principe de Peter de mes douze ans kleptomanes, qu'aujourd'hui j'énoncerai autrement:

" Voter pour des baltringues can be vachement dangerous to your health."

19/11/2009

VACCIN H1N1, LA FUITE EN AVANT: ROSELYNE BACHELOT INVOQUE LA CHAINE DU FROID POUR EVINCER LES GENERALISTES

 

 

H1N1, LA FUITE EN AVANT: ROSELYNE BACHELOT INVOQUE LA CHAINE DU FROID POUR EVINCER LES GENERALISTES

 

Où en sommes-nous de la pandémie H1N1, et du lourd plan de vaccination élaboré par la ministre et ses experts ?

 

 

1774955peter.jpg

 

 

Le Principe de Peter est un principe satirique imaginé dans les années 60 par Laurence Peter et Raymond Hull, relatif à l’organisation hiérarchique.

 

Il stipule que « tout employé tend à s’élever à son niveau d’incompétence », et il en découle, selon le corollaire de Peter, qu’ « avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d’en assumer la responsabilité. »

 

Enfant, je dévorais des livres, et j’ai volé le Principe de Peter dans la librairie proche de mon lycée pour le lire avidement, sans saisir l’ironie des deux auteurs. J’en ai expliqué les principes à mon père, qui en souriant m’a expliqué qu’il fallait prendre le livre au second degré, que Peter et Hull s’étaient livrés à un exercice de style certes réjouissant mais surtout destiné à faire rire.

 

Quarante ans plus tard, à chaque déclaration de la Ministre des Sports déléguée à la Santé, à chaque prise de position des ses principaux conseillers et experts, à chaque interview du Directeur Général de la Santé Didier Houssin, je repense à ce petit livre de Poche à couverture claire, et je mesure à quel point mon père s’est trompé.

 

 

roselyne-b6f2c.jpg

 

Où en sommes-nous de la pandémie H1N1, et du lourd plan de vaccination paramilitaire élaboré par la ministre et ses experts ?

 

Un échec, je l’ai déjà écrit.

« 200.000 personnes vaccinées sur l’ensemble du territoire »… « La vaccination s’accélère », affirme la ministre…

 

Un petit calcul effectué par le docteur Xavier Tarpin mérite d’être ici évoqué :

 

 

200.000 vaccinés, dont 50.000 hospitaliers, et 150.000 Français « à haut risque » sur les 9 millions concernés…

 

Pour 1080 centres.

 

Réquisitionnant médecins, infirmières et personnels administratifs dans des centres dont les mairies doivent assumer la logistique.

 

Soit 140 personnes par centre en une semaine.

 

Pour mémoire, un médecin généraliste, seul dans son cabinet, reçoit en moyenne 140 personnes par semaine…

 

 

« La vaccination s’accélère », explique Roselyne Bachelot. Espérant peut-être que la méthode Coué la protège du coût politique du fiasco dont elle portera, avec son entourage, la responsabilité…

En début de semaine, des voix « autorisées » se sont enfin élevées, bien tardives, pour demander que le plan de vaccination soit intégralement revu, qu’y soient enfin associés les médecins généralistes, dépositaires de la confiance des patients.

C’est ainsi qu’Antoine Flahault, épidémiologiste, directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique, est monté au créneau dans une interview au Figaro pour inciter la ministre à revoir sa copie.

Des parlementaires de tout bord ont fait de même, reconnaissant à mi-voix l’échec du plan gouvernemental.

Mais le même jour, alors que les journalistes s’emparaient du dossier, et, tels Monsieur Jourdain, se posaient enfin la question qui fâche : « Pourquoi les généralistes ne pourraient-ils pas vacciner dans leur cabinet ? Pourquoi serait-on obligé de les réquisitionner dans des gymnases déserts pour vacciner des patients dont ils ne connaissent pas les antécédents ? », Luc Chatel, le porte-parole que le monde entier nous envie, l’homme qui murmure à l’oreille des caddies, expliquait doctement dans un point-presse que l’éviction des généralistes était parfaitement cohérente : « Le gouvernement a fait un choix pragmatique, qui est de vacciner le plus grand nombre de Français dans un temps limité grâce à des vaccins multiples et à des centres de vaccination de proximité, qui permettent des vaccinations en grand nombre pendant une même journée" expliquait-il. « Si nous n'avons pas choisi les médecins généralistes et les cabinets médicaux privés pour procéder à la vaccination, c'est parce que nous avons un procédé de vaccination particulier qui sont des vaccins groupés", poursuit-il, "les flacons servent à plusieurs vaccinations, ils ne peuvent pas être utilisés au-delà de vingt-quatre heures (...) Si les vaccins multidoses étaient délivrés dans chaque cabinet médical (...) il y aurait eu un gâchis énorme de vaccins ».

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Ainsi que je l’avais révélé trois jours plus tôt sur ce blog, Luc Chatel dit vrai. Il omet certes de préciser que le « procédé de vaccination particulier qui sont des vaccins groupés » résulte uniquement des choix politiques et industriels de la ministre, et de sa soumission aux diktats des firmes pharmaceutiques.

 

Je renvoie ceux qui le désirent à la lecture de ce post :

http://enattendanth5n1.20minutes-blogs.fr/archive/2009/11...

dans lequel sont analysées les conséquences médicales de ces choix industriels ayant privilégié l’achat de vaccins contenant des adjuvants dont l’inocuité n’est pas démontrée, et dont le conditionnement en multidoses nécessite l’adjonction d’un conservateur au mercure dont l’utilisation avait été stoppée en vertu du principe de précaution depuis une dizaine d’années.

Quand au « gâchis énorme de vaccins…si les vaccins multidoses étaient délivrés dans chaque cabinet médical », il suffit de lire les compte-rendus des personnels présents dans les centres de vaccination pour savoir que l’organisation paramilitaire démente mise en place entraîne chaque jour un gâchis considérable…

Mais ce Lundi 16 Novembre, un malheur n’arrivant jamais seul pour la ministre, un nouveau vaccin recevait son autorisation de mise sur le marché. Il s’agissait du PANENZA, de Sanofi-Pasteur, « le vaccin des femmes enceintes et des enfants », ainsi que le présentait une grande partie de la presse. Plus prosaïquement, le PANENZA, que la Revue Prescrire conseille en cas de vaccination ciblée, est un vaccin fragmenté sans adjuvant, et dont le conditionnement existe en multidoses ET en unidoses, même si, faisant preuve de cette immense clairvoyance qui la caractérise, la ministre a privilégié le conditionnement multidoses, avec les conséquences déjà analysées.

Qu’importe… Si la ministre décidait enfin de revoir son plan vaccinal, si, comme l’espéraient certains commentateurs sans oser taxer Roselyne Bachelot d’incompétence notoire, elle observait « un virage à 180° du plan vaccinal », il était peut-être encore possible de sortir de la crise actuelle, et de mettre en place, en lieu d’une vaccination de masse dans les gymnases, une vaccination ciblée pour les personnes à risque qui le désireraient, auprès de leur médecin traitant. NON PAS POUR ECOULER LES STOCKS DE L’EX VISITEUSE MEDICALE… mais en choisissant, en fonction des données actuelles de la science, le vaccin qui semblerait au médecin et au patient informé, le plus adapté.

( Au sujet du passé de Roselyne Bachelot, qui certainement devrait militer pour le droit à l’oubli sur Internet, cette petite trouvaille dûe au docteur Dominique Dupagne ( www. atoute.org) qui montre comment le CV de la ministre a été nettoyé au Karcher...)

 

AVANT:

cv-bachelot-2004-haut-ec78c.png

APRES:

cv-bachelot-2008-haut-1974e.png

 

Pendant quelques jours, le doute plana. Une réunion était mise en place ce jeudi 19 Novembre 2009 au ministère avec les représentants des syndicats médicaux.

Parmi ces représentants, on trouve de tout ( revoyez les épisodes précédents), des zélateurs du plan vaccinal, doigt sur la couture du pantalon, exhortant les médecins au « devoir de réserve » cher à Eric Raoult …

( pour mémoire : « Face à la pandémie, les médecins sont là pour prêter main-forte aux pouvoirs publics. Nous allons vivre un état de guerre. Les libéraux ne sauraient exprimer le moindre état d’âme personnel sur le vaccin, sauf à provoquer un effet démobilisateur sur les patients qui serait désastreux. Se faire vacciner est certes un choix individuel. Mais, compte tenu de l’exemplarité qui doit être la leur, les médecins qui refusent personnellement le vaccin devront avoir à cœur de ne pas en faire état auprès de leurs patients. »

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Christian Jeambrun, du SML

Vous, je ne sais pas, mais moi, c’est comme l’eau ferrugineuse, je ne m’en lasse pas…)

 

…et des syndicalistes d’emblée beaucoup plus critiques, demandant que les ministres respectent l’indépendance scientifique des médecins :

« Le vaccin contre H1N1 n’arrêtera pas l'épidémie, c’est trop tard et ce n’est pas la faute du gouvernement. ll n’est pas certain que le rapport bénéfice-risque d’une vaccination généralisée soit favorable et les pressions exercées pour amener les professionnels de santé à soutenir à tout prix le choix du gouvernement de vacciner un maximum de français doivent cesser et être remplacées par une information sereine.
Pour la vaccination, la France a mis en place un dispositif technocratique disproportionné et hasardeux, négligeant l'expérience des médecins-traitants et leur raisonnement scientifique. L'organisation laisse de côté les médecins généralistes tout en envisageant de les réquisitionner !
Les pays qui nous entourent s’appuient sur les médecins traitants pour vacciner raisonnablement la population.
».

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Claude Bronner et Jean-Paul Hamon, d’UNION GENERALISTE


Reste qu’au sein de la profession, les avis divergeaient, entre ceux qui y voyaient le moyen de pouvoir vacciner leurs patients à risque ( avec leur consentement) et ceux qui craignaient que la ministre ne fasse ensuite porter la responsabilité de son foirage vaccinal aux pelés, aux galeux dont elle n’avait pendant des mois écouté aucun conseil, aucune exhortation.

Avant même cette réunion du Jeudi 19 Novembre 2009, pourtant, la messe était dite. Car comme à leur habitude, ministre et conseillers ne convoquaient les représentants des généralistes que… pour leur annoncer les décisions qu’ils avaient prises seuls comme des grands, et sans aucune attention aux suggestions et retours du terrain.

Ainsi, sur le site web du JDD, d’Arnaud Lagardère ( le frère de l'Autre), le fond de la pensée gouvernementale était dévoilé avant même que la réunion ait eu lieu: « Roselyne Bachelot rembarre les médecins ».

Dans le Figaro, à la télévision, la sinistre Roselyne Bachelot livrait le fond de sa pensée, occasionnant probablement au cadavre de Laurence Peter une érection post-mortem du meilleur aloi. Car même mort, on aime voir validées des théories auxquelles on a consacré sa vie…

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Commençons donc cette analyse de la pensée Shadock par cette information dûe à l’AFP :

"La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a indiqué aujourd'hui qu'une fois achevée la vaccination contre la grippe H1N1 dans les centres spécialement mis en place, il serait possible que la vaccination se poursuive au printemps dans les cabinets médicaux"

 

Autrement dit: une fois la vaccination achevée elle se poursuivra.


C’est pas beau comme de l’antique ? C’est pas digne d’un Bernard Laporte, franchement ?

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Poursuivons, donc:

 

"Je reçois à mon cabinet, nous recevons des médecins généralistes, ou leurs syndicats représentatifs pour voir si dans une deuxième phase de la vaccination, en 2010, on pourrait passer le relai aux médecins généralistes... On verra avec eux, parce qu'il faut qu'ils nous donnent des garanties de sécurité évidemment de cette vaccination"

 

 

Evidemment, hein…. Après avoir acheté des vaccins multidoses avec adjuvants et conservateurs douteux en quantité industrielle à des firmes qui ont obtenu l’immunité juridique en cas de pépin, la ministre va insister pour que les généralistes qui se prêteraient à la vaccination pour protéger certains de leurs patients lui offrent des garanties de sécurité…

Mais de quelles garanties pourrait-il s’agir ? Quels problèmes insurmontables poserait donc cette vaccination en cabinet de ville ?

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" Nous sommes sur une campagne de vaccination en centres collectifs, parce que ce n'est pas possible autrement, ne serait-ce que la livraison des vaccins à 50.000 cabinets généralistes avec le respect de la chaîne du froid" a dit la ministre.

Ben oui. Comment n'y ai-je pas pensé plus tôt, crétin que je suis... Ca se voit que j'ai pas fait l'ENA... "la chaîne du froid, mon cher Watson, la chaîne du froid..." C'est parce qu'on ne peut garantir le respect de la chaîne du froid en cabinet de ville que les médecins généralistes ne vaccinent pas les patients contre le tétanos.

La diphtérie.


La poliomyélite.


La rougeole.


Les oreillons.


La rubéole.


La typhoïde.


L'hépatite A.


La grippe saisonnière.



Et j'en passe...


C'est sûr, les choses seraient plus simples s'il existait des pharmacies dans ce pays. Ou si Carl Paul Gottfried Von Linde avait inventé le réfrigérateur en 1876 au lieu de devenir pianiste virtuose aux Jeux Olympiques d'Helsinki en 1903 et premier astronaute allemand sur la Lune en 1911.

La chaîne du froid...

 

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A ce stade, on ne sait plus ce qui domine, de la stupidité ou du cynisme.

 

Dans un cas comme dans l'autre, je ne peux que repenser au Principe de Peter de mes douze ans kleptomanes, qu'aujourd'hui j'énoncerai autrement:

" Voter pour des baltringues can be vachement dangerous to your health."

 

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13/11/2009

FOIRAGE VACCINAL: LA CONSEQUENCE INELUCTABLE DES CHOIX POLITIQUES ET INDUSTRIELS DE ROSELYNE BACHELOT

Foirage vaccinal : la conséquence inéluctable des choix politiques et industriels de Roselyne Bachelot

 

 

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Il est encore trop tôt pour tirer toutes les leçons, dont certaines pourraient se révéler fort amères, de l’échec prévisible de la campagne vaccinale mise en œuvre par la ministre de la santé Roselyne Bachelot entourée de ses experts et hauts spécialistes si compétents, mais apparemment incapables de gérer une crise sanitaire d’ampleur.

 

A ce stade, quelques précisions :

 

J’ai écrit ici, sur ce blog, qu’hélas la grippe H1N1 n’était pas une « grippette », que comme toute grippe elle pouvait causer des syndrômes de détresse respiratoire aigüe ( SDRA) nécessitant la réanimation et pouvant s’avérer mortels, et ceci de manière aléatoire, touchant donc parfois des sujets en bonne santé, sans antécédent médical ( même si ce n’est pas le plus courant).

 

J’ai écrit aussi que, parce que cette grippe cible plus particulièrement les sujets jeunes, des décès de sujets jeunes en bonne santé pourraient survenir, ce qui en soi rend cette pandémie préoccupante, et nécessite de la gérer avec compétence.

 

Compétence dans les décisions, compétence dans la communication.

 

A l’évidence, nous sommes loin du compte.

Certes des décisions ont été prises, et parmi elles celle de doter le pays d’un plus grand nombre d’appareils de respiration extra-corporelle, permettant de passer en réanimation le cap aigü de quelques jours pendant lequel les patients atteints de SDRA ne peuvent littéralement plus respirer, leurs poumons étant noyés de virus. Cette mesure, et cette technique très récente, apparemment très efficace, semblent expliquer le moindre taux de mortalité de ces SDRAs, usuellement considérés comme mortels une fois sur deux alors que le taux de survie ici attendrait, selon le Dr Pierre Carli du Samu de Paris, les 80% ( chiffre superposable à ce que j’ai lu dans les premières études néo-zélandaises et américaines).

 

 

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Et dans le cadre de ces SDRAs, je comprends l’inquiétude des confrères travaillant dans des services d’urgence et de réanimation, l’insistance de certains d’entre eux à inciter les professionnels de santé, le public, à se faire vacciner. Car leur crainte, jamais clairement avouée me semble t’il, c’est que le système de santé, bien délabré par les attaques répétées des cost-cutters libéraux, ne puisse faire face à un afflux de SDRAs en services de réanimation, en clair, qu’ils soient submergés.

 

Mais à ce stade, toutes les questions que se pose depuis Avril 2009 une majorité de médecins généralistes du pays restent sans réponse.

 

Parce que la ministre est incapable d’argumenter sur les choix politiques, les choix de santé publique, les choix industriels qu’elle a imposés.

 

Les Français le constatent : une vaccination de masse a été mise en place dans des gymnases, hors des cabinets médicaux, dans des conditions précaires amenant certains préfets, en toute incohérence, à réquisitionner des généralistes pour aller meubler des locaux déserts, au moment où leurs patients malades ont le plus besoin d’eux, dans leurs cabinets.

 

Pourquoi la vaccination n’a-t-elle pas été confiée aux médecins traitants, qui chaque année vaccinent des patients contre le tétanos, la grippe saisonnière, d’autres pathologies ?

 

Pourquoi un schéma quasi-militaire a-t-il été mis en place avec gymnases, réquisitions, convocations par courrier en fonction de critères définis par l’Assurance-Maladie, qui n’est pas à même de définir les patients réellement à risque ?

 

Pourquoi le pouvoir donne t'il l'impression d'avoir privilégié un plan de continuité de l'activité économique plutôt qu'un plan de protection des populations?

 

Les journalistes butent sur ces questions, ne trouvent pas réponse ou feignent de ne pas la trouver. Celle-ci tient en deux phrases, deux affirmations que j’ai maintes fois répétées, depuis « PATIENTS SI VOUS SAVIEZ », ed. Points Seuil, en 2002. Non qu’il soit glorieux ou plaisant de jouer le rôle de Cassandre, j’ai assez écrit que le seul rôle d’une vigie sur le pont du Titanic est d’angoisser avant les autres, quand la capitainerie est sourde à l’évidence et aux alertes.

 

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Première constatation, évidente :

 

Les experts scentifiques et le pouvoir politique, dans ce pays, gouvernement et parlement compris ( à de rarissimes exceptions) n’ont aucune idée de ce que sont les médecins généralistes, et ne leur témoignent qu’un profond mépris.

 

Imaginer un seul instant que les généralistes seraient à même de prendre une part active dans un plan pandémie jusque dans sa conception, imaginer un seul instant qu’en ce début de 21ème siècle la population de leurs patients leur voue encore une confiance que les politiques ont depuis longtemps perdue, est inconcevable pour ces imbéciles.

 

Oh certes ici et là on entendra répéter à l’envie que « le généraliste est indispensable, etc, etc... » mais l’idée qu’il pourrait être autre chose qu’un exécutant zélé ne leur traverse pas l’esprit. D’ailleurs, et on le voit avec les réquisitions de non volontaires, un état pré-fasciste n’a pas besoin de professionnels de santé consciencieux et responsables, mais d’exécutants aux ordres…

 

Seconde constatation :

 

L’échec du plan vaccinal français est directement lié aux choix politiques et industriels imposés par la ministre. Dans un pays où l’absence d’indépendance de nombreux experts vis-à-vis des firmes pharmaceutiques a été dénoncée à l’envi sans que rien ne change, il suffit d’une crise sanitaire pour précipiter l’inéluctable…

 

Quel autre pays a fait de tels choix, franchement ?

 

Quel autre pays a préféré à une vaccination ciblée avec des vaccins ne comportant pas d’additifs ( adjuvants ou conservateurs) litigieux, une vaccination de masse hors du circuit de soin habituel, au prétexte, je cite le cabinet de la ministre, que celle-ci «  s'est appuyée sur le fait que les laboratoires lui ont dit qu'ils livreraient les vaccins en boîte multidose »( Le Généraliste, 11 Septembre 2009).

Mesure-t’on dans les médias la débilité de la démarche ?

 

On argumentera que les laboratoires étaient pressés par le temps, que pour fabriquer un nombre de doses vaccinales nécessaire en peu de temps, il fallait recourir à des expédients, à savoir diminuer la dose d’antigène vaccinal, délicat et lent à préparer, et forcer la dose des adjuvants afin d’obtenir quand même une réponse immunitaire correcte. Tant qu’à faire, on utilisait aussi un adjuvant, le squalène, sur lequel pesaient quelques doutes quant à la survenue plus fréquente d’effets secondaires locaux immédiats, ou neurologiques retardés, et on injectait à chaque vaccination une dose d’adjuvant jamais utilisée jusqu’alors dans un vaccin.

 

Deuxième idée de génie, on conditionnait les vaccins par doses de 10 injections dans le même flacon, pour produire plus...  et gagner plus. Ce qui impliquait donc d’ajouter un conservateur antibactérien dans ces flacons pour éviter des infections lors des ponctions répétées dans le flacon… Et comme par hasard, le conservateur utilisé, à base de mercure, le thimerosal, avait été retiré du commerce depuis une dizaine d’années car son inocuité n’était pas certaine.

 

Comme l’écrivait le Professeur Claude Béraud sur son blog fin 2008 au sujet des controverses vaccinales :

 

 

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« Les conséquences de ces controverses sont graves car elles induisent dans une partie de la population deux conséquences. En premier lieu, le rejet de toutes les vaccinations . En second lieu, la mise en œuvre de thérapeutiques inutiles et non sans risque (10000 enfants dont l’autisme est attribué ou serait aggravé par le thimerosal sont aux USA traités, chaque année, par des chélateurs destinés à éliminer l’ethyl mercure). [31]

Pour éviter ces errements, il serait raisonnable d’éviter que dans la composition des vaccins entrent des substances qui peuvent être considérées par la population comme dangereuses même si ces risques n’ont pas été démontrés par des études cliniques, biologiques et épidémiologiques. »

 

 

http://www.claudeberaud.fr/?51-que-penser-des-controverse...

 

 

Ca semble évident, mais apparemment ni pour la ministre, ni pour ses experts proches acquis au discours des firmes… J’ai ainsi lu récemment l’un d’entre eux, à qui on demandait pourquoi, si les femmes enceintes étaient « à risque », et donc à vacciner en priorité, le vaccin sans adjuvant n’était pas disponible rapidement en quantité suffisante, expliquer que la vaccination était un acte individuel, et qu’après tout on n’obligeait personne à se vacciner ! Mais ces gens-là se regardent-ils dans la glace le matin ?

 

A partir du moment où ces choix catastrophiques d’incompétence et d’amateurisme étaient faits, le reste suivait : il apparaissait légitime de court-circuiter les généralistes parfois réticents à suivre les grandes transhumances vaccinales imposées par les experts ( au hasard, le vaccin contre le papillomavirus censé protéger les jeunes filles pubères…) et à mettre en place une vaccination de masse sur un mode militaire, dix par dix.

 

Manque de chance, le réel se rappelle aujourd’hui aux experts et à la ministre. Totalement rétifs à leurs explications foireuses, les Français se retournent vers le galeux, le cul-terreux généraliste, et celui-ci, en l’état actuel des connaissances, ne peut que faire part de ses doutes, quand bien même il n’est pas de principe opposé à la vaccination. Car contrairement à ce qu’affirment les textes orwelliens pondus par le ministère, les vaccins proposés, à ce stade, n’ont pas tous le même rapport bénéfice-risques :

« Seuls les vaccins dotés d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) seront utilisés pour vacciner la population. Aussi, chacun doit considérer que tous les vaccins offrent le même niveau d'efficacité et de sécurité. Aussi, il n'est pas prévu d'offrir le choix du vaccin aux personnes qui viendront se faire vacciner.

En revanche, dans des cas très particuliers, comme celui des femmes enceintes ou celui de certaines allergies en particulier, le professionnel de santé qui effectuera la vaccination pourra être amené à choisir un vaccin plutôt qu'un autre. »

 

http://www.sante-sports.gouv.fr/IMG//pdf/Lancement_de_la_campagne_vaccinale_contre_la_grippe_A_H1N1_dans_les_centres_de_vaccination.pdf

 

 


 

Est-ce à dire que les généralistes chercheraient aujourd’hui à « récupérer » la vaccination anti-H1N1 pour toucher le jackpot au cabinet médical ?

 

C’est un peu ce qu’on entend dans les insinuations pas toujours aimables de Danièle Messager, le 12 Novembre 2009, sur France Inter, cette radio dont le directeur actuel vira en son temps Martin Winckler de l’antenne après une petite controverse avec les Entreprises du Médicament dont celles-ci ne se tirèrent pas trop mal… Confrontée au très libéral Michel Chassang, de la CSMF, syndicat dont la proximité idéologique avec l’UMP pendant la campagne du candidat Sarkozy donna lieu à d’intenses moments d’émotion ( cf LES FOSSOYEURS, ed Privé-Michel Lafon, 2007), Danièle Messager s’inquiète de ce que les médecins généralistes puissent demander à être payés pour la vaccination. C’est assez comique : imagine t’elle demander au LEEM pourquoi les vaccins ne sont pas gratuits ?

 

 

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A cette heure, les patients à risque, les patients obèses ou insuffisants respiratoires ou cardiaques, les femmes enceintes, devraient pouvoir après un colloque singulier avec le praticien qui les connaît le mieux et depuis longtemps, décider, éléments statistiques et médicaux en main, de se vacciner ou non avec un vaccin sans adjuvant. Au lieu de quoi, lorsqu’ils se tournent vers leur médecin traitant, celui-ci ne peut que constater son impuissance : comment conseiller un patient sur l’intérêt de la vaccination quand le professionnel de santé n’est pas en mesure de connaître le vaccin qui sera injecté, la présence éventuelle probable d’un additif, et lequel, enfin le conditionnement du vaccin en multi-doses ?

 

J’ai volontairement omis de parler ici du cas de probable syndrôme de Guillain-Barré post-vaccinal survenu chez une professionnelle de santé sur un petit échantillon de personnes vaccinées. Car avant même cet évènement qui ne rassurera pas les candidats éventuels à la vaccination, la messe était dite.

Lorsqu’on sous-estime l’intelligence et les réticences de la population, lorsqu’on se gargarise de mensonges et de communication sur les franchises, les plans cancer et j’en passe, on est fort démuni lorsqu’on constate qu’on n’a plus aucune crédibilité.

 

Lorsqu’on méprise les médecins de base, les cul-terreux de généralistes, qu’on charge leur barque quotidiennement de brimades administratives, qu’on leur enjoint des objectifs de santé publique décidés sans aucune concertation réelle avec leur problématique et leurs connaissances de terrain, on est fort démuni lorsqu’on constate qu’un passé de visiteuse médicale ne suffit pas à définir une politique de santé publique.

 

 

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PS : Un de mes confrères et amis, le docteur Georges Delamare, grand klongiste devant l’Eternel, réagissait ce matin à un article du Figaro sur le plan vaccinal :

« Toutes les erreurs en la matière ont été commises, et le foirage de cette vaccination restera dans les annales comme l'exemple même de ce qu'il ne fallait pas faire. Bachelot est la seule responsable, elle n'a pas voulu écouter les gens de terrain, a négocié des vaccins à des tarifs démentiels, on apprend qu'en Suisse pour des commandes beaucoup moins importantes, que les prix étaient de 30% moins élevés qu'en France. Elle a tenté une gestion étatique comme avec sa loi HPST, et a démontré l'impuissance du gouvernement et du système face au bon sens commun et malgré la propagande inusitée du ministère des sports! »

 

Le modérateur du quotidien de l’inénarrable Serge Dassault a préféré surseoir : « Votre message et/ou contenu a été modéré. Nous ne publions aucun message ou contenu à caractère diffamatoire ou discriminatoire. »

 

Sans la liberté de blâmer, il n’est point, etc….

 
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