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26/10/2009

LE COUP DE L'IDENTITE NATIONALE... ON NOUS L'A DEJA FAIT!!!

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Faut-il que l'armoire à idées soit vide, pour qu'en ce début de vacances scolaires on fasse donner dans les médias le pathétique Eric "FORZA NICOLAS!" Besson, Prix Ganelon 2007, avec deux chiffons rouges agités devant les journalistes en espérant faire prendre la sauce et faire oublier un moment les derniers avatars du pouvoir sarkozyste.

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La burqa, incontournable "débat" sociétal, fomenté et soutenu par des imbéciles de gauche ( Ahhh la gauche, comme sanglote Christophe Alévêque dans son Petit Coin de Résistance...) assurés de grappiller quelques minutes d'antenne et d'être sarko-compatibles!

Et en prime, comme si cela ne suffisait pas, l'identité nationale!

L'identité nationale portée par Eric Besson! La fierté d'être Français portée par Eric Besson! Pourquoi pas la lutte contre l'exploitation de l'homme par l'homme confiée à Frédéric "Bonsooooooirrrrrrr" Mitterrand?

 

La fierté d'être Français?... Combien de temps faudra-t'il aux Français qui ont amené ce sémillant quarteron de pervers narcissiques au pouvoir pour se rendre compte de l'image que le pays trimballe aujourd'hui dans le monde entier? Dommage qu'ils ne lisent pas THE ECONOMIST, hebdomadaire anglais tout ce qu'il y a de libéral, qui comme beaucoup de média étrangers écrit noir sur blanc ce que cache la Presse Qui Ment...

Mais surtout, surtout...

L'identité nationale et le drapeau, ON NOUS L'A DEJA FAIT...

Vous ne vous souvenez pas?

C'était juste avant la Présidentielle de 2007, quand il aurait encore été temps d'éviter au pays la catastrophe sarkozyste. Mais en face, nous avions Jeanne d'Arc, cornaquée par Pierre Bergé et Bernard-Henri Lévy, qui nous adjurait de hisser aux fenêtres les trois couleurs pour la Fête Nationale, tandis que le débat sur les franchises sur les soins ou le pouvoir d'achat, pas assez tendance, était relégué aux oubliettes.

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17/10/2009

Comment Nagy-Bosca 1er terrassa les dépassements d'honoraires...

Il y aurait beaucoup à dire, sur la défense de Frédéric "le Thaï et l'argent du Thaï" Mitterrand, sur la nomination de J.W.Bosca à l'EPAD, et même sur le festival ininterrompu de conneries proférées par experts et ministère au sujet de la foireuse campagne vaccinale qui s'annonce sous les meilleurs auspices... mais ce sera pour une autre fois.

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Juste un petit mot aujourd'hui pour commenter, très brièvement, ce que la Presse qui Ment a qualifié d'accord historique sur les dépassements d'honoraires. (J'utilise le terme générique rendu familier par le Plan B, le terme exact: "la Presse Qui Retranscrit des Communiqués de Presse Sans Enquêter un Instant Sur le Fond du Problème Surtout S'il S'agit de Social, le Social c'est Pas Très Sexy, hein Laurent?"... étant un peu long)

D'accord historique, il n'y a pas.

D'accord, il n'y a pas non plus.

Les deux syndicats médicaux les plus proches du pouvoir en place ( ne me cassez les burnes, chers confrères, les preuves sont légion...), les deux syndicats "médaillés" de la Légion d'Honneur pour service rendus ( à la France? à l'UMP? à vous de choisir ;-), ont donc signé jeudi 15 Octobre au soir, in extremis, un PROTOCOLE D'ACCORD alambiqué, totalement vide de sens, avec l'UNCAM (Union Nationale des Caisses d'Assurance-Maladie), personnifiée par son directeur, Frederic Van Roekeghem, ancien cadre d'AXA ( Putain, je ne me lasse pas de le répéter) placé là en Août 2004 par Jacques Chirac (ami dévoué et attentif de Claude Bebear, lui-même ancien PDG d'AXA, voyez comme petite est la planète, et bien humaniste la récolte de pièces jaunes par des sportifs cornaqués à front bas) en tant que proconsul ( celui qui dit EPAD prend une baffe).

 

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Pourquoi cette signature? Parce que Nagy-Bosca 1er avait fait un caca nerveux en sommant ces larrons de s'entendre avant le 15 Octobre minuit... sans ça le Parlement légifèrerait.

Il faut comprendre qu'effectivement, l'explosion des dépassements d'honoraires ces dernières années fait désordre, et que sa Majesté sent bien que le peuple y rechigne, parce que ça devient trop voyant. Donc après les franchises sur les soins, les diverses autres ponctions dans la poche des malades, Nagy-Bosca 1er devait absolument FAIRE SEMBLANT de légiférer, de taper sur la table, de défendre les petits, les sans-grade qui comme lui n'ont que du saumon cellophané à manger, contre les pires abus.

Sauf que, pas de bol, tout ceci c'est du flanc.

Oui, les dépassements d'honoraires ont augmenté, et particulièrement depuis la convention signée en Janvier 2005 entre les compères d'aujourd'hui, convention qui a laminé la médecine générale ( qui ne s'en relève et ne s'en relèvera pas) et habitué même les spécialistes de secteur 1 à la pratique des dépassements, puisque ceux-ci, jusque là réservés aux seuls médecins du secteur 2, étaient autorisés en cas d'accès direct du patient. ( Rappelons à ceux qui feignent de l'ignorer que le fait d'appartenir au secteur 2 n'est pas en soi un gage de quoi que ce soit, les médecins avaient le droit de choisir leur secteur, bien cons ceux qui ont cru à la pérénnité d'une assurance-maladie solidaire et ont choisi le secteur 1 et se sont tenus au tarif Sécu pour faciliter l'accès aux soins de leurs patients... je le sais, j'en fais partie).

Ayant mis en place un parcours de soins labyrinthique d'une totale opacité tarifaire, les mêmes compères font aujourd'hui semblant de s'entendre sur un protocole d'accord tout en confiant en douce qu'il s'agit d'une signature sous pression politique ( ce dont ils ont l'habitude malgré leur refrain jamais périmé du libéralisme à visage humain ;-), et alors que l'UNCAM est infoutue d'assurer que les complémentaires ( mutuelles et assurances) joueront le jeu du remboursement partiel des dépassements dans ce secteur optionnel que Nagy-Bosca 1er appelle de ses voeux ( pieux).

Le problème reste entier, pour les chirurgiens de secteur 1, par exemple, le tarif de certains actes courants n'ayant pas été réévalué depuis des dizaines d'années et le progrès des techniques et les exigences justifiées d'asepsie et de personnel ne leur permettant pas de travailler sereinement. Dans un système cohérent, ce ne serait pas aux complémentaires d'intervenir, mais à l'assurance-maladie ( ex Sécurité Sociale) de négocier les tarifs avec les chirurgiens secteur 1 pour permettre un exercice cohérent. Mais il en est des chirurgiens du secteur 1 comme des généralistes: ces imbéciles dérangent, ils ne sont pas assez chers!

Car le but n'est PAS, soyons clair, d'améliorer l'accès aux soins des assurés, mais, brique par brique, de foutre en l'air l'idée même d'une assurance maladie solidaire et d'ouvrir le vaste champ de la santé aux complémentaires. Qui, pour nombre d'entre elles, tout en bêlant un credo mutualiste, ne désirent qu'une chose: régner sur un système assurantiel à l'américaine, dont seront exclus les gagne-petits.. Pourquoi croyez-vous que certaines mutuelles de la très noble Mutualité Française ( un parangon de vertu républicaine) remboursent les dépassements des spécialistes de secteur 2 mais rechignent à pratiquer le tiers-payant pour le généraliste ( alors qu'elles l'acceptent à l'hôpital, en pharmacie, bref... partout ailleurs)?

Les complémentaires vivent de et par les dépassements d'honoraires, qui peu à peu poussent les Français à considérer comme indispensable une couverture assurantielle complémentaire au fur et à mesure que la protection sociale solidaire s'étiole. Dans ce nouveau système qui se met en place, le con de généraliste secteur 1 à 22 euros qui gère en moyenne trois demandes médicales par consultation casse les prix, ne génère pas de flux. Ce qu'il faut aux actionnaires des assurances complémentaires, ce sont des dépassements suffisamment importants pour inciter les Français à s'assurer, mais dont le montant soit plafonné afin de connaître d'avance le ratio des profits à venir. C'est l'enjeu du secteur optionnel qu'ils cherchent à mettre en place dans cette gigantesque partie de bonneteau.

Pourquoi croyez-vous que lors de son discours annonçant son souhait de "confier aux complémentaires" de plus grandes tâches, Nagy-Bosca 1er a choisi de s'afficher aux côtés d'un Jean-Pierre Davant, de la Mutualité Française, ravi, sinon afin de s'entourer de "mutualistes" plus photogéniques que ne le sont les sbires des assurances privées. C'est sûr que faire la même annonce au côté de Claude Bébéar, ou de son frère Guillaume( de chez Médéric) aurait pu faire tousser.

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PS: Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit. Il existe des mutualistes, des mutuelles, honnêtes, pénétrés de l'esprit de 1945, et désirant seulement apporter une protection complémentaire à leurs adhérents, plutôt que de régner sur le secteur Santé. Il en existe. Et pour eux comme pour la médecine générale, la messe est dite.

 

 

13/10/2009

VINGT ANS APRES

1989:

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2009:

 

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"C'est un peu injuste parce que le procès qui lui est fait c'est finalement qu'il s'appelle Sarkozy et qu'il a 23 ans"

Julien Dray, 12/10/2009

 

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06/10/2009

WWW.EVITAPERON.ORG

Je ne sais pas, vous... mais moi, j'ai eu toutes les peines du monde à me connecter sur www.evitaperon.org, hier.

 

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Epidermiquement de gauche, Maria Eva Duarte de Peron... "Ses racines humbles l'ont tout naturellement destinée à assurer la liaison entre son mari et les travailleurs, ceux qu'elle appelle les sans-chemises (descamisados), fondement du soutien politique à son mari."

 

01/10/2009

« Eric Woerth, je te vois… » A propos d’un cas de schizophrénie à l’UMP

«  Eric Woerth, je te vois… »

A propos d’un cas de schizophrénie à l’UMP

Est-ce le résultat de cette visite houleuse récente à la Fête de l’Humanité, où le Ministre du Budget et de la non-récession que le monde entier nous envie s’est fait longuement siffler et conspuer ?

 

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Dans le Monde du 29 septembre 2009, je découvre avec effarement la longue auto-justification publiée par Eric Woerth, Sous le titre : « Assurance-maladie : finissons-en avec les contre-vérités », Eric couine que vraiment ça commence à bien faire, que c’est trop dur d’entendre jour après jour qu’ « il y aurait d'un côté, les vrais défenseurs du système, ceux qui protègent l'accès aux soins et, de l'autre, ceux qui se polariseraient sur les chiffres, en méconnaissant les enjeux sanitaires et sociaux ». Interloqué, j’ai lu et relu son plaidoyer, dans lequel il explique que son métier à lui, le pauvre gars, est bien difficile, que c’est pas de gaieté de cœur qu’un type comme lui, rude mais sensible, rogne par-çi, par-là dans la couverture de plus en plus mitée de l’assurance-maladie solidaire, et nous ressort le refrain de la res-pon-sa-bi-li-té, du bon sens du bon père de famille qui, tout simplement Mâme Chabot, ne peut se résoudre à ce que les Français de demain paient nos dépenses de santé d’aujourd’hui. Et je dois l’avouer, j’ai bien failli croire ce pauvre Eric.

 

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Malgré les quelques dernières années perdues à tenter d’alerter, tel David Vincent, un monde incrédule, que le caaaauuuchemaaaar a déjà commencé ( à savoir que les Fossoyeurs, hérauts du libéralisme financier, ont décidé une fois pour toutes d’en finir avec un système de soins solidaire pour bénéficier d’un gigantesque marché captif).

Pendant quelques instants, pendant quelques instants seulement, j’ai bien failli croire ce pauvre Eric. Et ça m’a donné le vertige. D’imaginer le pire. D’imaginer que ce type pouvait réllement croire un traître mot de ce qu’il écrivait…

Passons sur le ridicule de l’affirmation selon laquelle la France possèderait l’un des meilleurs systèmes d’assurance-maladie du monde, au prétexte qu’elle est «  le pays qui offre le plus rapidement accès aux médicaments les plus innovants. » Je suis certain qu’il n’y avait pas hier soir dans les locaux du LEEM ( Les Entreprises du Médicament, alias le MEDEF des labos) un seul œil sec à la lecture de cette chronique. Qu’un politique de ce niveau fasse encore l’amalgame entre « médicament innovant » c’est-à-dire « médicament récemment mis sur le marché » et « médicament le mieux adapté au patient » explique peut-être pourquoi en France des molécules dont le service médical rendu est plus que douteux bénéficient d’une autorisation de mise sur le marché à des prix défiant toute concurrence ( il suffit pour s’en convaincre de lire le palmarès de la revue Prescrire), mais peut-être aussi pourquoi, ayant acheté pour 1 milliard d’euros de vaccins fabriqués en procédure accélérée, une ex-représentante commerciale des firmes pharmaceutiques (1) s’adosse à un Premier Ministre déguisé en Père Fouettard pour tenter de convaincre le corps médical réticent de l’absolue nécessité de se vacciner contre H1N1…

Attardons-nous plutôt sur la suite des révélations de l’ancien directeur financier et administratif du RPR, qui se félicite de l’importance des dépenses publique de santé en France ( en omettant soigneusement de rappeler que François Fillon, dès 2006, prévoyait une augmentation future des dépenses de santé, perçue comme « le signe d’un progrès et comme l’un des moteurs principaux de notre économie » à condition que « la partie des dépenses de santé qu’on appelle de confort ou qui sont générées par des comportements irrationnels » soit prise en charge par les patients eux-mêmes). Plus loin, Woerth cite avec ferveur le système des affections longue durée ( que le directeur de l’Assurance-Maladie, Frédéric Van Roekeghem (2) , ancien d’AXA nommé à la tête de la Sécu par Jacques Chirac en 2005, envisageait l’an dernier de « réformer » en ne remboursant plus les médicaments dits de confort aux patients atteints de cancer ou en redéfinissant le périmètre de prise en charge, novlangue orwellienne masquant la réduction de la prise en charge des affections longue-durée… une fois le patient arrivé au stade des complications…). Attardons-nous donc un instant sur cette magnifique entourloupe, qui consiste à citer en exemple de ce qu’on voudrait sauvegarder... cela-même que les Fossoyeurs néo-libéraux ne cessent de rogner morceau par morceau

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Suit un moment d’exquise douceur, que je livre in extenso, et qui à lui seul m’a permis de repousser l’idée saugrenue que le pauvre Eric Woerth était sincère. Cette remarque lourde d’humanisme chrétien, peaufinée, nul doute, par quelque communicant doloriste dans l’entourage du Ministre réducteur de déficits : « Il ne faut pas se le cacher, des cas de renoncement aux soins faute de moyens existent. Le gouvernement en a conscience et fait de leur réduction une priorité. » C’est pas beau comme du Saint-François d’Assise ? C’est pas à tirer des larmes à l’Abbé Pierre ? Surtout coulant de la plume de celui qui, dans le très économiquement libéral magazine Challenges, en février 2008, tentait de minimiser la controverse sur les franchises sur les soins en affirmant du haut de sa tour d’ivoire : « Quel Français peut dire qu'il a dû renoncer à des soins pour des raisons financières ? Cela n'existe guère ».

 

Mais qu’est-ce qui se passe, mon pauvre Eric ? Tu as été touché par la grâce sur le chemin de Damas, ou tu nous prends tout bonnement pour des crétins de compétition ????

 

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Le reste est à l’avenant, je le laisse découvrir à ceux qui ont les nerfs solides et un stock de Primpéran ®. On y voit un des fossoyeurs du système de santé solidaire vanter les efforts faits depuis des années pour rentabiliser les hôpitaux grâce à la tarification à l’activité et à la « nouvelle gouvernance », pleurer misère sur l’importance des déficits après avoir choisi de piquer chaque année 850 millions d’euros dans la poche des malades plutôt que de ponctionner les stock-options.. ; enfin, l’habituelle rengaine des néolibéraux qui nous expliquent, à l’instar de Margaret Thatcher, qu’aucune autre voie n’est possible ( There IS No Alternative)… tant il leur est impossible d’imaginer un monde régi par autre chose que leur misérable « science économique » pourtant bien malmenée ces dernières années par les faits.

« Il faut bien sûr être exigeant avec ces financements. C'est pourquoi nous faisons de l'amélioration de l'efficacité de l'hôpital, et plus généralement de l'ensemble des professionnels de santé, une priorité. » Fais-moi rire, mon petit Eric. Voilà un quart de siècle que je suis médecin généraliste, tu sais, ce petit métier indispensable et pourtant porté à extinction par toi et tes pairs, parce que demain sur l’autel du profit des assureurs, nous risquerions sérieusement de gêner. Voilà un quart de siècle que je suis médecin généraliste et que je vous vois, Fossoyeurs, empiler les législations, les nuisances, les tracasseries, poussant les confrères les plus âgés à dévisser leur plaque, les jeunes à fuir vers le salariat pour éviter le harcèlement (3).

 

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Au printemps encore tu nous sortais la vieille fable de la chasse aux arrêts-maladie de complaisance, tout droit planté sur tes ergots de pourfendeur des abus en tous genres, tes dossiers pleins des chiffres trafiqués que t’avait complaisamment refilé ton comparse de l’Assurance-Maladie. Tu espérais probablement faire diversion au moment où le déficit de la Sécurité sociale, dû à la crise financière que toi et les tiens n’avez ni anticipé ni su combattre, était révélé au public. Mais ça n’a pas marché… parce qu’à force de justifier toujours l’injustifiable, hier les franchises imposées aux cancéreux et aux diabétiques, aujourd’hui l’augmentation d’un forfait hospitalier qui déjà repousse les plus pauvres loin de l’hôpital, vos petites manœuvres commencent à s’éventer.

 

Alors mon petit Eric, si je peux me permettre un conseil : Ne cherche pas le beurre et l’argent du beurre, le soutien des puissants et le consentement des faibles.

 

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Lorsqu’on est grand argentier du gouvernement Sarkozy, lorsqu’on tient les cordons de la bourse de celui qui promettait de responsabiliser financièrement les cancéreux, lorsqu’on fait bander Denis Kessler, ancien numéro 2 d’AXA, qui dès 2007 vantait dans le même Challenges la « profonde unité du programme ambitieux » de Nicolas Sarkozy qui consiste « à défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance » ( Programme, je te le rappelle qui instituait une sécurité sociale, un droit du travail, la libération de la presse des intérêts financiers…), on ne commet pas de tribune pour tenter de justifier ses forfaits.

Sois logique, Eric. Assume. Droit dans tes bottes.

 

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(1) Avant Eric Woerth, ce fut Roselyne Bachelot, il y a deux ans presque jour pour jour, qui, dans le Monde, tenta de justifier les franchises médicales en faisant appel au bon sens : « …l'instauration de la franchise est une occasion d'exprimer dans un même mouvement notre attachement au principe de solidarité et notre sens de la responsabilité. » Ben voyons… Si Roselyne s’y collait avec détermination, c’était pour contrer, comme le pauvre Eric, les mauvais procès d’intention : « Se faire l'avocate des franchises, c'est d'abord répondre au mauvais procès qui leur est intenté. J'entends bien les objections énoncées pour réfuter le bien-fondé de leur instauration. Je mesure l'intérêt tactique, pour ne pas dire politicien, qu'il peut y avoir à entretenir la confusion et à occulter l'essentiel. Sachant cela, je n'ai pas l'intention de laisser quelques prestidigitateurs plus ou moins habiles manipuler l'opinion. »

(2) Eric Woerth commence sa tribune par ces mots : « Il a suffi d'un article de presse évoquant une possible hausse du forfait journalier hospitalier pour déclencher une vaste polémique. Comme c'est le cas dès qu'on évoque la question du financement de notre système de santé, le spectre de sa privatisation et de l'exclusion de centaines de milliers de personnes de la santé a été immédiatement brandi. » Technique habituelle du gouvernement Sarkozy, d’ailleurs utilisée l’an dernier lorsque les propos de Frédéric Van Roekeghem créèrent un tollé qui fit retoquer la mesure pour un temps : lancer un ballon d’essai, voir si le peuple réagit. Même si l’on doit reculer, on aura distillé le poison dans le corps électoral, jusqu’à la prochaine fois, où l’on pourra arguer que la mesure est déjà en discussion depuis longtemps, et qu’on a été bien brave d’attendre aussi longtemps avant de trancher dans le vif.

(3) 24 suicides en 18 mois chez France-Telecom ( 190.000 salariés). 60 suicides en 18 mois dans le corps médical ( 200.000 médecins), soit 14% des décès contre 5.4% en population générale comparable…

 
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