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23/11/2009

VACCIN H1N: NE CEDONS PAS A LA THEORIE DU COMPLOT

Vaccin H1N1: ne cédons pas à la théorie du complot   ;-)

 

Ce n'est pas parce que les deux précédents posts ne sont pas lisibles par certains internautes qu'il faut en déduire que la main glacée de Big Pharma ou la paluche molle du Ministère de la Santé ont effacé ces posts du net. Il s'agit plutôt d'un problème de compatibilité avec Internet Explorer, pour ceux qui l'utilisent encore au lieu de migrer vers Firefox.

Pour ces internautes déjà bien malmenés par la vie, je reproduis les deux derniers billets, qui ont à ce jour été lus par plus de 10.000 visiteurs, en éliminant simplement les images.

 

1) Foirage vaccinal : la conséquence inévitable des choix politiques et industriels de Roselyne Bachelot

Il est encore trop tôt pour tirer toutes les leçons, dont certaines pourraient se révéler fort amères, de l’échec prévisible de la campagne vaccinale mise en œuvre par la ministre de la santé Roselyne Bachelot entourée de ses experts et hauts spécialistes si compétents, mais apparemment incapables de gérer une crise sanitaire d’ampleur.

A ce stade, quelques précisions :

J’ai écrit ici, sur ce blog, qu’hélas la grippe H1N1 n’était pas une « grippette », que comme toute grippe elle pouvait causer des syndrômes de détresse respiratoire aigüe ( SDRA) nécessitant la réanimation et pouvant s’avérer mortels, et ceci de manière aléatoire, touchant donc parfois des sujets en bonne santé, sans antécédent médical ( même si ce n’est pas le plus courant).

J’ai écrit aussi que, parce que cette grippe cible plus particulièrement les sujets jeunes, des décès de sujets jeunes en bonne santé pourraient survenir, ce qui en soi rend cette pandémie préoccupante, et nécessite de la gérer avec compétence.

Compétence dans les décisions, compétence dans la communication.

A l’évidence, nous sommes loin du compte.

Certes des décisions ont été prises, et parmi elles celle de doter le pays d’un plus grand nombre d’appareils de respiration extra-corporelle, permettant de passer en réanimation le cap aigü de quelques jours pendant lequel les patients atteints de SDRA ne peuvent littéralement plus respirer, leurs poumons étant noyés de virus. Cette mesure, et cette technique très récente, apparemment très efficace, semblent expliquer le moindre taux de mortalité de ces SDRAs, usuellement considérés comme mortels une fois sur deux alors que le taux de survie ici attendrait, selon le Dr Pierre Carli du Samu de Paris, les 80% ( chiffre superposable à ce que j’ai lu dans les premières études néo-zélandaises et américaines).

Et dans le cadre de ces SDRAs, je comprends l’inquiétude des confrères travaillant dans des services d’urgence et de réanimation, l’insistance de certains d’entre eux à inciter les professionnels de santé, le public, à se faire vacciner. Car leur crainte, jamais clairement avouée me semble t’il, c’est que le système de santé, bien délabré par les attaques répétées des cost-cutters libéraux, ne puisse faire face à un afflux de SDRAs en services de réanimation, en clair, qu’ils soient submergés.

Mais à ce stade, toutes les questions que se pose depuis Avril 2009 une majorité de médecins généralistes du pays restent sans réponse.

Parce que la ministre est incapable d’argumenter sur les choix politiques, les choix de santé publique, les choix industriels qu’elle a imposés.

Les Français le constatent : une vaccination de masse a été mise en place dans des gymnases, hors des cabinets médicaux, dans des conditions précaires amenant certains préfets, en toute incohérence, à réquisitionner des généralistes pour aller meubler des locaux déserts, au moment où leurs patients malades ont le plus besoin d’eux, dans leurs cabinets.

Pourquoi la vaccination n’a-t-elle pas été confiée aux médecins traitants, qui chaque année vaccinent des patients contre le tétanos, la grippe saisonnière, d’autres pathologies ? Pourquoi un schéma quasi-militaire a-t-il été mis en place avec gymnases, réquisitions, convocations par courrier en fonction de critères définis par l’Assurance-Maladie, qui n’est pas à même de définir les patients réellement à risque ?

Les journalistes butent sur ces questions, ne trouvent pas réponse ou feignent de ne pas la trouver. Celle-ci tient en deux phrases, deux affirmations que j’ai maintes fois répétées, depuis « PATIENTS SI VOUS SAVIEZ », ed. Points Seuil, en 2002. Non qu’il soit glorieux ou plaisant de jouer le rôle de Cassandre, j’ai assez écrit que le seul rôle d’une vigie sur le pont du Titanic est d’angoisser avant les autres, quand la capitainerie est sourde à l’évidence et aux alertes.

Première constatation, évidente :

Les experts scientifiques et le pouvoir politique, dans ce pays, gouvernement et parlement compris ( à de rarissimes exceptions) n’ont aucune idée de ce que sont les médecins généralistes, et ne leur témoignent qu’un profond mépris.

Imaginer un seul instant que les généralistes seraient à même de prendre une part active dans un plan pandémie jusque dans sa conception, imaginer un seul instant qu’en ce début de 21ème siècle la population de leurs patients leur voue encore une confiance que les politiques ont depuis longtemps perdue, est inconcevable pour ces imbéciles.

Oh certes ici et là on entendra répéter à l’envie que « le généraliste est indispensable, etc, etc... » mais l’idée qu’il pourrait être autre chose qu’un exécutant zélé ne leur traverse pas l’esprit. D’ailleurs, et on le voit avec les réquisitions de non volontaires, un état pré-fasciste n’a pas besoin de professionnels de santé consciencieux et responsables, mais d’exécutants aux ordres…

Seconde constatation :

L’échec du plan vaccinal français est directement lié aux choix politiques et industriels imposés par la ministre. Dans un pays où l’absence d’indépendance de nombreux experts vis-à-vis des firmes pharmaceutiques a été dénoncée à l’envi sans que rien ne change, il suffit d’une crise sanitaire pour précipiter l’inéluctable…

Quel autre pays a fait de tels choix, franchement ?

Quel autre pays a préféré à une vaccination ciblée avec des vaccins ne comportant pas d’additifs ( adjuvants ou conservateurs) litigieux, une vaccination de masse hors du circuit de soin habituel, au prétexte, je cite le cabinet de la ministre, que celle-ci «  s'est appuyée sur le fait que les laboratoires lui ont dit qu'ils livreraient les vaccins en boîte multidose »( Le Généraliste, 11 Septembre 2009).

Mesure-t’on dans les médias la débilité de la démarche ?

On argumentera que les laboratoires étaient pressés par le temps, que pour fabriquer un nombre de doses vaccinales nécessaire en peu de temps, il fallait recourir à des expédients, à savoir diminuer la dose d’antigène vaccinal, délicat et lent à préparer, et forcer la dose des adjuvants afin d’obtenir quand même une réponse immunitaire correcte. Tant qu’à faire, on utilisait aussi un adjuvant, le squalène, sur lequel pesaient quelques doutes quant à la survenue plus fréquente d’effets secondaires locaux immédiats, ou neurologiques retardés, et on injectait à chaque vaccination une dose d’adjuvant jamais utilisée jusqu’alors dans un vaccin.

Deuxième idée de génie, on conditionnait les vaccins par doses de 10 injections dans le même flacon, pour produire plus...  et gagner plus. Ce qui impliquait donc d’ajouter un conservateur antibactérien dans ces flacons pour éviter des infections lors des ponctions répétées dans le flacon… Et comme par hasard, le conservateur utilisé, à base de mercure, le thimerosal, avait été retiré du commerce depuis une dizaine d’années car son inocuité n’était pas certaine.

Comme l’écrivait le Professeur Claude Béraud sur son blog fin 2008 au sujet des controverses vaccinales :

« Les conséquences de ces controverses sont graves car elles induisent dans une partie de la population deux conséquences. En premier lieu, le rejet de toutes les vaccinations . En second lieu, la mise en œuvre de thérapeutiques inutiles et non sans risque (10000 enfants dont l’autisme est attribué ou serait aggravé par le thimerosal sont aux USA traités, chaque année, par des chélateurs destinés à éliminer l’ethyl mercure). [31]

Pour éviter ces errements, il serait raisonnable d’éviter que dans la composition des vaccins entrent des substances qui peuvent être considérées par la population comme dangereuses même si ces risques n’ont pas été démontrés par des études cliniques, biologiques et épidémiologiques. »

http://www.claudeberaud.fr/?51-que-penser-des-controverse...

Ca semble évident, mais apparemment ni pour la ministre, ni pour ses experts proches acquis au discours des firmes… J’ai ainsi lu récemment l’un d’entre eux, à qui on demandait pourquoi, si les femmes enceintes étaient « à risque », et donc à vacciner en priorité, le vaccin sans adjuvant n’était pas disponible rapidement en quantité suffisante, expliquer que la vaccination était un acte individuel, et qu’après tout on n’obligeait personne à se vacciner ! Mais ces gens-là se regardent-ils dans la glace le matin ?

A partir du moment où ces choix catastrophiques d’incompétence et d’amateurisme étaient faits, le reste suivait : il apparaissait légitime de court-circuiter les généralistes parfois réticents à suivre les grandes transhumances vaccinales imposées par les experts ( au hasard, le vaccin contre le papillomavirus censé protéger les jeunes filles pubères…) et à mettre en place une vaccination de masse sur un mode militaire, dix par dix.

Manque de chance, le réel se rappelle aujourd’hui aux experts et à la ministre. Totalement rétifs à leurs explications foireuses, les Français se retournent vers le galeux, le cul-terreux généraliste, et celui-ci, en l’état actuel des connaissances, ne peut que faire part de ses doutes, quand bien même il n’est pas de principe opposé à la vaccination. Car contrairement à ce qu’affirment les textes orwelliens pondus par le ministère, les vaccins proposés, à ce stade, n’ont pas tous le même rapport bénéfice-risques :

« Seuls les vaccins dotés d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) seront utilisés pour vacciner la population. Aussi, chacun doit considérer que tous les vaccins offrent le même niveau d'efficacité et de sécurité. Aussi, il n'est pas prévu d'offrir le choix du vaccin aux personnes qui viendront se faire vacciner.

En revanche, dans des cas très particuliers, comme celui des femmes enceintes ou celui de certaines allergies en particulier, le professionnel de santé qui effectuera la vaccination pourra être amené à choisir un vaccin plutôt qu'un autre. »

http://www.sante-sports.gouv.fr/IMG//pdf/Lancement_de_la_...

Est-ce à dire que les généralistes chercheraient aujourd’hui à « récupérer » la vaccination anti-H1N1 pour toucher le jackpot au cabinet médical ?

C’est un peu ce qu’on entend dans les insinuations pas toujours aimables de Danièle Messager, le 12 Novembre 2009, sur France Inter, cette radio dont le directeur actuel vira en son temps Martin Winckler de l’antenne après une petite controverse avec les Entreprises du Médicament dont celles-ci ne se tirèrent pas trop mal… Confrontée au très libéral Michel Chassang, de la CSMF, syndicat dont la proximité idéologique avec l’UMP pendant la campagne du candidat Sarkozy donna lieu à d’intenses moments d’émotion ( cf LES FOSSOYEURS, ed Privé-Michel Lafon, 2007), Danièle Messager s’inquiète de ce que les médecins généralistes puissent demander à être payés pour la vaccination. C’est assez comique : imagine t’elle demander au LEEM pourquoi les vaccins ne sont pas gratuits ?

A cette heure, les patients à risque, les patients obèses ou insuffisants respiratoires ou cardiaques, les femmes enceintes, devraient pouvoir après un colloque singulier avec le praticien qui les connaît le mieux et depuis longtemps, décider, éléments statistiques et médicaux en main, de se vacciner ou non avec un vaccin sans adjuvant. Au lieu de quoi, lorsqu’ils se tournent vers leur médecin traitant, celui-ci ne peut que constater son impuissance : comment conseiller un patient sur l’intérêt de la vaccination quand le professionnel de santé n’est pas en mesure de connaître le vaccin qui sera injecté, la présence éventuelle probable d’un additif, et lequel, enfin le conditionnement du vaccin en multi-doses ?

J’ai volontairement omis de parler ici du cas de probable syndrôme de Guillain-Barré post-vaccinal survenu chez une professionnelle de santé sur un petit échantillon de personnes vaccinées. Car avant même cet évènement qui ne rassurera pas les candidats éventuels à la vaccination, la messe était dite.

Lorsqu’on sous-estime l’intelligence et les réticences de la population, lorsqu’on se gargarise de mensonges et de communication sur les franchises, les plans cancer et j’en passe, on est fort démuni lorsqu’on constate qu’on n’a plus aucune crédibilité.

Lorsqu’on méprise les médecins de base, les cul-terreux de généralistes, qu’on charge leur barque quotidiennement de brimades administratives, qu’on leur enjoint des objectifs de santé publique décidés sans aucune concertation réelle avec leur problématique et leurs connaissances de terrain, on est fort démuni lorsqu’on constate qu’un passé de visiteuse médicale ne suffit pas à définir une politique de santé publique.

PS : Un de mes confrères et amis, le docteur Georges Delamare, grand klongiste devant l’Eternel, réagissait ce matin à un article du Figaro sur le plan vaccinal :

« Toutes les erreurs en la matière ont été commises, et le foirage de cette vaccination restera dans les annales comme l'exemple même de ce qu'il ne fallait pas faire. Bachelot est la seule responsable, elle n'a pas voulu écouter les gens de terrain, a négocié des vaccins à des tarifs démentiels, on apprend qu'en Suisse pour des commandes beaucoup moins importantes, que les prix étaient de 30% moins élevés qu'en France. Elle a tenté une gestion étatique comme avec sa loi HPST, et a démontré l'impuissance du gouvernement et du système face au bon sens commun et malgré la propagande inusitée du ministère des sports! "

 

Le modérateur du quotidien de l’inénarrable Serge Dassault a préféré surseoir : « Votre message et/ou contenu a été modéré. Nous ne publions aucun message ou contenu à caractère diffamatoire ou discriminatoire. »

Sans la liberté de blâmer, il n’est point, etc….

2) VACCIN H1N1, LA FUITE EN AVANT: ROSELYNE BACHELOT INVOQUE LA CHAINE DU FROID POUR EVINCER LES GENERALISTES

 

Où en sommes-nous de la pandémie H1N1, et du lourd plan de vaccination élaboré par la ministre et ses experts ?

 

 

 

 

Le Principe de Peter est un principe satirique imaginé dans les années 60 par Laurence Peter et Raymond Hull, relatif à l’organisation hiérarchique.

 

Il stipule que « tout employé tend à s’élever à son niveau d’incompétence », et il en découle, selon le corollaire de Peter, qu’ « avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d’en assumer la responsabilité. »

 

Enfant, je dévorais des livres, et j’ai volé le Principe de Peter dans la librairie proche de mon lycée pour le dévorer avidement, sans saisir l’ironie des deux auteurs. J’en ai expliqué les principes à mon père, qui en souriant m’a expliqué qu’il fallait prendre le livre au second degré, que Peter et Hull s’étaient livrés à un exercice de style certes réjouissant mais surtout destiné à faire rire.

 

Quarante ans plus tard, à chaque déclaration de la Ministre des Sports déléguée à la Santé, à chaque prise de position des ses principaux conseillers et experts, à chaque interview du Directeur Général de la Santé Didier Houssin, je repense à ce petit livre de Poche à couverture claire, et je mesure à quel point mon père s’est trompé.

 

 

 

Où en sommes-nous de la pandémie H1N1, et du lourd plan de vaccination paramilitaire élaboré par la ministre et ses experts ?

 

Un échec, je l’ai déjà écrit.

« 200.000 personnes vaccinées sur l’ensemble du territoire »… « La vaccination s’accélère », affirme la ministre…

 

Un petit calcul effectué par le docteur Xavier Tarpin mérite d’être ici évoqué :

 

 

200.000 vaccinés, dont 50.000 hospitaliers, et 150.000 Français « à haut risque » sur les 9 millions concernés…

 

Pour 1080 centres.

 

Réquisitionnant médecins, infirmières et personnels administratifs dans des centres dont les mairies doivent assumer la logistique.

 

Soit 140 personnes par centre en une semaine.

 

Pour mémoire, un médecin généraliste, seul dans son cabinet, reçoit en moyenne 140 personnes par semaine…

 

 

« La vaccination s’accélère », explique Roselyne Bachelot. Espérant peut-être que la méthode Coué la protège du coût politique du fiasco dont elle portera, avec son entourage, la responsabilité…

En début de semaine, des voix « autorisées » se sont enfin élevées, bien tardives, pour demander que le plan de vaccination soit intégralement revu, qu’y soient enfin associés les médecins généralistes, dépositaires de la confiance des patients.

C’est ainsi qu’Antoine Flahault, épidémiologiste, directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique, est monté au créneau dans une interview au Figaro pour inciter la ministre à revoir sa copie.

Des parlementaires de tout bord ont fait de même, reconnaissant à mi-voix l’échec du plan gouvernemental.

Mais le même jour, alors que les journalistes s’emparaient du dossier, et, tels Monsieur Jourdain, se posaient enfin la question qui fâche : « Pourquoi les généralistes ne pourraient-ils pas vacciner dans leur cabinet ? Pourquoi serait-on obligé de les réquisitionner dans des gymnases déserts pour vacciner des patients dont ils ne connaissent pas les antécédents ? », Luc Chatel, le porte-parole que le monde entier nous envie, l’homme qui murmure à l’oreille des caddies, expliquait doctement dans un point-presse que l’éviction des généralistes était parfaitement cohérente : « Le gouvernement a fait un choix pragmatique, qui est de vacciner le plus grand nombre de Français dans un temps limité grâce à des vaccins multiples et à des centres de vaccination de proximité, qui permettent des vaccinations en grand nombre pendant une même journée" expliquait-il. « Si nous n'avons pas choisi les médecins généralistes et les cabinets médicaux privés pour procéder à la vaccination, c'est parce que nous avons un procédé de vaccination particulier qui sont des vaccins groupés", poursuit-il, "les flacons servent à plusieurs vaccinations, ils ne peuvent pas être utilisés au-delà de vingt-quatre heures (...) Si les vaccins multidoses étaient délivrés dans chaque cabinet médical (...) il y aurait eu un gâchis énorme de vaccins ».

Ainsi que je l’avais révélé trois jours plus tôt sur ce blog, Luc Chatel dit vrai. Il omet certes de préciser que le « procédé de vaccination particulier qui sont des vaccins groupés » résulte uniquement des choix politiques et industriels de la ministre, et de sa soumission aux diktats des firmes pharmaceutiques.

 

Je renvoie ceux qui le désirent à la lecture de ce post :

http://enattendanth5n1.20minutes-blogs.fr/archive/2009/11...

dans lequel sont analysées les conséquences médicales de ces choix industriels ayant privilégié l’achat de vaccins contenant des adjuvants dont l’inocuité n’est pas démontrée, et dont le conditionnement en multidoses nécessite l’adjonction d’un conservateur au mercure dont l’utilisation avait été stoppée en vertu du principe de précaution depuis une dizaine d’années.

Quand au « gâchis énorme de vaccins…si les vaccins multidoses étaient délivrés dans chaque cabinet médical », il suffit de lire les compte-rendus des personnels présents dans les centres de vaccination pour savoir que l’organisation paramilitaire démente mise en place entraîne chaque jour un gâchis considérable…

Mais ce 17 Novembre, un malheur n’arrivant jamais seul pour la ministre, un nouveau vaccin recevait son autorisation de mise sur le marché. Il s’agissait du PANENZA, de Sanofi-Pasteur, « le vaccin des femmes enceintes et des enfants », ainsi que le présentait une grande partie de la presse. Plus prosaïquement, le Panenza, que la Revue Prescrire conseille en cas de vaccination ciblée, est un vaccin fragmenté sans adjuvant, et dont le conditionnement existe en multidoses ET en unidoses, même si, faisant preuve de cette immense clairvoyance qui la caractérise, la ministre a privilégié le conditionnement multidoses, avec les conséquences déjà analysées.

Qu’importe… Si la ministre décidait enfin de revoir son plan vaccinal, si, comme l’espéraient certains commentateurs sans oser taxer Roselyne Bachelot d’incompétence notoire, elle observait « un virage à 180° du plan vaccinal », il était peut-être encore possible de sortir de la crise actuelle, et de mettre en place, en lieu d’une vaccination de masse dans les gymnases, une vaccination ciblée pour les personnes à risque qui le désireraient, auprès de leur médecin traitant. NON PAS POUR ECOULER LES STOCKS DE L’EX VISITEUSE MEDICALE… mais en choisissant, en fonction des données actuelles de la science, le vaccin qui semblerait au médecin et au patient informé, le plus adapté.

( Au sujet du passé de Roselyne Bachelot, qui certainement devrait militer pour le droit à l’oubli sur Internet, cette petite trouvaille dûe au docteur Dominique Dupagne ( www. atoute.org) qui montre comment le CV de la ministre a été nettoyé au Karcher...)

( Désolé, ça vous apprendra à ne pas utiliser Firefox ;-)

 

Pendant quelques jours, le doute plana. Une réunion était mise en place ce jeudi 19 Novembre 2009 au ministère avec les représentants des syndicats médicaux.

Parmi ces représentants, on trouve de tout ( revoyez les épisodes précédents), des zélateurs du plan vaccinal, doigt sur la couture du pantalon, exhortant les médecins au « devoir de réserve » cher à Eric Raoult …

( pour mémoire : « Face à la pandémie, les médecins sont là pour prêter main-forte aux pouvoirs publics. Nous allons vivre un état de guerre. Les libéraux ne sauraient exprimer le moindre état d’âme personnel sur le vaccin, sauf à provoquer un effet démobilisateur sur les patients qui serait désastreux. Se faire vacciner est certes un choix individuel. Mais, compte tenu de l’exemplarité qui doit être la leur, les médecins qui refusent personnellement le vaccin devront avoir à cœur de ne pas en faire état auprès de leurs patients. »

Christian Jeambrun, du SML

Vous, je ne sais pas, mais moi, c’est comme l’eau ferrugineuse, je ne m’en lasse pas…)

 

…et des syndicalistes d’emblée beaucoup plus critiques, demandant que les ministres respectent l’indépendance scientifique des médecins :

« Le vaccin contre H1N1 n’arrêtera pas l'épidémie, c’est trop tard et ce n’est pas la faute du gouvernement. ll n’est pas certain que le rapport bénéfice-risque d’une vaccination généralisée soit favorable et les pressions exercées pour amener les professionnels de santé à soutenir à tout prix le choix du gouvernement de vacciner un maximum de français doivent cesser et être remplacées par une information sereine.
Pour la vaccination, la France a mis en place un dispositif technocratique disproportionné et hasardeux, négligeant l'expérience des médecins-traitants et leur raisonnement scientifique. L'organisation laisse de côté les médecins généralistes tout en envisageant de les réquisitionner !
Les pays qui nous entourent s’appuient sur les médecins traitants pour vacciner raisonnablement la population.
».

Claude Bronner et Jean-Paul Hamon, d’UNION GENERALISTE

Reste qu’au sein de la profession, les avis divergeaient, entre ceux qui y voyaient le moyen de pouvoir vacciner leurs patients à risque ( avec leur consentement) et ceux qui craignaient que la ministre ne fasse ensuite porter la responsabilité de son foirage vaccinal aux pelés, aux galeux dont elle n’avait pendant des mois écouté aucun conseil, aucune exhortation.

Avant même cette réunion, pourtant, la messe était dite. Car comme à leur habitude, ministre et conseillers ne convoquaient les représentants des généralistes que… pour leur annoncer les décisions qu’ils avaient prises seuls comme des grands, et sans aucune attention aux suggestions et retours du terrain.

Ainsi, dans le JDD, d’Arnaud Lagardère, le fond de la pensée gouvernementale était dévoilé « Roselyne Bachelot rembarre les médecins ».

Dans le Figaro, à la télévision, la sinistre Roselyne Bachelot livrait le fond de sa pensée, occasionnant probablement au cadavre de Laurence Peter une érection post-mortem du meilleur aloi. Car même mort, on aime voir validées des théories auxquelles on a consacré sa vie…

 

Commençons donc cette analyse de la pensée Shadock par cette information dûe à l’AFP :

"La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a indiqué aujourd'hui qu'une fois achevée la vaccination contre la grippe H1N1 dans les centres spécialement mis en place, il serait possible que la vaccination se poursuivre au printemps dans les cabinets médicaux"

 

Autrement dit: une fois la vaccination achevée elle se poursuivra.

C’est pas beau comme de l’antique ? C’est pas digne d’un Bernard Laporte, franchement ?

 

Poursuivons, donc:

 

"Je reçois à mon cabinet, nous recevons des médecins généralistes, ou leurs syndicats représentatifs pour voir si dans une deuxième phase de la vaccination, en 2010, on pourrait passer le relai aux médecins généralistes... On verra avec eux, parce qu'il faut qu'ils nous donnent des garanties de sécurité évidemment de cette vaccination"

 

Evidemment, hein... Après avoir acheté des vaccins multidoses avec conservateur au mercure et adjuvant d'inocuité douteuse en quantité industrielle à des firmes qui ont obtenu l'immunité juridique en cas d'accident post-vaccinal, la ministre insiste pour que les généralistes qui se prêteraient à la vaccination pour tenter de protéger certains de leurs patients du foirage vaccinal engendré par ses propres décisions lui offrent, à elle, des garanties de sécurité...

 

 

Mais de quelles garanties pourrait-il s’agir ? Quels problèmes insurmontables poserait donc cette vaccination en cabinet de ville ?

" Nous sommes sur une campagne de vaccination en centres collectifs, parce que ce n'est pas possible autrement, ne serait-ce que la livraison des vaccins à 50.000 cabinets généralistes avec le respect de la chaîne du froid" a dit la ministre.

Ben oui. Comment n'y ai-je pas pensé plus tôt, crétin que je suis... Ca se voit que j'ai pas fait l'ENA... "la chaîne du froid, mon cher Watson, la chaîne du froid..." C'est parce qu'on ne peut garantir le respect de la chaîne du froid en cabinet de ville que les médecins généralistes ne vaccinent pas les patients contre le tétanos.

La diphtérie.

La poliomyélite.

La rougeole.

Les oreillons.

La rubéole.

La typhoïde.

L'hépatite A.

La grippe saisonnière.



Et j'en passe...

C'est sûr, les choses seraient plus simples s'il existait des pharmacies dans ce pays. Ou si Carl Paul Gottfried Von Linde avait inventé le réfrigérateur en 1876 au lieu de devenir pianiste virtuose aux Jeux Olympiques d'Helsinki en 1903 et premier astronaute allemand sur la Lune en 1911.

La chaîne du froid...

 

A ce stade, on ne sait plus ce qui domine, de la stupidité ou du cynisme.

 

Dans un cas comme dans l'autre, je ne peux que repenser au Principe de Peter de mes douze ans kleptomanes, qu'aujourd'hui j'énoncerai autrement:

" Voter pour des baltringues can be vachement dangerous to your health."

Les commentaires sont fermés.

 
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