Avertir le modérateur

18/04/2008

SMS: A VOS CLAVIERS...

Mon éditeur est cinglé.

 

Tous les éditeurs que j'ai eu, et ceux que j'ai toujours ( bonjour Olivier, bonjour Geneviève, bonjour François... Olivier je ne t'oublie pas, les aléas de la politique, tu sais, mais je ne t'oublie pas, ça mûrit...) sont cinglés, mais Guy Birenbaum, lui, est VRAIMENT cinglé.

 

13d992c249f0920a84b7a5719d019924.jpg

Et il vient de commettre avec Guillaume de La Croix un bouquin de cinglé, ce qui n'est guère étonnant. Lorsqu'il m'en a parlé la première fois, ce devait être fin Février au moment où je rendais la version quasiment finalisée de SARKOLANGUE, il m'a expliqué le concept en quelques mots: "les SMS du Président..." m'a t'il lâché à la terrasse d'un petit café près des éditions Ramsay. J'ai mis un tout petit moment à saisir de quoi il parlait, c'était le moment où avec des cojones de toro et des sources en béton Airy Routier faisait honneur au journalisme à la française en révélant son scoop frelaté. Puis j'ai été secoué d'un rire nerveux qui a mis un bon moment à se calmer. Et j'ai commencé, moi aussi, à inventer quelques SMS pastiche, qu'au final Guy n'a pas gardé parce que son petit bouquin cinglé "Si tu reviens..." était déjà quasiment bouclé.

 

10439a8d090fc256e10aa48a4037079f.jpg

 

 Alors pour ne pas gâcher, voici ma collection privée de SMS présidentiels, en espérant créer des adeptes:

 

 

A BERNARD LAPORTE :

 

44982a0e38cfb3947613c37293ac15e8.jpg

 

 

T'es gentil, mais Guy Môquet, tu laisses tomber. Si tu veux un résistant mort, t'en prends un qu'est libre

 

A YASMINA REZA:

 

680a7964da6ecfd0ad2ba7a3c1b48727.jpg

 

 

Rappelle moi: qu’est ce qu’elle a écrit d'autre, Céline Dion, à part Voyage au bout de la nuit?

 

A BERNARD KOUCHNER:

 

4f9d26ed933923c6e6365901bbbbc20b.jpg

 

Pour les vieux qui se pissent dessus, y'a pas d'autre nom? J'arrive toujours pas à prononcer Aïzameur

 

A ROSELYNE BACHELOT

 

 

8611e70102c87407e932f944215a9af0.jpg

C’est quoi cette retenue de 4 Euro sur le remboursement de mon ordonnance? je croyais que j’étais à 100% pour le Lexomil?

 

A DOC GYNECO:

 

 


ef34527b53963802e9f9a8663dfdd6dc.jpg

 

 

Carla besoin urgent pilule du lendemain. Je t’envoie deux motards.

 

 

A l’Ordre des médecins :




 

312477f8af907b2084afb00d8ca08dc0.gif

 


 

  Ayant nommé Bruno Beausir gynécologue officiel de l’Elysée, il me dit qu’il n’est pas inscrit à l’Ordre des médecins. Merci de corriger cet oubli.

15/04/2008

Ce que j'aime chez les sarkozystes...

C'est ce mélange de rouerie et d'extrême naïveté, qui leur laisse accroire que longtemps encore les Français vont rester dupes de la SARKOLANGUE, cette manière éhontée de démentir avec véhémence le lendemain ce qu'on énonçait avec une mâle assurance la veille.

 

 

72090fde375e166b81738e45ac8fce66.jpg

Ainsi j'attends avec impatience la prochaine sarkonnerie de Laporte, qui considérait dans « Sud Ouest Dimanche » du 5 Avril que l'intention des athlètes français d'arborer un badge appelant à «un monde meilleur» et représentant les anneaux olympiques au-dessous du mot France, à l'occasion des Jeux de Pékin, était: « tout simplement la meilleure des réponses possibles et surtout, une bonne solution. »

 

Le président du Comité national olympique et sportif français, Henri Sérandour, vient de récuser le port de ce badge, (que les nervis chinois tentaient d'arracher sur les vêtements des sportifs français lors du fiasco de la Flamme à Paris), en affirmant: «On ne peut pas mettre un badge pour la cause d'untel, un badge pour une autre cause.» Ben oui, mon gars, imagine qu’après-ça, les types se laissent vraiment aller et arborent le sigle de Nike, de Puma ou d’Axa sur leurs fringues, tu te rends compte la catastrophe ?

 

On appréciera à sa juste valeur la manière dont la Police Nationale française et les Compagnies Républicaines de Sécurité, celles que vous payez avec vos impôts pour qu'elles participent avec entrain au maintien de la paix sur le territoire, peuvent à l'occasion assurer le service après-vente du CIO auprès de la dictature chinoise, avec la bénédiction de la gendarmette de Saint-Jean de Luz, Michèle Alliot-Marie, qui n'y voit rien à redire.

 

On appréciera aussi les valeurs portées haut par le Comité national olympique et sportif français, qu'un slogan aussi anodin que « Pour un monde meilleur » semble terroriser.

 

Mais plus que tout cela, plus même que l'attente de la prochaine prise de position de Bernard Laporte, qui récemment fustigeait les manifestants qui en gênant le parcours de la Flamme portaient atteinte « aux valeurs que le sport dissipe... (sic) », c'est ce slogan de ravi de la crèche proposé par David Douillet qui me met en joie:

« Pour un monde meilleur », comme le dit mon fils de dix-sept-ans, c'est à mettre au même niveau que les fortes prises de position consensuelles de ces dernières années, du type « La guerre ça fait des morts », ou « Le racisme c'est pas gentil ». Sans blague, David, t'as trouvé ça tout seul? Tiens, il me reste un fond de pièces jaunes...

Conseil du jour: Le sarkozyste n'étant pas hyper-crédible lorsqu'il fait semblant de défendre des valeurs universelles, mieux vaudrait qu'il assume sa différence jusqu'au bout, en expliquant que le sort de ce monde de connards sans Rolex peut aller à l'abîme, il n'en a rien à foutre tant qu'il estime pouvoir trouver une place sur le yacht d'un ami. Ce serait rude, mais pour le coup on pourrait parler d'un vrai changement de style. Encore un effort, les gars, annoncez la couleur : « Pour un monde de merde »  

 

10/04/2008

SARKOLANGUE, bientôt dans toutes les bonnes librairies

SARKOLANGUE est en fabrication chez l'imprimeur. ( Je dis ça pour Roger, des RG, qui au final est un type plutôt réglo et je ne voudrais pas qu'il aie encore des ennuis)

Dans l'attente de sa sortie le 7 Mai, j'avais décidé de faire profil bas. Manière comme une autre de me reposer de ces mois passés à décrypter la Sarkolangue, à la traquer jusqu'à la nausée et au-delà.

Un entrefilet dans Libération il y a quelques jours m'a fait sortir de ma réserve. C'était dans la page du contre-journal façonnée par les internautes. L'un ou l'une d'eux écrivait ( je cite de mémoire): "Mais que fait au gouvernement quelqu'un comme Rama Yade, capable de démentir le lendemain ce qu'elle a dit la veille?"

 J'ai lu ça, je l'ai relu, et j'ai souri. Un vrai soulagement. Encore un effort, mais on y est presque.

La Sarkolangue, c'est comme "La lettre volée" d'Edgar Allan Poe. Elle est là, sous notre nez, tout le temps, au point qu'on ne la voit plus, ou qu'en n'en saisit plus les rouages. Cher Libénaute inconnu, votre interrogation me ravit.

 

2c0c086d241660ab45c674881eddfc2d.jpg

 

 

« Le matin, ma main s’immobilisait à quelques centimètres du bouton de la radio perchée sur le rebord de la baignoire. Ce geste machinal, que j’avais répété sans même y penser des milliers de fois, se heurtait maintenant à une résistance inconsciente. Je n’aurais pas même pu dire, au début, pourquoi j’allumais la radio avec tant de réluctance. Je savais bien qu’il était élu, je savais bien que nous en avions pris pour au moins cinq ans, et qu’il fallait s’y faire… Mais pas moyen d’appuyer sur ce foutu bouton. Et lorsque parfois j’y arrivais, j’éteignais aussitôt. Et ce n’étaient pas les légitimes motifs de révolte, la situation faite aux sans-papiers, les rafles à la sortie des écoles, les enfants terrorisés tombant des fenêtres, qui provoquaient ce rejet, mais la simple accumulation des petites phrases des uns et des autres. Il me suffisait d’entendre tel ou tel membre du gouvernement sortir une sarkonnerie, tel ou tel porte-parole au profil de juvénile batracien balladurien éructer une ode à la gloire du Président, pour ressentir un profond malaise, et la conviction qu’il me fallait éteindre le poste. Pur réflexe animal de sauvegarde. »

 

Médecin généraliste impliqué dans le combat contre les franchises sur les soins , écrivain légitimement persuadé que les mots ont un sens, Christian Lehmann, auteur des « Fossoyeurs », de « La Folie Kennaway », « Une éducation anglaise » et « No Pasaran, le Jeu », a décidé de prendre le Président et son clan au piège de leurs propres mensonges.

 

 

 

 

 

 

 

 

07/04/2008

Santé: le dépeçage continue...


Selon une dépêche AFP du 25 mars : « Le président de la République a annoncé en septembre 2007 sa volonté d'engager "un grand débat sur le financement de la santé".

"Qu'est-ce qui doit être financé par la solidarité nationale, qu'est-ce qui doit relever de la responsabilité individuelle à travers une couverture complémentaire ? Ce débat, qui a déjà eu lieu chez tous nos voisins, je demande au gouvernement de l'organiser", a alors indiqué le chef de l'Etat.

Le gouvernement mène une réflexion sur la prise en charge des soins par l'assurance maladie qui pourrait déboucher sur une loi au "premier semestre 2009", a indiqué mardi la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.

Ce texte, pourrait redéfinir les soins qui relèvent de l'assurance maladie et ceux qui relèvent de la responsabilité individuelle, »

Malgré l’emploi du conditionnel, les choses se précisent. Et le mouvement s’accélère.

Dans la réalité quotidienne des malades, sans concertation, sans communication, sans information, des décisions sont déjà prises. Et appliquées.

C’est le cas des franchises sur les soins, appliquées avec un tel zèle que certaines caisses de Sécurité Sociale continuent de les prélever au-delà du plafond de 50€, tandis que des patients renoncent à certains soins, amenant les communicants de la Sécu à vanter cet « effet franchise » qui améliorerait fictivement les comptes… en dégradant l’accès aux soins…

Et pendant ce temps, une nouvelle vague de déremboursements est décidée et appliquée dans la plus grande discrétion, tandis que l’on étudie sérieusement la restriction du cadre des Affections de Longue Durée, évoquant sans honte ni crainte du ridicule l’hypothèse de ne prendre en charge le diabète ou les maladies cardio-vasculaires qu’au stade des complications avérées ( tout en pérorant sur la nécessité de mieux impliquer les médecins dans la prévention !).

La suite se profile derrière les arguments comptables déshumanisés du gouvernement et les formules creuses censées nous faire croire qu’il réfléchit, consulte, dialogue, « modernise ».

« Moderniser » serait-il le nouveau synonyme, politiquement correct, de « privatiser » ? Car, sous le pudique euphémisme de « redéfinir les soins qui relèvent de l'assurance maladie et ceux qui relèvent de la responsabilité individuelle », c’est la privatisation qui avance, même plus masquée. Et elle avance vite, espérant prendre le citoyen par surprise.

Dans ce contexte, la mobilisation contre les franchises est emblématique. Elle porte en elle la colère des malades, des professionnels, des citoyens qui refusent le sacrifice de la santé, de notre santé, sur l’autel de la Bourse et du profit.

Le gouvernement nous martèle que le trou de la Sécu est un gouffre insondable…

Mais depuis quand l’actionnariat privé volerait-il au secours d’une action publique qui s’écroule ???

La vérité, c’est que le secteur de la santé est rentable. Extrêmement attractif. Mais pour que les Français, attachés à leur système d’assurance-maladie solidaire, acceptent la privatisation, il faut leur faire croire que celui-ci est à bout de souffle . Il faut aussi qu’il dysfonctionne, en particulier au niveau des remboursements. Et il faut surtout que le citoyen, de lui-même, se tourne vers les assurances privées.

Rien de tel, pour faire accepter une réforme inacceptable, que de la déguiser, aux yeux des citoyens, en réforme nécessaire, de faire en sorte qu’ils y viennent eux-mêmes…

L’instauration des franchises marque, à ce titre, la bascule dans un système de pensée pervers, qui fait porter sur les malades la « responsabilité » du financement de la maladie.
L’étape suivante, le « tri » des malades, ou des pathologies, n’est qu’un pas de plus vers le système du « chacun pour soi ».

Nous ne voulons pas de ce système !

Nous ne voulons pas de ces franchises, qui, au bout de 3 mois, font chaque jour la preuve qu’elles sont un obstacle dans le parcours de soins des malades, des personnes âgées, des personnes à faibles revenus.

Nous appelons à une journée d’actions contre les franchises, le samedi 12 avril, à Paris devant le ministère de la Santé, et en Province devant les préfectures. Nous invitons tous les malades à y déposer, symboliquement, leurs boîtes de médicaments vides.

Nous appelons tous les citoyens, malades, professionnels de la santé, bien-portants, invalides et valides, à être solidaires et déterminés, et à se mobiliser, nombreux :

Le samedi 12 avril, à 14h00
devant le ministère de la Santé à Paris.

 

 

 

Dr Christian LEHMANN

http://www.appelcontrelafranchise.org

 

Bruno-Pascal CHEVALIER

http://www.grevedesoins.fr

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu