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26/11/2009

GRIPPE ET VACCIN H1N1 : ROSELYNE BACHELOT TERRORISE LA POPULATION ET NEGLIGE LES PATIENTS A RISQUE

GRIPPE ET VACCIN H1N1 : ROSELYNE BACHELOT TERRORISE LA POPULATION ET NEGLIGE LES PATIENTS A RISQUE

 

 

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Chaque jour qui passe apporte son lot d’informations scientifiques sur la la « pandémie » en cours, informations qui tempèrent un peu mon désarroi devant la « machine à fabriquer du consentement » qui se met en place, avec en point d’orgue la manipulation par la terreur employée par la ministre de la Santé, toute honte bue, loin de toute éthique médicale, dans le simple but de sauver sa campagne vaccinale paramilitaire.

 

Ce n’est plus « Surveiller et punir », c’est « Terrifier pour vacciner », mais on sent ici la méthodologie d’un gouvernement qui ne fonctionne depuis le début qu’en attisant les peurs, en se déguisant en seul défenseur du pauvre Français démuni face à des dangers divers, parfois imaginaires, parfois surestimés, parfois montés de toute pièce ( tapez Tarnac, sur google, si vous ne voyez pas à quoi je fais allusion).

 

Les éléments scientifiques récents, tout d’abord ?

 

La lecture du blog de mon ami généraliste Jean-Claude Grange (http://docteurdu16.blogspot.com/) m’a amené à me pencher sur le Résumé des Caractéristiques Produit du PANENZA, le fameux vaccin fragmenté sans adjuvant du laboratoire SANOFI présenté comme « le vaccin des femmes enceintes et des enfants ». Quoiqu’acheté par la ministre qui n’en rate pas une préférentiellement en conditionnement multidoses, ce vaccin semblait avoir l’avantage de ne pas contenir de squalène… Manque de pot, la lecture du RCP soulève bien des questionnements…

 

Il faut savoir qu’à l’heure actuelle, et je sais que ce sera difficile à entendre et à croire pour beaucoup… nous n’avons pas de preuve que les vaccins antiH1N1… protègent du virus H1N1…

 

Vous voulez que je vous la refasse plus lentement ?...

 

C’est l’un des points qu’il faut comprendre quand on s’intéresse aux polémiques vaccinales : ce qui est étudié pendant la phase d’autorisation de mise sur le marché, c’est la capacité du vaccin à entraîner chez le sujet vacciné l’apparition d’anticorps dirigés contre le virus, ce qu’on appelle la séroconversion.

 

Lorsque la séroconversion est présente de façon importante, on considère, on pense, on espère qu’en cas de contact avec le virus, l’organisme créera des anticorps en quantité suffisante qui empêcheront le déclenchement de la maladie.

 

Je vous rassure, c’est souvent le cas.

 

Souvent.

 

Mais au stade où nous en sommes, à quelques semaines à peine de la mise sur le marché de ces nouveaux vaccins, nous n’en sommes pas encore certains, cela ne pourra être confirmé que sur des études de cohorte au fil des mois à venir.

 

Or PANENZA, présenté comme LE vaccin des femmes enceintes et des enfants, n’a été testé dans la tranche d’âge de 6 à 35 mois que sur une cinquantaine d’enfants, et n’a entraîné, trois semaines après la première demi-dose de vaccin ( le protocole stipule deux demi-doses séparées de 3 semaines) que 33% de seroconversion ( alors qu’à titre de comparaison, la seroconversion est de 100% chez les enfants plus âgés) Qu’en est-il du taux de seronconversion après la seconde vaccination, la seconde demi-dose ? A l’heure actuelle, on ne sait pas si trois semaines après une première dose, les enfants de moins de 3 ans sont protégés. On ne sait pas non plus s’ils le seront après une deuxième dose.

 

On n’en sait rien, ce n’est pas dans le RCP, ce n’est pas publié, probablement du fait de l’extrême rapidité avec laquelle toutes ces procédures ont été accélérées.

 

Que les « experts » en cour ne viennent donc pas nous répéter en boucle sur toutes les antennes que les vaccins H1N1 sont superposables aux vaccins saisonniers, autant dans leurs processus de fabrication que dans leurs procédures de contrôle, ce n’est tout simplement pas vrai.

 

Et cette information rend la tâche encore plus complexe pour le médecin traitant interpellé plusieurs fois par jour par des patients lui demandant conseil, lui qui ne peut ni vacciner ses patients à risque ni s’assurer des vaccins qu’on va leur injecter.

 

Notons ici, sans s’y attarder, que sur France-Inter, Hélène Cardin a déclaré l’autre jour, ce qui est le signe soit d’une incompétence notoire soit un mensonge éhonté, que bien entendu les personnes se présentant dans les centres de vaccination pouvaient choisir leur vaccin. Que ne ferait pas l’outil de propagande pour fabriquer du consentement, et lancer la machine à vacciner ?

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/3000-medecin...


 

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D’autres infos, en provenance d’Australie et de Grande-Bretagne. Les deux pays se penchent sur leur première vague épidémique et en analysent les premières données.

Les Australiens dénombrent 387 SDRA( voir les posts précédents) pendant le pic de grippe A, contre 57 SDRA annuels de 2005 à 2008. Ils rappelent qu’avant l’épidémie les prévisions étaient cataclysmiques, qu’on prévoyait des milliers de morts à cause du virus. Le nombre de morts pendant toute la saison épidémique s’est élevé à 190, bien moindre que le nombre de morts lors des épidémies annuelles de grippe saisonnière. Cependant, l’âge moyen des personnes décédées était plus faible ( 53 au lieu de 83 ans), fait aujourd’hui bien documenté car le virus épargne les populations âgées et touche surtout les sujets jeunes.

De manière très intéressante, et parce que l’épidémie a touché l’Australie cet été, les études cliniques pratiquées en Septembre sur les vaccins aujourd’hui disponibles… ont révélé aux chercheurs ce qu’avaient déjà noté les Mexicains et que j’avais noté sur ce blog dès Juin, à savoir qu’un nombre élevé de participants aux études cliniques avaient d’emblée un taux de seroconversion important, signe que ces personnes qui n’avaient pas fait de grippe clinique pendant l’épidémie avaient pourtant été en contact avec le virus H1N1 et s’étaient immunisés naturellement contre la grippe sans même le savoir.

 

Les Anglais, eux, tirent le bilan de la première vague estivale. Ils ont largement utilisé le TAMIFLU en préventif et en curatif, le donnant aux personnes contact des sujets malades, le délivrant sur simple consultation téléphonique à presque tous ceux qui en faisaient la demande. Ils notent que dans une famille, lorsqu’un sujet est atteint, le risque de contamination d’un proche est de 7% pour un adulte, de 28% pour un enfant de moins de seize ans, et que ce risque diminue de 90% si les sujets-contact sont mis préventivement sous TAMIFLU. Ils notent aussi que nombre de sujets sans infection apparente ont rencontré le virus et créé des anticorps. Ils considèrent qu’il n’y a pas d’augmentation de la mortalité associée à la grippe, que 72 personnes en sont mortes jusqu’à fin Septembre pendant la première vague ( je rappelle que chaque année la grippe fait en France entre 1000 et 5000 morts.. ; et oui, on est de telles brêles en santé publique dans notre pays que l’échelle est aussi imprécise…)

 

Quelles conclusions est-ce que j’en tire ?

Que la manipulation par la terreur orchestrée par le ministère, même si elle porte ses fruits, est totalement inadaptée.

Que les Anglais, pourtant moins grands avaleurs de médicaments devant l’Eternel, ont une beaucoup plus large utilisation des antiviraux que nous. ( A ce stade, ça ne change rien à mon utilisation du TAMIFLU, dont mes lectures m’amènent à penser qu’il peut être utile dès les premiers signes d’une aggravation éventuelle, ou chez un sujet grippé « à risque », mais que sa tolérance, et sa faible efficacité dans la grippe classique, ne m’amènent pas à dispenser « larga manu »).

Que nombre de personnes qui vont se presser dans les centres pour se faire vacciner alors que la « pandémie » est là, ou vont s’angoisser sur la décision de se vacciner ou non… sont déjà porteuses d’anticorps anti-H1N1, s’étant déjà immunisées de manière naturelle.

 

 

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Sur le plan franco-français, nombre de journalistes ont titré récemment sur la réussite du plan vaccinal, sur l’engouement des Français, etc… Un minimum de formation en santé publique ou en statistique les amènerait à réaliser que le pourcentage de Français vaccinés est très faible, et un peu de sens critique devrait les amener à questionner les mutiples revirements de politique vaccinale calculés pour gérer l’impression de pénurie et le bordel ambiant. Pour éviter que ne continue à se propager la vision de centres déserts, on a laissé entendre que les gens pouvaient se vacciner sans bon, créant un effet d’aubaine et un afflux de patients à vacciner, pour ensuite redire fermement que les seuls les personnes munies d’un bon pourraient avoir accès aux vaccins. « La queue attire la queue » comme dit le docteur Dominique Dupagne, un homme irréprochable cependant, sur France-Culture l’autre matin ;-)

Chez le Docteur Dupagne, toujours, une page d’information très complète:

« Faut-il oui ou non se faire vacciner contre la grippe ? »

http://www.atoute.org/n/article134.html

et un coup de colère rafraîchissant contre tous ces ronds de cuir administratifs infoutus de faire fonctionner un plan de gestion pandémique un tant soit peu complexe, et qui plutôt que de se creuser le cerveau emmerdent les généralistes et leurs patients, c’est dans l’Essonne et c’est ici :

http://www.atoute.org/n/breve35.html

 

On constate bien entendu que certains préfets continuent à réquisitionner allègrement les généralistes en parfaite contradiction avec le plan de gestion pandémique qui stipule qu’ils doivent être mobilisés en dernier pour qu’ils puissent soigner leurs patients.

Valérie Pécresse réquisitionne les étudiants en médecine, gratuitement cela va sans dire, puisqu’il est question de santé publique…

Tout ce petit monde prolonge le délire d’une organisation tentaculaire de plus en plus incohérente, après avoir rembarré les généralistes qui expliquaient pouvoir prendre en charge la vaccination ciblée de ceux de leurs patients identifiés à risque qui le désireraient…

 



Et à ce sujet, j’attends toujours qu’un journaliste pose la question à la ministre qui agite sans vergogne le spectre d’enfants mourants dans les services de réanimation pour terrifier les hésitants : « Madame la ministre, les études de mortalité montrent que l’obésité est un facteur de risque majeur, et que les obèses ont un risque plus élevé d’être victimes de complications graves de la grippe, voire d’en mourir. Le seul moyen de repérer les sujets obèses et de leur proposer la vaccination, madame la ministre, c’est de demander aux médecins traitants de prendre en charge leur repérage et leur vaccination éventuelle, parce que nulle part dans les arcanes informatiques du proconsul ex d’AXA mis à la tête de la Sécurité Sociale l’index de masse corporelle des patients n’est indiqué. Madame la ministre, puisque vous adorez agiter le spectre de la mort avec sa grande faux, est-ce en pleine conscience que vous laissez les obèses hors du dispositif vaccinal, parce qu’ils représentent une population « à risque » que votre gestion administrative ne peut repérer ? »

 

 

Je peux attendre longtemps que cette question pourtant simple soit posée, quand on voit le compte-rendu dans FAKIR d’une récente interpellation de la ministre lors de sa séance de vaccination médiatique…

 

http://www.fakirpresse.info/articles/319/le-vrai-cv-de-ro...

 

 

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Je vous laisse digérer toutes ces infos, je vous laisse méditer sur la fabrique du consentement, le marketing de la peur. Bonne fin de semaine…

 

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