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30/05/2008

"HUIT EGALE CINQUANTE": Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur de la SARKOLANGUE

Toi aussi, tu peux décrypter la SARKOLANGUE*, cette aptitude à nier avec constance le réel, à démentir formellement le lendemain ce que l'on affirmait la veille.

 

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J'ai déjà dit ici à quel point me trouble le petit quarteron de courtisans encore regroupés autour du chef de l'Etat pour faire de leurs corps barrage entre la réalité et celui qui croit encore que si les sondages de popularité lui sont catastrophiques, c'est à cause des journalistes et non pas parce que son incompétence apparaît en plein jour. Jour après jour, sarkonnerie après sarkonnerie, il leur faut mentir au peuple, travestir les chiffres, expliquer que non, le dernier mensonge entendu la veille n'en était pas un, mais une subtile interprétation d'une réalité fluctuante.

J'ai déjà écrit ici à quel point Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, a fait preuve de sa maîtrise de la SARKOLANGUE en affirmant  avec dédain dans l’émission Ripostes de Serge Moati, face à Marylise Lebranchu, que « les malades chroniques sont exclus » du paiement des franchises sur les soins. Le moindre pékin pris au hasard dans la rue sait qu’il s’agit d’une énorme sarkonnerie, et que le but des franchises est justement de pénaliser de « responsabiliser » ( en SARKOLANGUE) les malades, et tout particulièrement les malades chroniques.

 

Elle récidive aujourd'hui avec un brio qui force l'admiration, en affirmant en couverture de l'hebdomadaire IMPACT-MEDECINE du 29 Mai 2008, sous un portrait très glamour: "Nous avons fait un effort pour la médecine générale"

Je n'insisterai pas ici aujourd'hui sur le fond, le marasme catastrophique et la déshérence d'une médecine générale méprisée par le politique, poignardée par le petit arrangement tarifaire entre amis politiques que constitua la "réforme Douste-Blazy" concoctée sur le dos des patients et des généralistes par les syndicats que Xavier Bertrand et son prédécesseur à mèche cherchaient à se mettre dans la poche en 2005, et dont les présidents, désavoués lors des votes professionnels, furent décorés de la légion d'Honneur en reconnaissance de services rendus à l'UMP. Mais je ne peux résister à citer un extrait de l'interview réalisé par Loan Tranthimy, car la réponse de Valérie Pécresse frise la perfection dans l'utilisation de la SARKOLANGUE. 

"Pour la rentrée universitaire de 2008, vous avez annoncé la création de huit postes de maîtres de conférence en médecin générale alors qu'il en faudrait une cinquantaine. Dans ces conditions, comment bien former les médecins généralistes de demain?

La médecine générale est devenue une spécialité à part entière avec la loi de modernisation 2002. Aujourd'hui, plus de la moitié des étudiants de chaque promotion s'orientent vers cette spécialité. Nous avons donc fait un effort exceptionnel pour la médecine générale dès 2007. Ceci dans un contexte où il n'y a aucune création de postes dans toute l'université et où la règle de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux s'applique au niveau national. Pour la médecine générale, il y a 134 enseignants, soit 4 professeurs en moyenne par faculté de médecine. C'est un chiffre supérieur au nombre de professeurs prévu initialement qui était de 2 professeurs par UFR ou groupe UFR. En 2007, nous avons créé 8 postes. En 2008, nous allons renouveler cet effort important de 8 postes. Ce chiffre est en tout cas proche de la demande des syndicats qui est de 50. "

Vous avez bien lu. Dans un contexte où on démantèle le service public de l'enseignement, où s'applique la règle de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux.... 8 égale 50. A peu de choses près. A ce niveau, d'irresponsabilité, on va pas chipoter non plus...

 

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SARKOLANGUE, Christian Lehmann, 14 euros, Ed RAMSAY.

 

26/05/2008

CHAT SUR 20MINUTES.FR MERCREDI 28 MAI A 15 HEURES

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Au fil des chapitres:

 

 

Prologue

 

"J'ai changé"

 

Le fils caché de Thatcher et Berlusconi

 

Fadela Amara: "Je trouve ça dégueulasse"

 

Franchises "médicales": le bal des faux-culs

 

"Qui va oser me dire qu'on ne peut pas mettre 4 euros par mois?"

 

Rama Yade et le paillasson sanglant

 

Bernard, Martin, Eric et les autres: le baiser de la mort

 

Au pays des winners à Rolex...

 

Nicolas, Carlita et la queue du Mickey 

 

La question qui tue

 

"Excusez-moi, Monsieur Joffrin, les mots ont un sens"

 

Yasmina et Bruno: les complices de Keyser Söze

 

Henri Guaino: le Nègre de Narcisse

 

BHL-Guaino: le choc des griots

 

"Le mot "morale" ne me fait pas peur..."

 

Le seul bon résistant est un résistant mort

 

La nuit des César

 

Cendres et poussière... 

 

 

13/05/2008

LA SECU NOUS APPARTIENT


« C'est en changeant tous un peu qu'on peut tout changer... »

 

C'est au son de ce slogan mensonger qu'a été mise en oeuvre en 2005 la réforme portée par Philippe Douste-Blazy puis Xavier Bertrand. La mise en place du système du « médecin traitant » a été totalement dénaturée par la complexité tarifaire du parcours de soins, l'absence de tout investissement sur la médecine générale, l'explosion des dépassements d'honoraires, les divers forfaits sur les remboursements de consultation qui, nous disait-on, permettraient à la Sécurité Sociale d'équilibrer ses comptes en 2007... afin d'éviter des franchises sur les remboursements de soins!

 

Avec le recul, ce que dénonçaient dès sa mise en place de nombreux médecins, économistes et patients s'est révélé exact. Il s'agissait avant tout d'habituer les patients à payer toujours plus, à les amener à désespérer du système d'assurance-maladie issu de la Résistance, dans lequel chacun, quelle que soit sa condition sociale, se voit garantir un égal accès aux soins.

Avec Nicolas Sarkozy, la destruction du système solidaire s’accélère, avec les franchises sur les soins et une extension de la tarification à l'activité qui condamne au nom d’un équilibre financier aux critères aberrants certains services hospitaliers à récuser les patients peu rentables, parmi lesquels les personnes âgées dépendantes.

 

Sous couvert d'un discours économique d'une grande médiocrité, on ponctionne douloureusement 850 millions d'euros par an dans la poche des malades, y compris ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, quand, selon l'analyse du Président de la Cour des Comptes, Philippe Seguin, la seule taxation des stock-options à l'égal des salaires ramènerait 3,5 milliards d'euros par an!

 

Cette destruction méthodique du système de Sécurité Sociale solidaire s'accompagne d'un discours triomphaliste du Directeur de l'Union Nationale des Caisses d'Assurance-Maladie, Frédéric Van Roekeghem. Cet ancien cadre des assurances privées, nommé à la tête de la Sécurité sociale par Jacques Chirac en 2004, se félicite ouvertement de l'effet-franchise et de la décélération des remboursements de Sécurité Sociale, tandis que dans le monde réel de nombreux malades sont amenés à repousser certains soins ou à y renoncer. Des représentants d'associations d'usagers alertent sur l'augmentation des demandes d'aide auprès des fonds d'aide sociale des CPAM ou des mairies. Les médecins généralistes constatent la diminution du nombre des consultations, le retard à certains accès aux soins, la complexité grandissante de certaines consultations trop tardives.

 

Et dans le même temps, dans le Lot et Garonne, un directeur de caisse menace de sanctionner infirmiers et généralistes si ceux-ci pratiquent trop systématiquement le tiers-payant, seul moyen pour de nombreux patients d'accéder aux soins de ville en utilisant l'avance de frais. Il n'existe aucune justification médicale ou économique à ce type de menace vexatoire, quand chacun sait que les soins les plus lourds et coûteux (hospitalisations, actes chirurgicaux, Irm, etc...) font bien entendu l'objet d'une dispense d'avance de frais, les établissements étant réglés directement par la Sécurité Sociale. Restreindre l’utilisation du tiers-payant par les généralistes et les infirmiers, c'est repousser encore l'accès aux soins de patients démunis, sans aucune autre justification que celle... de récupérer plus facilement les euros de franchises sur les boîtes de médicaments, les actes infirmiers et les transports sanitaires!

 

Au fil de ces mesures ridicules et obscènes, la notion même d'assurance-maladie solidaire est méthodiquement vidée de son sens, pendant que dans la coulisse les assureurs privés se frottent les mains, inondant les antennes de spots vantant leurs mérites.
C'est contre cette captation et cette dilapidation de l'héritage de la Résistance, contre cette destruction d'une Sécurité Sociale solidaire, pilier du modèle social français tant décrié par ceux pour qui il n'est d'autre horizon ou espérance pour l'homme que le Marché, que les patients et les professionnels de soins en lutte contre les franchises médicales depuis des mois ont décidé d'une action commune avec les personnels des caisses d'assurance-maladie.

 

Depuis le 1er Janvier, sur le site www.grevedesoins.fr, se multiplient les témoignages. Emouvants. Révoltants. Des milliers de messages de soutien, et l’expression grandissante d’une colère attisée par les provocations et l’arrogance d’un gouvernement accumulant les contre-vérités.

Cette indignation rassemble aujourd’hui des malades, des professionnels de la santé, des militants, des citoyens, à l’origine d’initiatives qui se multiplient dans toute la France, pour sensibiliser et mobiliser les usagers et personnels de la Sécurité Sociale, dans ces lieux symboliques que sont les caisses d’assurance-maladie.

 

Avec le Collectif National Contre les Franchises Médicales et les organisations qui le composent, avec la CGT, aujourd’hui ce ne sont plus seulement les professionnels et les économistes de la santé qui dénoncent la politique gouvernementale de casse de la Sécu. Ce sont les usagers.

 

Nous sommes tous usagers, ou usagers potentiels. Nous sommes 60 millions.

 

Le 16 mai, nous vous appelons à rejoindre, nombreux, les usagers et personnels des CPAM.

Nous serons dans l’Essonne, à la CPAM d’Evry, 5 rue du Facteur Cheval.

A 15h30, nous demanderons à être reçus en délégation par le directeur de la CPAM, et nous organiserons un point de presse avec des responsables et des militants politiques et syndicaux, des professionnels de la santé, des personnels de la Sécurité Sociale, tous ceux pour qui les mots « Sécurité sociale solidaire » ont un sens, celui de la justice et du progrès, et qui ont décidé de résister et de se battre.

La Sécu nous appartient, nous ne la laisserons pas détruire!

 

 

06/05/2008

UN AN DE SARKOLANGUE ET TU FINIRAS COMME EUX, PETIT MORVEUX!

 

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Enfant, j’ai longtemps cru mes parents lorsqu’ils m’affirmaient que les enfants qui faisaient trop de grimaces pouvaient finir avec le visage tout difforme si un coup de vent les figeait comme cela.

 


J’ai appris par la suite que ce n’était pas tout-à-fait vrai, et que certains types peuvent continuer à gesticuler comme des maniaques bourrés de tics sans que jamais, au moins jusqu’à présent, un vent malicieux ne les fige ailleurs que sur Dailymotion, où parfois la caméra fixe des images incroyables, comme cette vidéo, qui reste à mon sens inégalée, de Nicolas Sarkozy tordant le nez de rire mal contenu devant l’interpellation somme toute fort courtoise d’un professeur aux Glières. Visage témoignant d’un mépris si abject qu’un membre de l’entourage du Président, réalisant  que la scène est filmée, lui prend le bras et le retourne dos à la caméra : il y a des choses que les enfants ne doivent pas voir.

 

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy%2Bgli...

 

En ce jour anniversaire de l’élection à la tête de l’Etat du monstrueux symbiote Sarkozy-Guaino ( pour plus d’explications, tournez vous vers SARKOLANGUE, ed Ramsay *, ou SPIDERMAN III), je voudrais ici remercier Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse pour leur contribution à la pédagogie familiale envers nos têtes blondes et brunes.

 

 

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Laurent Wauquiez, d’abord, sémillant porte-parole sarkozyste depuis que David Martinon fait son point de presse dans la Baie des Anges avec Luca Brazzi et tout un tas de chouettes copains avec des grolles en ciment…  Laurent Wauquiez intervenant sur BFM-TV le lendemain de l’entretien télévisé de Nicolas Sarkozy dans lequel l’Hyperprésident avait menacé de retirer les allègements de charge aux entreprises qui n’ouvriraient pas de négociations salariales. Invité à préciser les modalités de cette nouvelle « réforme », le beau Laurent, tenant en son bec un fromage, explique que l’obligation porte uniquement sur l’ouverture de négociations salariales, et non pas sur leur  aboutissement. Ainsi un chef d’entreprise proposant à ses salariés 2 centimes d’euros d’augmentation sur 5 ans pourra-t’il s’enorgueillir d’avoir ouvert une négociation salariale… «  Il faut faire attention, si on met une pression totale, toutes entreprises confondues, sur l’augmentation des salaires, le risque est que toutes les entreprises partent à l’étranger ». Ben oui, quoi, la pression, on la met déjà sur les chômeurs, on va pas en plus faire pression sur les patrons, faudrait pas déconner…

 

 

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Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, fait preuve d’un talent complémentaire en affirmant  avec dédain dans l’émission Ripostes de Serge Moati, face à Marylise Lebranchu, que « les malades chroniques sont exclus » du paiement des franchises sur les soins. Le moindre pékin pris au hasard dans la rue sait qu’il s’agit d’une énorme sarkonnerie, et que le but des franchises est justement de pénaliser de « responsabiliser » ( en SARKOLANGUE) les malades, et tout particulièrement les malades chroniques.

Valérie Pécresse connaît pourtant bien le secteur santé, puisque dans PHARMAnetwork magazine, elle se réjouit que :

Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.
"20 universités ont déjà pris contact avec des entreprises." - p 16  

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Je ne reviendrais pas ici sur les conflits d’intérêt majeurs que représentent pour les universités de médecine américaines la sponsorisation « désintéressée » et le « mécénat » des firmes pharmaceutiques. ( Pour ceux qui s’y intéressent, j’ai raconté le calvaire du Dr Nancy Olivieri, lanceuse d’alerte qui donna à John Le Carré l’idée de LA CONSTANCE DU JARDINIER, dans PATIENTS SI VOUS SAVIEZ, ed. Points-Seuil).

 

J’insisterai juste sur la capacité de ces ministres sarkozystes à énoncer des énormités à la tonne, en utilisant chaque jour toutes les ressources de la SARKOLANGUE, qui consiste, pour faire court, dans la capacité à démentir formellement le lendemain ce qui a été martelé la veille. Incroyable schizophrénie que ce ballet de courtisans, les yeux rivés sur les sondages catastrophiques du mécontentement des Français**, qui jour après jour tentent vainement de dresser rempart au roi nu en renchérissant dans l’accumulation de dénégations.

 

Regardez-les bien, les enfants. Au départ, rien ne les prédisposait à finir comme ça. Il y a à peine plus d’un an, c’étaient des politiciens de droite classique. Mais un an de SARKOLANGUE, et vous pourriez, vous aussi, finir comme eux. A la limite, ça fout les jetons…

 

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* SARKOLANGUE, ed. RAMSAY, en vente dans toutes les bonnes librairies dès le 7 mai 2008.  

** Lorsque même OpinionWay donne 66% de mécontents du sarkozysme, c’est qu’il est temps de faire décoller les derniers hélicoptères du toit de l’Elysée, direction Saïgon

 
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